Catégorie : Romance

Les chroniques de décembre

Bonjour à tous,
Ça y est, l’année 2021 est derrière nous ! Si elle n’a pas été fameuse au niveau crise sanitaire et au niveau météorologique, je dois dire que du côté littéraire, je me suis régalée ! Et heureusement ! Je vous laisse donc découvrir mes lectures variées du mois de décembre :

A la lumière de la nuit d’Ilaria Tutti

A la lumière de la nuit est le deuxième polar d’Ilaria Tutti que je lis, après La nymphe endormie. A la lumière de la nuit est le troisième opus des enquêtes de Teresa Battaglia et son équipe (je n’ai pas lu le tout premier, Sur le toit de l’enfer). J’étais impatiente de me plonger dans ce nouveau polar et de retrouver Teresa. Ce tome, contrairement aux précédents, est très court avec moins de 250 pages contre plus de 600 pour les précédents. Il s’agit d’une petite enquête particulière, presque une parenthèse. Teresa est contactée par les parents de Chiara, atteinte d’une maladie rare, la maladie de la Lune, qui interdit à la fillette de huit ans, tout contacte avec la lumière, la condamnant à vivre dans l’obscurité. Chiara est en proie à des cauchemars dans lesquels elle décrit un enfant mort dont le corps repose au pied d’un arbre. Mue par son intuition, Teresa, avec l’aide de son coéquipier Marini, enquête alors. Ce roman singulier m’a beaucoup plu par son côté ésotérique et historique à la fois. Il ne s’agit pas d’un polar traditionnel et c’est ce qui fait que ce titre se démarque. Pour conclure, j’ai aimé ce roman atypique et j’ai pris plaisir à retrouver le duo Battaglia/Marini. Vivement la suite ! Le plus : les droits d’auteur sont reversés à la recherche sur le sarcome d’Ewing.

A la lumière de la nuit d’Ilaria Tutti, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 240 pages, 18,90€

Crossroads de Hervé Gagnon

Crossroads ne fait pas partie de mes genres de lectures habituels. Cependant, j’avais envie de sortir des sentiers battus et j’étais très impatiente de me plonger dans cette histoire. L’histoire se déroule de nos jours à Memphis, sur le Mississippi. Nous faisons la rencontre de deux personnages principaux. D’un côté, Donald Kane, historien médiéviste et Virginia Kraft, anthropologue afro-américaine. Ce duo atypique se voit confier par une vieille dame, un coffret ayant vraisemblablement appartenu à Robert Johnson, le célèbre blues-man. Passionnés par la vie de ce chanteur et musicien hors du commun, ils embarquent immédiatement pour une aventure rocambolesque sur les pas de celui qui, dit-on, a vendu son âme au diable. Crossroads est un thriller ésotérique où nous découvrons le hoodoo qui est un genre de vaudou afro-américain. J’ai adoré cet univers où on apprend beaucoup de choses sur la spiritualité du Mississippi. L’action est très présente et on ne s’ennuie pas une seule seconde. J’ai adoré ce voyage au cœur du sud des États-Unis.

Crossroads de Hervé Gagnon, paru en novembre 2021 aux éditions Hugo & Cie, 529 pages, 19,95€

Les chagrins d’amour font de belles chansons de Tamara Balliana

Envie d’une romance à l’italienne ? Les chagrins d’amour font de belles chansons est le livre qu’il vous faut ! Ilaria est répétitrice à l’Opéra de Vérone. Passionnée par la musique mais trop timide pour chanter devant un public, elle travaille malgré tout dans ce milieu qui la fait rêver. Si Ilaria est une romantique dans l’âme, la jeune femme cumule les échecs sentimentaux. Elle s’engage trop vite et se prend trop souvent des râteaux, à peine l’histoire commencée. Alors, quand Cillian McKee, ex-chanteur à succès pour adolescentes rejoint l’opéra, Ilaria prend ses jambes à son cou, échaudée par sa récente rupture. Évidemment, rien ne se passera comme prévu ! Ce titre est une adorable romance, la rencontre entre deux êtres déçus par l’amour et qui peinent à exprimer leurs sentiments. Je les ai trouvés touchants et j’ai apprécié qu’ils prennent le temps de s’apprivoiser. C’est une belle romance, pleine de tendresse et dans un superbe décor musical et italien.

