Catégorie : Littérature générale

Mots d’excuse : les parents écrivent (toujours) aux enseignants de Patrice Romain

Résumé

Retards, absences, indiscipline ou problème de cantine…
Cent fois par an, les parents d’élèves ont à parler pour leur rejeton. Papas poules ou mamans tigres, leur mauvaise foi n’observe aucune limite. La faute au chien, qui est mort, à la pluie ou au beau temps… Leur imagination est sans bornes quand il faut inventer, à leur inexcusable chenapan, les plus improbables excuses.
En voici, réunies par un ancien professeur, un piquant échantillon. Ou quand le plus beau métier du monde devient aussi le plus rigolo…

L’avis d’Audrey

J’aime beaucoup les livres qui se lisent rapidement, ou avec des extraits courts qui permettent de lire dans une salle d’attente, ou lorsqu’on n’a que très peu de temps devant nous. Ce livre était donc idéal entre deux romans plus « imposants ».

L’idée de lire les mots d’excuse que peuvent écrire les parents m’intéresse beaucoup. Le livre est divisé en une trentaine de thèmes d’excuses. 

J’ai souvent ri, mais j’ai aussi été parfois affligée par les mots que peuvent recevoir les enseignants. Certaines excuses sont vraiment étonnantes, comment peut-on écrire des choses pareilles aux professeurs de ses enfants ? Entre les fautes d’orthographes, les dysfonctionnements parentaux et le manque de savoir-vivre et savoir-être, je plains les enseignants !

Mots d’excuse : les parents écrivent (toujours) aux enseignants de Patrice Romain, paru en juin 2024 aux éditions Pocket, 208 pages, 8,30€

Babetta de Nina Wähä

Résumé

Katja et Lou se sont rencontrées à l’école de théâtre de Södra Latin. Meilleures amies du monde, elles rêvent d’un avenir sous les feux des projecteurs. Mais alors que Lou devient une véritable star de cinéma après le succès de la superproduction Babetta, Katja doit abandonner ses propres rêves d’actrice et suivre de loin le succès de son amie. Pourtant, leur amitié reste inchangée : les années passent et, chaque fois que Lou appelle, Katja accourt. Sous un soleil de plomb, dans une somptueuse villa du sud de la France, Katja se laisse cette fois entraîner dans les jeux de Lou et de son compagnon. Une étrange pièce de théâtre semble se mettre en place… Mais que se passera-t-il si le décor s’effondre ?

L’avis de Cassandre

Lou et Katja sont meilleures amies depuis l’enfance. Devenues trentenaires, les deux femmes ont pris des trajectoires différentes mais leur amitié persiste. Lou a eu la chance de percer dans le milieu du cinéma en interprétant le personnage principal de Babetta dans le film éponyme. Depuis, elle mène une vie luxueuse. Katja, la narratrice, est restée une personne « ordinaire » qui s’est inscrite dans un Doctorat (tout de même !). Quand Lou lui propose de quitter la Suède et de passer l’été chez elle, dans sa villa en France.

Dès le départ, nous plongeons dans une ambiance particulière. L’été est chaud, pesant (presque poisseux), les journées sont longues et s’étirent à l’infini. Dans la villa, il ne se passe finalement pas grand chose. Le roman est d’ailleurs assez contemplatif, Katja revient régulièrement sur l’histoire de leur amitié, les moments forts, les divergences, les ambiguïtés. Les chapitres sont entrecoupés par des scènes du film Babetta. Cela donne une histoire très cinématographique.

J’aime la thématique de l’amitié, surtout entre deux femmes. J’ai apprécié la manière dont Nina Wähä traite la complexité des sentiments humains, où l’amitié surfe avec l’amour, l’envie, la jalousie, l’idolâtrie. J’ai été moins convaincue par le personnage de Katja, j’aurais souhaité plus d’action de sa part, notamment face à des comportements inacceptables.

Pour conclure, il s’agit d’un roman qui se dévore sur l’amitié et sur les coulisses de la vie des stars du cinéma, pas bien reluisante ! À lire idéalement sous un soleil de plomb !