Les chagrins d’amour font de belles chansons de Tamara Balliana, paru en octobre 2021 aux éditions Hugo & Cie, 379 pages, 17€

Son espionne royale et la reine des cœurs de Rhys Bowen

Notre Lady Georgiana revient pour notre plus grand bonheur dans une huitième enquête. Dans cet opus, elle embarque avec sa mère dans un prestigieux paquebot digne du Titanic direction, les États-Unis ! Mais il semblerait qu’un voleur de bijoux sévisse et celui-ci a tout d’un professionnel. Arrivées sur les terres américaines, mère et fille vont intégrer le palpitant monde du cinéma. Ce tome est différent des précédents pour son enquête. Il est plus axé sur les vols de bijoux que sur un crime. De ce fait, il y a moins de péripéties et l’enquête est moins centrale. On s’intéresse davantage à l’histoire personnelle de Georgie et Darcy et au monde du cinéma que j’ai adoré. Ce qui n’est pas pour me déplaire ! Ce tome est drôle, on sent un contraste entre les coutumes de la royauté anglaise et la jeunesse américaine, parfaitement décoincée ! J’ai encore une fois passé un excellent moment, cette série a vraiment tout pour plaire !

Son espionne royale et la reine des cœurs de Rhys Bowen, paru en novembre 2021 aux éditions Robert Laffont, 396 pages, 14,90€

Bons baisers de Limón d’Edo Brenes

Inspiré par sa propre histoire familiale, Edo Brenes nous raconte l’histoire d’un étudiant de retour dans son Costa Rica natal. Chez ses parents, il découvre une boîte contenant des photographies de ses parents, grands-parents, oncles et tantes, etc.. Cela lui donne envie d’en savoir plus sur sa famille, en particulier sur ses grands-parents Rosaria et Virgilio ainsi que l’oncle Osvaldo. Pour retracer l’histoire familial, le narrateur interroge ses parents, proches et lointains qui se replongent à leur tour dans les années 1940 à 1960. Il se pourrait bien que notre personnage principal déterre un secret de famille profondément enfoui. J’ai beaucoup aimé ce roman graphique doux-amer et ce décor de petite station balnéaire où tout le monde se connaît. J’ai apprécié la thématique du secret de famille, équilibre précaire sur lequel reposent plusieurs générations. Les illustrations sont simples, j’ai apprécié les couleurs qui évoquent la nostalgie et le passé. Pour conclure, une belle fresque familiale qui m’a fait voyager au cœur du Costa Rica.

Bons baisers de Limón d’Edo Brenes, paru en septembre 2021 aux éditions Casterman, 280 pages, 23€

Les Ailes d’Ombre tome 1 de Kass Morgan et Danielle Paige

J’ai découvert la plume de Kass Morgan avec la série Les 100 qui m’avait beaucoup plu. J’étais donc impatiente de la retrouver dans une toute autre thématique et en collaboration avec Danielle Paige dans cette toute nouvelle série. Vivian est une adolescente qui vit seule avec sa mère, diseuse de bonne aventure. Elles ne restent jamais bien longtemps dans une ville, sa mère craignant une « menace » envers sa famille. Vivi s’apprête à quitter son cocon pour la fac et espère avoir plus de stabilité dans sa vie. Il s’agit d’une fille très terre à terre qui ne croit absolument pas au surnaturel. Scarlett est une jeune fille de troisième année, très sûre d’elle, extravertie et populaire, tout l’inverse de Vivi. Elle fait partie d’une sororité très élitiste du campus et il se pourrait bien que les membres soient dotés de pouvoirs. Les Ailes d’ombre est un premier tome riche en action et en rebondissements. J’ai adoré cet univers de sorcières et ces deux personnages principaux diamétralement opposés. L’intrigue est bien menée et on ne s’attend pas du tout à ce dénouement. Il me tarde de voir ce que la suite nous réserve !

Les Ailes d’Ombre tome 1 de Kass Morgan et Danielle Paige, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 408 pages, 18,90€

Les p’tites chauve-souris de Claire Lecoeuvre et Chloé du Colombier

Après la visite d’un célèbre parc animalier dans lequel on peut visiter la crypte des chauves souris, qui s’avère assez effrayante car celles-ci nous frôlent, mon petit cousin avait une appréhension, peut-être même peur de ces petits mammifères.
Lorsque j’ai vu ce petit album dans la sélection Masse Critique, je me suis dit que c’était l’occasion de faire disparaître cette peur. Et c’est gagné !
L’album, d’une trentaine de page environ, se lit très rapidement. Les illustrations sont très jolies et s’adressent parfaitement aux plus petits.
Au fil des pages, les enfants peuvent découvrir le mode de vie, l’alimentation et les caractéristiques physiques de ces petits êtres de manière simple, grâce au vocabulaire adapté.
Je remercie Babelio et les éditions du Ricochet pour cet agréable moment.

Les p’tites chauve-souris de Claire Lecoeuvre et Chloé du Colombier, paru en octobre 2021 aux éditions Ricochet, 9,50€

Le bébé le plus minuscule du monde d’Alia Cardyn et Léa Decan

Charlotte est une petite fille comme les autres. Elle adore les animaux, les câlins avec sa maman, les histoires et les chatouilles avec son papa. Mais ça, c’était avant. Ses parents ne lui accordent plus la même attention qu’avant et sont souvent à l’hôpital. Et pour cause, sa petite sœur, surnommée « Petit Rat » est hospitalisée en néonatalogie suite à sa prématurité. Charlotte lui en veut beaucoup, Petit Rat lui a volé ses parents et plus rien n’est comme avant depuis. Le bébé le plus minuscule du monde est un magnifique album qui s’adresse aux frères et sœurs de bébés prématurés mais aussi aux autres enfants. Il permet de mettre des mots sur un événement difficile à l’issue incertaine. J’ai aimé le vocabulaire et les explications réalistes et transparentes. Les illustrations sont superbes, dans des tons plutôt pastels. Elles véhiculent énormément d’amour, je n’ai pu être que touchée par tant de poésie. Un titre important sur un sujet grave, expliqué avec brio aux enfants.

Le bébé le plus minuscule du monde d’Alia Cardyn et Léa Decan, paru en novembre 2021 aux éditions Robert Laffont, 40 pages, 14,90€

Les amis de Petit Renard de Nicolas Gouny

Petit Renard s’ennuie aujourd’hui. Il décide alors d’essayer d’attraper une araignée. Sa course le mène en plein cœur de la forêt où il se retrouve seul, vraiment seul ? J’ai découvert Petit Renard il y a quelques années, j’en suis ressortie conquise. J’ai pris plaisir à retrouver cet adorable personnage dans de nouvelles aventures. L’univers de Nicolas Gouny est unique. Ses illustrations sont composées uniquement d’éléments naturels : feuilles, tiges, branches, pétales, etc.. Les couleurs sont donc essentiellement automnales, ce qui correspond bien à l’univers de la forêt. Un album humoristique et coloré sur l’amitié qui plaira à tous les amoureux de la nature. J’espère retrouver Petit Renard dans de nouvelles aventures !

Les amis de Petit Renard de Nicolas Gouny, paru en septembre 2021 aux éditions Balivernes, 32 pages, 14€

J’aime mieux les chevals de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet

Un petit garçon aimerait offrir à son père, à l’occasion de son anniversaire. N’étant pas très doué en dessin, il demande à une autre personne (qu’on ne voit pas dans l’album) de lui dessiner ce qu’il préfère : des chevals ! J’ai adoré ce titre, très humoristique qui retranscrit la répartie et la perspicacité des enfants. Leur raisonnement est implacable. J’ai aimé les illustrations, simples et joyeuses ainsi que les choix de polices d’écriture qui évoquent l’impatience et la joie de l’enfant qui attend son dessin. Un album original qui vous rappellera sans doute des mots d’enfants !

J’aime mieux les chevals de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet, paru en octobre 2021 aux éditions Balivernes, 32 pages, 12€

Ma sélection s’achève, je vous souhaite une excellente année 2022, une bonne santé, de la joie et du succès dans tous vos projets !