Babetta de Nina Wähä, paru en mai 2024 aux éditions Robert Laffont, 304 pages, 21€

Kiara tome 1 de Hazel Diaz

Résumé

« Chaque jour, je dois récupérer des armes, de la drogue, commettre des assassinats pour le compte de mon père, Ahmed, et de son gang. Mon géniteur est mon pire bourreau. Il m’a élevée dans l’optique d‘être une tueuse. Son but : faire de moi son petit soldat. Malgré ce qu’il m’a fait endurer, je lui reste dévouée. Même lorsqu’il m’envoie dans une prison où est détenu l’un des plus grands criminels du pays, afin de découvrir ce qu’il dissimule… »
Kiara doit connaître les intentions d’Amir Ben Khalif, un caïd qui inspire respect et crainte à tous les gangs. Mais, lorsqu’Amir croise la jeune femme, c’est l’explosion : deux machines de guerre psychotiques qui se détestent autant qu’elles s’attirent.
Amir est lancé dans une quête qui mettrait à mal toutes les organisations criminelles internationales. Kiara est malgré elle impliquée dans cette quête périlleuse. Leur avenir commun est à présent scellé même s’ils ne le savent pas…

L’avis d’Audrey

Quand j’ai lu le résumé, j’ai eu peur de ne pas aimer cette lecture, qui me paraissait assez stéréotypée avec une histoire d’amour qui survient en un claquement de doigts. Mais il faut dire que je me suis trompée et j’ai adoré lire ce livre. Les pages ont défilé à une allure folle, c’est très addictif. Ça m’a ramené quelques années en arrière lorsque je lisais des fan-fictions sur les blogs, j’avais toujours hâte de rentrer le soir et me poser pour lire la suite. 

Kiara fait partie d’un gang, mais pas par choix, son père Ahmed est le chef de celui-ci. Elle a grandi à la dure, elle a subi énormément de souffrance, d’entraînement extrême pour prouver qu’elle est capable, qu’elle est l’égale d’un homme. Mais ça n’a jamais suffit à son père. J’ai aimé son obstination, même si, ça en devient vraiment surréaliste par moments. J’ai également vraiment apprécié le message qu’essaye de faire passer l’auteure : une femme peut être aussi forte qu’un homme ! 

Le personnage d’Amir Ben Khalif, le chef d’un autre gang m’a bien plu, même si ses réactions sont excessives et qu’on a parfois envie de le secouer. Son intelligence et son esprit d’anticipation sont très appréciables. 

J’ai trouvé parfois les répliques ou même certaines scènes un peu redondantes mais finalement ça ne m’a pas tellement dérangée. C’est un livre qui se lit facilement et qui permet de passer un bon moment, j’ai hâte de me plonger dans la suite !

Kiara tome 1 de Hazel Diaz, paru en mai 2024 aux éditions l’Archipel, 624 pages, 20€

Les belles plantes d’Adèle Ninay

Résumé

Iris, vingt-ans et un sacré tempérament, a grandi dans une tour de béton du quartier des plantes. Toute sa vie tourne autour de ses exigeantes études de lettres mais quand sa meilleure amie Fatou lui propose d’enfiler le costume de mono de colo pour les grandes vacances, Iris saute sur l’occasion. C’est la perspective de changer de décor et d’échapper à Kylian, son ex un peu trop collant. Mais les voyages réservent des surprises. Partir à la montagne avec trente-deux ados du quartier, drôles et attachants mais épuisants, c’est loin de ressembler à des vacances. Surtout quand le dérèglement climatique s’en mêle. Au coeur d’une nature tour à tour hostile et bienveillante, ados et monos vont partir à la découverte d’eux-mêmes, des autres et de l’amour. Celui qui vous rend lucide et vous aide à mûrir. Celui qui vous déçoit aussi parfois.

L’avis de Cassandre

J’ai adoré le précédent roman d’Adèle Ninay intitulé Nous deux sur le toit du monde et j’avais très envie de retrouver sa plume dans une nouvelle histoire !

Nous faisons la rencontre d’Iris, une jeune femme de vingt ans, étudiante à la Sorbonne et qui réside au quartier des plantes, en banlieue parisienne. Les plantes, ce quartier n’en a que le nom, il s’agit surtout de tours bétonnées habitées par des jeunes souvent défavorisés. Quand Fatou, sa meilleure amie, lui propose de partir à la montagne et devenir animatrice de colonie pour les adolescents du quartier, Iris accepte. L’expérience peut s’avérer sympathique et elle est rémunérée. Les deux amies ne sont pas au bout de leurs surprises !