Les chroniques de novembre

Ho, Ho, Ho ! Vous sentez cet air de fêtes ? Les premiers flocons, les raclettes, les films de Noël et la lecture au coin du feu. Pas de doutes, l’hiver s’est installé et j’ai passé de très bons moments en ce mois de novembre. Prêts à découvrir ma sélection ?

Les Azalées fleurissent en hiver de Dahlia Blake

Lorsque nous rencontrons Azalea, celle-ci est en plein chamboulement. Son mariage a lieu dans moins d’un mois lorsqu’elle prend la poudre d’escampette direction… le soleil de la Martinique ! Cependant Azalea ne compte pas prendre du bon temps, plutôt, échapper à son ex-fiancé et faire le point sur sa vie. Je suis immédiatement entrée dans l’histoire et il m’était impossible de reposer ce roman ! Azalea va retrouver Jacob, dit Kaï, un ami d’enfance et très vite, la tension est palpable. J’ai aimé la thématique abordée, celle des violences conjugales (physiques et morales) qui est à mes yeux très importante. Il faut en parler, briser le tabou et dénoncer ces faits. Ce sujet, grave, est abordé avec réalisme et pragmatisme. J’ai été touchée par l’histoire d’Azalea ainsi que par celle de Kaï, personnage qui, de surcroît, m’a fait rêver. J’ai adoré sa répartie, son charisme et son côté tombeur (waouh !). Enfin, le décor de la Martinique m’a rappelé mon voyage sur l’île en décembre, il y a deux ans, séjour que je n’oublierai jamais. J’ai pu retrouver l’ambiance si particulière de la Martinique au moment des fêtes. Une excellente lecture que je recommande à toutes et à tous !

Les Azalées fleurissent en hiver de Dahlia Blake, paru en octobre 2021 aux éditions Hugo & Cie, 590 pages, 8,50€

S’adapter ou mourir d’Antoine Renand

S’adapter ou mourir est le deuxième roman d’Antoine Renand que j’ai la chance de lire, après L’empathie. Dans ce nouveau thriller, l’auteur nous parle de la modération de contenus des réseaux sociaux par l’homme. J’ai trouvé le sujet original et d’actualité. J’ai ressenti un profond malaise à imaginer ces hommes et ces femmes qui subissent des images de violences, de maltraitance, de haine voire même de crimes. Nous rencontrons Arthur, en pleine crise de la quarantaine : une carrière ratée, sa femme qui le trompe et demande le divorce. Acculé et sans ressources financières, il rentre par piston dans une entreprise qui modère des contenus pour Lifebook, le réseau social qui cartonne. Ambre, elle, est une adolescente de 17 ans qui fugue avec son petit-ami suite à une énième dispute avec sa mère. Les deux amoureux vont tomber dans un piège et se faire séquestrer. Quel est le lien entre ces deux histoires ? Vous le découvrirez au fil des pages. Une chose est sûre, vous ne vous attendrez certainement pas à ça ! Antoine Renand sort des sentiers battus avec des personnages qui ne sont jamais totalement gentils ni totalement méchants. Ils sont finalement humains, avec une bonne part d’imprévu. La thématique n’est pas survolée mais bel et bien approfondie et cela permet au lecteur de réfléchir sur l’envers des réseaux sociaux. Pour conclure, un roman différent mais tout aussi addictif que L’empathie.

S’adapter ou mourir d’Antoine Renand, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 576 pages, 21€

Alabama 1963 de Ludovic Manchette et Christian Niemec

Depuis sa parution en grand format, j’ai très envie de découvrir ce roman. L’occasion s’est finalement présentée lors de sa sortie au format poche et je suis ravie de l’avoir lu. Birmingham, 1963, nous sommes en pleine déségrégation aux États-Unis, peu avant l’assassinat de Kennedy. Si les afro-américains ont quelques droits, le chemin vers l’égalité reste encore long. Alors, quand une fillette de couleur noire disparaît, la police ne fait absolument rien pour la retrouver. Les parents sont orientés vers un détective blanc, Bud Larkin pour essayer de la retrouver. Mais Bud n’est plus que l’ombre de lui même, c’est un alcoolique notoire qui n’enquête sur pas grand chose et a bien du mal à se rappeler quel jour on est. Parallèlement, nous suivons Adela, femme de ménage noire au service des Blancs. Adela et Bud vont être amenés à se côtoyer, malgré eux, dans le cadre de cette enquête. J’ai adoré ce titre que j’ai trouvé très prenant, passionnant et dont j’ai profondément aimé les personnages. Coup de coeur pour Adela, une femme forte et émouvante. J’ai voyagé à travers cette Amérique en plein changement et j’ai passé un excellent moment avec cette enquête.