Voilà un voyage littéraire qui rappelle de bons souvenirs de colonies. Le voyage en bus, les randonnées, les moniteurs, la vie en collectivité… Ce sont de nombreuses émotions qui sont remontées à la surface ! Pour ces jeunes et leurs moniteurs, c’est l’occasion de renouer avec la nature, prendre du recul, se faire des amis et des expériences inoubliables !

J’ai aimé les personnages principaux. Iris, qui n’a pas trop confiance en elle, une jeune femme déçue en amour, inquiète pour sa famille mais aussi drôle et solaire. Fatou est lumineuse, entière et éperdument amoureuse de Malik, l’organisateur de la colonie. Et puis, il y a les personnages secondaires comme le beau et taiseux Mattéo ou la douce Laura, l’une des jeunes qui traverse des moments difficiles.

Et qui dit colonie de vacances, dit aussi amour au rendez-vous ! Nous suivons différentes histoires d’amour qui sont bien amenées et font du bien !

J’ai passé un bon moment en compagnie des personnages, j’ai aimé le voyage, les personnages, la romance mais aussi l’aspect environnemental qui sensibilise à la protection de la nature et de la biodiversité. Une lecture agréable et dépaysante !

Les belles plantes d’Adèle Ninay, paru en juin 2024, 271 pages, 18,90€

Les oiseaux se moquent bien du paradis de Magali Discours

Résumé

Vanille a une imagination fertile et chante à tue-tête. Elle rêve son quotidien comme un rossignol en cage dans sa petite épicerie du Flamant rose à Hyères. Pourtant, la vie ne tient pas toujours les promesses faites à l’aube. L’épicière de l’avenue Gambetta n’est pas devenue cantatrice, son histoire d’amour avec Pierrot n’est qu’un mirage. Tout n’est pas aussi gai que le chant des pinsons.
Elle aurait tant voulu avoir des ailes pour côtoyer le ciel !
Mais le passé va rejaillir sous les traits d’un oiseau de mauvais augure qui apporte d’autres vérités que les douces mélancolies qui bercent Vanille d’illusions. Elle devra bousculer le présent pour s’envoler vers l’avenir.
Ce roman sur la nostalgie et la poésie des jours simples nous invite à accueillir notre destinée sans crainte.

L’avis de Cassandre

Vanille est Flamande mais vit depuis l’enfance à Hyères. Elle dirige une petite épicerie sur la Côte d’Azur et parle chaque jour à la photographie de son Pierrot. Qu’est devenu son Grand Amour ? Pourquoi Vanille a-t-elle toujours les deux pieds dans le passé ? Quand ledit passé sonne à sa porte, il est temps pour l’épicière d’affronter le présent…

En débutant ce roman, j’ai eu l’impression d’avancer dans un univers ouaté. On ne sait pas très bien où on va, qui sont les personnages, ce qui se passe réellement dans la tête de Vanille, le personnage principal. Le passé et le présent s’entremêlent. Peu à peu, l’intrigue et les personnages vont se dévoiler et nous livrer leurs secrets.

J’ai été émue par cette histoire qui parle de passé, de l’absence, des non-dits, des bons et des mauvais choix qui déterminent notre avenir. Magali Discours a une plume poétique, son texte est d’une grande sensibilité. Comment ne pas être touchée par l’histoire de Vanille, son ami Sam et sa fille, Violette ? Un roman qui fait réfléchir sur le poids du passé, sur les fantômes qui l’habitent et sur le droit d’avancer et d’être à nouveau heureux.

Les oiseaux se moquent bien du paradis de Magali Discours, paru en mai 2024 aux éditions L’Archipel, 288 pages, 20€

Prenez-moi pour une conne… de Guillaume Clicquot

Résumé

« Je m’appelle Orane de Lavallière, j’ai 58 ans. J’ai sacrifié tous mes diplômes pour me dévouer à ma famille et à la réussite de mon mari, Xavier. Ma mission de mère au foyer accomplie, ce salopard m’a quittée pour une jeunette. Une histoire banale. Il m’a prise pour une conne, et il n’avait pas tort. Endormie par mon confort de vie et aveuglée par mes certitudes de petite bourgeoise naïve et coincée, je n’ai rien vu venir. Xavier m’a détruite. Je me suis relevée. Pourtant son souvenir m’obsède, son existence me ronge. Je me sens impuissante. À moins que… »

L’avis de Cassandre

Orane De Lavallière a 58 ans. Elle est issue d’un milieu privilégié. Elle est mariée depuis plus de trente ans à Xavier, ils ont trois enfants et d’adorables petits-enfants. Une famille parfaite ou presque. En effet, Xavier quitte sa femme par e-mail, le lendemain du mariage de leur fille et de surcroît pour une femme plus jeune. Orane voit rouge. À vrai dire, elle commence à en avoir marre qu’on la prenne pour une conne. Et si c’était l’occasion pour elle de s’en servir pour se venger ?