Alabama 1963 de Ludovic Manchette et Christian Niemec, paru en octobre 2020 aux éditions Pocket, 352 pages, 7,60€

Où est mon singe ?

La collection des Tout-doux des éditions Usborne commence à s’étoffer. Où est mon singe ? est une réédition de cette série. Le tout-petit doit retrouver un singe à travers les pages. A chaque double-page, il découvre une espèce de singe (chimpanzé, gorille, orang-outan…) avec une caractéristique : des sourcils poilus, des pieds lisses ou encore, une langue rêche. Ces détails sont mis en avant grâce à une texture : douce, rugueuse, lisse et brillante… Les illustrations sont de couleurs vives et attirent immédiatement le regard. Ce titre plaira aux petits dès 6 mois qui regarderont d’abord les illustrations puis, commenceront à toucher les différentes textures.

Où est mon singe ? paru en septembre 2021 aux éditions Usborne, 10 pages, 7,95€

Où est ma sirène ?

Nouveauté de la collection Les Tout-doux des éditions Usborne, Où est ma sirène ? est un titre qui ravira les bébés, dès 6 mois, filles comme garçons. On craque immédiatement pour sa couverture bleue pailletée et scintillante. Comme à l’accoutumée, le bébé devra retrouver une sirène parmi celles présentées. On plonge alors dans un superbe univers marin peuplé de belles sirènes. J’ai aimé son côté inclusif avec des sirènes qui ont des couleurs de peaux différentes. J’ai également aimé les différentes textures à toucher : un coquillage ondulé, des écailles et surprise, un petit miroir à la fin pour que le bébé puisse se regarder. Un album très joli et coloré !

Où est ma sirène ?, paru en septembre 2021 aux éditions Usborne, 10 pages, 7,95€

Le lionceau

Le lionceau est un petit album cartonné de la collection Mon petit livre à rabats des éditions Usborne. On plonge dans l’univers de la savane. On y suit un lionceau dans son espace naturel. Il va rencontrer de nombreux animaux qui seront révélés grâce à des rabats à soulever. Ce petit album est absolument adorable, on prend plaisir à découvrir différentes espèces, pas forcément très connues comme le pangolin et j’ai trouvé que ça changeait des animaux « traditionnels ». Un titre idéal pour passer un moment complice avec son enfant.

Le lionceau, paru en septembre 2021 aux éditions Usborne, 12 pages, 6,95€

Les petites peurs du soir de Béatrice Grumler et Léonie Koelsch

Chaque soir, Max et ses parents ont un petit rituel : Max brosse ses dents, passe aux toilettes, son papa lui lit une histoire et sa maman ferme les rideaux et l’embrasse. Max se couche apaisé. Mais une fois seul, les peurs de Max prennent le dessus. Il a peur des monstres, des loups ou encore, des maisons hantées. Les bruits de la maison et les ombres de la nuit le terrorisent et il ne parvient pas à s’endormir. Ses parents vont l’aider à combattre ses peurs et leur montrer qui est le plus fort. J’ai beaucoup aimé l’univers, les illustrations, en particulier la personnification des peurs, et le choix des couleurs. Les terreurs nocturnes sont un sujet récurrent et qui peut être difficile à traiter quand on est parent. J’ai aimé que le sujet soit traité de manière très positive et optimiste avec une solution proposée que chacun peut mettre en place facilement. Un album tendre et rassurant. Je remercie les éditions Mango et Babelio pour cet envoi.