Accrochez vos ceintures, la tornade Orane va tout emporter sur son passage ! J’ai adoré cette femme qui pense avoir tout perdu car elle n’existait qu’à travers son mari. Elle va dégringoler pour mieux se relever, notamment grâce à sa précieuse psychologue, à ses amis et ses enfants. Mais ne sous-estimez pas cette mère au foyer presque sexagénaire, Xavier risque de regretter amèrement son acte !

Prenez-moi pour une conne… est un roman jubilatoire et drôle qui m’a fait le plus grand bien ! On navigue entre plusieurs genres littéraires : roman policier, psychologique et humoristique. Impossible de le reposer avant d’avoir lu le dénouement, entièrement jouissif ! Une pépite !

Prenez-moi pour une conne de Guillaume Clicquot, paru en mai 2024 aux éditions Pocket, 336 pages, 8,60€

Jeunes filles à la volière d’Eve Chase

Résumé

Lauren, Kat et Flora sont trois demi-sœurs qui partagent un père, artiste célèbre, et un terrible secret. Au fil des ans, elles se sont éloignées et mènent des vies désormais très différentes que chacune semble avoir réussie. Mais voilà que leur père doit leur faire une « annonce » et les invite en Cornouailles, à Rock Point, sa maison sur la falaise qui abritait les étés de leur enfance. C’est là que leur père a peint son tableau le plus célèbre, le portrait de ses trois filles, Jeunes filles à la volière, le fameux été de l’éclipse solaire. L’été où le pire est arrivé, où la meilleure amie de Lauren  a été retrouvée morte dans la volière. Vingt ans plus tard, au cœur de l’hiver, dans des paysages grandioses balayés par les vents, les souvenirs de cet été-là rodent. Quelqu’un dans l’ombre surveille chacun de leurs mouvements. Quelqu’un qui se souvient de ce qu’ont fait les filles du tableau. La vérité va devoir éclater, peu importe le prix à payer.
Un texte riche en rebondissements, en sombres secrets, qu’on ne lâche pas qui nous transporte dans les somptueux paysages de Cornouailles, entre lande et océan.
Le récit sans complaisance de la cruauté dont peuvent faire preuve les enfants mais aussi d’une famille qui essaie de se retrouver.

L’avis de Cassandre

Après Un manoir en Cornouailles et Les filles du manoir Foxcote que j’avais adorés, j’étais impatiente de lire ce nouveau roman d’Eve Chase.

Lauren, Flora et Kat sont demi-sœurs et partagent le même père. Lauren a été difficilement (voire peu) acceptée par ses sœurs, elle est arrivée « tardivement » dans la famille et est issue d’un milieu social plus défavorisé. Elles se voyaient donc l’été chez leur père, artiste, dans l’imposante demeure nommée Rock Point, en Cornouailles. Mais depuis le dramatique été 1999, quelque chose s’est brisé. Vingt ans après, les sœurs, devenues adultes, sont réunies par leur père qui a quelque chose à leur annoncer. Mais très rapidement, l’atmosphère se fait pesante…

J’adore les histoires mettant en scène des femmes et encore plus quand on y mêle secrets de famille et grandes demeures. C’est d’ailleurs ce que j’ai tant apprécié dans ses autres romans. Malheureusement, j’ai été moins conquise, cette fois. J’ai peiné à entrer dans l’histoire, j’ai trouvé la première moitié relativement longue et je n’ai pas su m’attacher aux héroïnes. J’ai toutefois trouvé cette histoire addictive et j’avais envie de connaître les sombres secrets de Rock Point. En terminant ce roman, j’ai ressenti une pointe de déception pour ces fameux secrets qui ne sont finalement pas très surprenants. J’aurais aimé plus d’intensité dans cette lecture.