Les petites peurs du soir de Béatrice Grumler et Léonie Koelsch, paru en septembre 2021 aux éditions Mango, 32 pages, 9,50€

Les larmes d’Eugénie de Mélanie Laurent et Lucile Placin

Les larmes d’Eugénie est un très bel album écrit par Mélanie Laurent et illustré par Lucile Placin. L’objet-livre est superbe, une couverture très rigide, un titre doré qu’on ne peut que remarquer. L’histoire est celle d’Igor, un pêcheur qui ne pêche rien et dont le bateau est pris dans une tempête. Il sera sauvé par Eugénie, une sirène mélancolique. Le coup de foudre est immédiat et ils ne rêvent que d’une chose : se revoir. Mais l’un vit sur terre et l’autre dans les océans, comment faire pour vivre ensemble ? Derrière ce conte se cache un message environnemental : il faut cesser la surpêche et protéger les océans. J’ai trouvé formidable de faire passer de manière subtile un message aussi essentiel aux générations futures. Faire prendre conscience de l’importance de protéger nos ressources est crucial et plus le message sera intégré tôt et plus il sera facile d’agir, tous ensemble et toutes générations confondues. Les illustrations de Lucile Placin sont merveilleuses. Elles m’ont fait voyager sur terre, dans les océans et dans les airs. Un très bel album au message fort !

Les larmes d’Eugénie de Mélanie Laurent et Lucile Placin, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 32 pages, 14,90€

Les Romantiques de Cécile Coulon et Benjamin Chaud

Cécile Coulon et Benjamin Chaud s’associent pour nous proposer 61 poèmes illustrés, mais cela aurait très bien pu être 69, si vous voyez ce que je veux dire ! En effet, ce beau livre s’adresse à un public averti. Cécile Coulon a écrit de courts poèmes sur des œuvres classiques comme Hamlet, Gargantua ou Roméo et Juliette. Benjamin Coulon, lui, a dessiné de belles illustrations on ne peut plus évocatrices. Ce joli duo se complète. J’ai adoré le mélange humour et érotisme qui se marie à merveille. Une belle idée cadeau à glisser au pied du sapin !

Les Romantiques de Cécile Coulon et Benjamin Chaud, paru en octobre 2021, 128 pages, 21€

Les chroniques d’octobre

Bonjour à tous,
Octobre s’achève et je dois dire que j’ai passé d’excellents moments de lecture ce mois-ci. Je suis ravie par ces titres qui sont clairement un sans-faute. Voici mes découvertes :

Un autre bleu que le tien de Marjorie Tixier

Il y a vingt ans, Rosanie a vécu un drame qui l’a rendue mutique. Mariée à Antonin, le couple vit reclus dans la montagne. Félice, elle-aussi, a vécu un événement dramatique : un accident qui lui a ôté les deux jambes. Les deux femmes vont se rencontrer dans une station thermale et si, tout les sépare au premier abord, il se pourrait qu’elles aient bien des points communs. Je garde un souvenir fort d’Un matin ordinaire, premier roman de Marjorie Tixier et j’étais impatiente de me plonger dans celui-ci. Bien que ces titres soient très différents, Un autre bleu que le tien m’a autant bouleversée. J’ai été très touchée par ces portraits de femmes fortes et par leurs combats respectifs. La plume de l’autrice est aussi jolie que poétique, elle nous envoûte et il est difficile de reposer le livre.

Un autre bleu que le tien de Marjorie Tixier, paru en août 2021 aux éditions Fleuve, 336 pages, 18,90€

Les Aventures de Catvinkle d’Elliot Perlman

J’ai découvert Elliot Perlman avec l’exceptionnel roman La mémoire est une chienne indocile qui a été un immense coup de cœur. Si je n’ai pas oublié l’auteur, je n’ai pas eu l’occasion de découvrir ses autres romans. Alors, quand j’ai découvert ce nouveau titre dédié à la jeunesse, j’ai sauté sur l’occasion. Catvinkle est le personnage principal de ce titre. Il s’agit d’une très belle chatte, élégante, raffinée qui mène une vie tranquille avec son maître, un barbier hollandais. Elle ne s’attend pas du tout à ce que son maître lui présente Ula, une dalmatienne errante, quelle idée ! Contre toute attente, les deux protagonistes pourraient bien se découvrir des points communs. Les Aventures de Catvinkle est une histoire drôle et loufoque qui plaira aux lecteurs, dès 8 ans. Les personnages sont très amusants, j’ai passé un bon moment de lecture et, en prime, les illustrations sont très jolies !