Pour conclure, une lecture qui reste agréable mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Jeunes filles à la volière d’Eve Chase, paru en avril 2024 aux éditions Robert Laffont, 396 pages, 22€

Hadès et Perséphone tome 4 : A touch of chaos de Scarlett St. Clair

Résumé

Les dieux sont en guerre, les Titans ont été libérés et Hadès et Perséphone doivent se battre bec et ongles pour obtenir une fin heureuse.

Perséphone, déesse du Printemps, n’aurait jamais imaginé qu’une rencontre fortuite avec Hadès, dieu des Enfers, changerait sa vie à jamais – mais elle l’a fait. Désormais mêlés à un combat pour l’humanité et à des batailles entre les dieux, Perséphone et Hadès sont entrés dans un monde qu’ils ne pensaient pas voir un jour. Pour mettre fin au chaos, Perséphone doit puiser dans ses ténèbres et accepter ce qu’elle est devenue : déesse, épouse, reine des Enfers.

Autrefois, Perséphone négociait pour sauver ceux qu’elle aimait.

Aujourd’hui, elle partira en guerre pour eux.

L’avis d’Audrey

Ayant adoré les trois premiers tomes, j’étais très impatiente de lire le dernier livre de la saga Hadès et Perséphone. 

Nous reprenons là où nous nous sommes arrêtés dans A touch of malice lorsque Perséphone et Hadès sont séparés. Perséphone doit de son côté prendre son rôle de Reine des Enfers qui en l’absence d’Hadès, la déstabilise. 

J’ai toujours aimé la mythologie, et j’ai tenté de chercher des ressemblances avec ce que je connaissais déjà des récits originaux. J’ai adoré suivre les différents personnages principaux au cours de cette saga, mais aussi les personnages secondaires comme Hermès ou Hécate qui m’ont bien fait rire. 

Ce qui m’a moins plu, ce sont les scènes érotiques qui sont un peu trop nombreuses à mon goût. Hadès et Perséphone ne peuvent se retrouver seuls sans se sauter dessus. Ces scènes deviennent redondantes à ce stade de la série.

L’épilogue m’a laissé légèrement sur ma faim car cela se termine rapidement et j’aurais aimé connaitre plus de détails concernant certains personnages secondaires tels que Dionysos par exemple. Malgré quelques points négatifs, j’ai aimé, comme les opus précédents, le style d’écriture et je suis triste d’avoir tourné la dernière page de cette saga qui est passée bien trop vite ! 

Hadès et Perséphone tome 4 : A touch of chaos de Scarlett St. Clair, paru en mai 2024 aux éditions Hugo Publishing, 480 pages, 18€

La prochaine fois, peut-être… de Cesca Major

Résumé

Un lundi de décembre, Emma rentre épuisée dans sa maison londonienne. Entre son travail d’agent littéraire, ses enfants et ses activités multiples, elle passe ses journées à courir, et Dan, son mari, se sent de plus en plus délaissé. D’autant plus que ce lundi en question est le jour de l’anniversaire de leur rencontre. Une date importante pour Dan, mais Emma semble l’avoir oubliée…
Dan, homme d’ordinaire très calme, est à bout de nerfs et décide de sortir prendre l’air plutôt que de laisser exploser sa colère. Et ce soir-là, un drame va arriver. Rien ne sera plus jamais comme avant. Le lendemain matin, Emma se réveille, et c’est à nouveau lundi. Le jour suivant, encore ce même lundi…
Passée la stupéfaction, Emma va voir en cet étrange phénomène un moyen de changer son destin et celui de sa famille. Parviendra-t-elle enfin à devenir qui elle veut être vraiment, et à vivre en harmonie avec son mari la vie qu’ils s’étaient promise ?

L’avis de Cassandre

Après avoir lu de nombreuses chroniques positives, je ne pouvais faire qu’une chose : me ruer en librairie et me l’offrir !

Emma et Dan se sont rencontrés il y a quinze ans, dans le métro londonien. Après quelques rendez-vous, une véritable histoire d’amour est née. Nous retrouvons le couple désormais quadragénaire, marié et parents de deux enfants. Chaque année, le 6 décembre, ils célèbrent le jour de leur rencontre et s’écrivent mutuellement une lettre. C’est l’occasion de rappeler à l’autre qu’on l’aime et revenir sur l’année écoulée. Mais aujourd’hui, Emma, agent littéraire overbookée a clairement oublié cet anniversaire, le soir-même, un drame survient. Et le lendemain, Emma revit cette fameuse journée, encore et encore…

Si les romans (et films) sur les boucles temporelles sont assez répandus, Cesca Major parvient à nous surprendre avec cette histoire inoubliable. J’ai été conquise par nos deux personnages. Nous suivons exclusivement le point de vue d’Emma où les chapitres sont entrecoupés par les lettres que Dan lui a adressée, d’année en année. Cela permet de retracer l’histoire du couple, les premiers émois, l’attachement, la passion, la vie de famille, les discordes et puis, la routine qui s’installe. L’écrivaine retranscrit ce que chaque couple peut vivre. Elle dépeint notamment une héroïne submergée, qui s’oublie et qui oublie sa famille. Ce roman nous rappelle qu’on passe souvent à côté de l’essentiel et qu’on ne profite pas assez de l’instant présent, à juste titre.

Que dire de plus si ce n’est que j’ai dévoré ce roman en un après-midi et qu’il a su me faire verser quelques larmes ? Ce texte est poignant, bouleversant et a su me prendre aux tripes jusqu’aux toutes dernières lignes. Je vous le confie, c’est un coup de cœur !

La prochaine fois, peut-être… de Cesca Major, paru en février 2024 aux éditions Le Cherche-Midi, 456 pages, 22,50€

Tous nos lendemains de Lylyblabla

Résumé

Il arrive parfois que le destin nous mette face à la bonne personne. Encore faut-il y être prêt.

Chris et Chloé s’adorent autant qu’ils s’exaspèrent. Plus de trois minutes dans la même pièce et c’est l’apocalypse. Et pour cause ! Chloé n’a jamais pardonné à Christopher Dean Lewis de lui avoir brisé le cœur quand ils étaient plus jeunes. Mais si son amour-propre l’a toujours empêchée de lui donner une nouvelle chance, elle n’a jamais pu non plus se résoudre à couper définitivement les ponts.

Lorsque Chloé se retrouve à la rue et que Chris lui propose de l’héberger, les barrières salvatrices qui les tenaient éloignés l’un de l’autre tombent une à une. Chacun semble pourtant déterminé à tenir bon, par fierté ou pour des raisons plus obscures, sans se douter que le temps leur est compté. Mais à vouloir gagner à tout prix, ils risquent de perdre bien plus que ce qu’ils avaient misé…

L’avis de Cassandre

J’ai lu et adoré la duologie Le soleil de minuit, l’année passée. Tous nos lendemains est un spin-off qui met en scène Chloé et Chris que nous connaissions déjà en tant que personnages secondaires. Ce nouveau titre peut bien entendu se lire indépendamment.

Chloé et Chris ont vingt-trois ans. Lui est étudiant, elle travaille dans un cabinet bancaire. Il vit dans une belle demeure, ses parents étant aux abonnés absents, toujours en voyage d’affaires. Elle vit dans une petite location, entièrement indépendante. Si Chloé aime son boulot, elle a en vérité un projet et démissionne au début du roman. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est qu’elle serait temporairement délogée, son appartement devant subir d’importants travaux. La jeune femme va devoir vivre quelques temps chez Chris. Le hic, c’est qu’ils sont sortis ensemble il y a quatre ans avant qu’il ne la largue sans ménagement. Depuis, leur relation est plutôt compliquée. Pourtant, il semblerait que certains sentiments n’aient pas totalement disparu…

Quel bonheur de retrouver la plume de Lylyblabla dans cette romance ! J’ai adoré nos deux héros et cette histoire d’ennemies to lovers. Si vous pensez qu’il s’agit d’une romance classique, vous êtes en réalité loin du compte. Lylyblabla risque de vous faire pleurer avec son roman en réalité dramatique. On parle de sujets sensibles, difficiles, injustes aussi, de la vie dans ce qu’elle a de meilleur et de pire à nous offrir. La thématique principale du roman peut heurter la sensibilité de certains lecteurs et j’ai apprécié qu’il y ait un avertissement au début. J’ai trouvé ce fameux sujet traité avec sensibilité et pudeur. Impossible de ne pas laisser couler ses larmes durant la deuxième partie de l’histoire.

Si Tous nos lendemains n’est pas une romance facile, elle n’en est que plus belle. Lylyblabla offre un texte lumineux et inoubliable. Si vous ne connaissez pas encore l’écrivaine, il est plus que temps de sauter le pas !

Tous nos lendemains de Lylyblabla, paru en mars 2024 aux éditions Hugo Publishing, 480 pages, 17€