Les Aventures de Catvinkle d’Elliot Perlman, paru en septembre 2021 aux éditions Robert Laffont, 256 pages, 16,90€

L’enterrement de Serge de Stéphane Carlier

Avec un titre pareil, on pourrait s’attendre à une histoire déprimante sur le deuil, sur la perte d’un être cher. Que nenni ! L’enterrement de Serge est une comédie désopilante ! On y découvre une famille pour le moins rocambolesque. Il y a Gilberte, la mère, qui pleure son fils disparu mais qui, surtout, a une annonce à faire. Il y a la sœur de Serge, Brigitte et sa famille dysfonctionnelle. Arlette, la femme de Serge et Elvis, son Yorkshire. Et surtout, des personnages secondaires qui vont pimenter l’histoire comme Romain, le croque-mort ou Dédé, l’ami de Serge pas très réglo… L’enterrement de Serge ne va pas se passer comme prévu et va donner lieu à des événements drôlissimes. Je suis ravie d’avoir découvert la plume de Stéphane Carlier avec ce titre. On rit, on s’émeut et on passe, assurément, un très bon moment de lecture !

L’enterrement de Serge de Stéphane Carlier, paru en octobre 2021 aux éditions Le Cherche-Midi, 256 pages, 17€

Dans la nuit blanche d’Olivier Adam

Olivier Adam est un auteur dont je ne loupe aucune sortie, en particulier celles de la Collection R. Olivier Adam, c’est celui qui sait parler aux adolescents, simplement, sans détour, et surtout, qui nous surprend à chaque fois. Dans la nuit blanche est l’histoire d’un frère et d’une sœur. D’abord, il y a Léa qui rentre à la fac et dont les parents n’ont d’autre choix que louer une chambre de bonne dans un immeuble parisien. Si le quartier est huppé, l’étage de cet immeuble est sordide. Puis, il y a Antoine, ce petit frère qui, à vélo, se fait percuter par une voiture qui a pris la fuite, le laissant dans un état grave. Ce roman est un récit à plusieurs voix plein de justesse. J’ai été très émue par cette histoire qui, hélas, se produit de plus en plus. La plume d’Olivier Adam est toujours aussi belle et poétique. J’ai tout aimé sauf la fin, peut-être, un peu trop « facile ».

Dans la nuit blanche d’Olivier Adam, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 264 pages, 17,90€

La théorie des poignées de main de Fabienne Betting

Connaissez-vous la théorie des poignées de main ? Elle évoque la thèse que deux humains pris au hasard, ne sont séparés que de six maillons humains au maximum. Cette théorie n’a jamais été vérifiée, faute de preuves. Dans ce roman, Antoine est doctorant et son objectif est de démontrer cette théorie. En plein congrès, un professeur universitaire lui lance un défi : choisir un inconnu en lui indiquant son nom, sa date et son lieu de naissance. Antoine devra donc le retrouver puis, prouver sa théorie. Le chemin sera semé d’embûches, notre protagoniste va voyager aux quatre coins du monde pour réussir son défi. Ce titre est un roman léger qui se lit facilement et nous divertit. J’ai aimé ce voyage et surtout, cette belle aventure humaine.

La théorie des poignées de main de Fabienne Betting, paru en mai 2021 aux éditions Pocket, 224 pages, 6,95€

Un Noël sans fin de Christina Lauren

Maelyn est une jeune femme de vingt-six ans, peu épanouie dans la vie qu’elle mène. Ses relations amoureuses ne mènent nulle part, son job est ennuyant au possible et, pour couronner le tout, elle vie encore chez ses parents. Seule petite lueur de bonheur : la semaine de Noël qu’elle passe chaque année dans le chalet des amis de ses parents où plusieurs couples avec (grands) enfants se retrouvent. Le hic, c’est qu’un accident conduit Maelyn a revivre cette semaine de Noël… en boucle ! Comment sortir de cette boucle temporelle ? C’est ce qu’elle va devoir tâcher de découvrir. Un Noël sans fin est une délicieuse comédie romantique. J’ai adoré cette thématique de Noël : les petits rituels en famille, l’ambiance dans un joli petit chalet coupé du monde (ou presque) et surtout, la naissance d’une belle romance. J’ai passé un très bon moment en compagnie de Maelyn, Andrew et tous les autres. Le petit côté fantastique m’a bien plu et apporte une touche d’intrigue dans le roman. Le duo Christina Lauren nous régale une fois de plus !

Un Noël sans fin de Christina Lauren, paru en octobre 2021 aux éditions Hugo & Cie, 300 pages, 17€

Quel titre vous tente le plus ? Quel a été votre coup de coeur d’octobre ?

Les chroniques de septembre

Bonjour à tous,
L’automne est arrivé, on sort les plaids, les bougies, les tisanes et les petits gâteaux et on lit en mode cocooning ! Septembre a été un mois un peu plus difficile pour moi, et j’ai, hélas, eu moins de temps pour lire. Voici donc ma petite sélection :

Chez nous de Louise Candlish

Imaginez, vous rentrez chez vous après un week-end et des inconnus sont en train d’emménager dans votre magnifique maison. Votre ex-mari ne répond plus au téléphone, vos enfants ne sont pas à l’école : le cauchemar ne fait que commencer. Les thrillers domestiques ont le vent en poupe et il s’agit d’un genre qui me plaît beaucoup. J’ai aimé la construction de ce roman : d’un côté, une retranscription de l’histoire vue par Fiona dans une émission de radio où elle est la victime. De l’autre, un brouillon Word de l’ex-mari de Fiona où il raconte sa version des faits. Le sujet est pour le moins original et pique immédiatement notre curiosité. On a envie de connaître l’issue de l’intrigue. Le style de Louise Candlish est fluide et efficace. Il s’agit d’un thriller ultra machiavélique qui vous surprendra jusque dans les toutes dernières lignes. Le seul point négatif qui gênera certains et d’autres pas, c’est le manque de crédibilité de l’histoire dans sa globalité. Malgré cela, j’ai passé un bon moment de lecture et je n’ai pas vu les pages défiler !

Chez nous de Louise Candlish, paru en mai 2021 aux éditions Pocket, 480 pages, 8,40€

D’or et de colère de Karin Tanabe

Jessie est une Américaine qui a quitté son pays natal pour la France où elle est tombée amoureuse de celui qui deviendra son mari, Victor Lesage. Ce dernier est membre de la famille Michelin. Pour développer l’entreprise familiale, ils s’installent à Hanoï, en plein cœur des plantations de caoutchouc, dans l’Indochine des années 1930. Très vite, Jessie se rend compte que les travailleurs ne sont pas bien traités et que la famille Michelin dissimule bien des secrets. D’or et de colère m’a énormément plu pour son aspect historique, je ne connaissais que trop peu de choses sur l’histoire coloniale de l’Indochine. Je me suis fortement attachée au personnage de Jessie, j’ai aimé son courage et sa détermination. J’ai d’ailleurs été très agréablement surprise par l’issue du roman. Pour conclure, j’ai trouvé ce livre très bien écrit et le sujet très intéressant !

D’or et de colère de Karin Tanabe, paru en juin 2021 aux éditions Belfond, 432 pages, 22,00€

True Story de Kate Reed Petty

Lorsque Léa du Picabo River Book Club a proposé un partenariat avec les éditions Gallmeister pour découvrir ce titre, j’ai postulé sans hésiter. Premièrement, je trouve la couverture particulièrement réussie et le titre très attrayant. Le résumé, quant à lui, a fini de mon convaincre. Mais de quoi parle ce roman ? Le sujet principal est une rumeur, lancée lors de l’été 1999. Alice Lovett, éméchée, s’est retrouvée à l’arrière d’une voiture où elle aurait été abusée par deux étudiants. Alice ne garde aucun souvenir de la soirée. Elle n’a que cette rumeur qui la hante. Que s’est-il vraiment passé lors de cette soirée ? L’écriture de ce roman est un véritable kaléidoscope : narration d’un copain des deux présumés violeurs, extraits de lettres, d’e-mails, brouillons de candidatures d’Alice à l’université. Toutes ces pièces permettent de reconstruire l’histoire et mènent à un dénouement surprenant. Si le style peut être déroutant, je n’ai jamais perdu le fil de l’histoire. Kate Reed Petty a mis 5 ans pour écrire ce roman et cela se ressent tant il est brillant et bien écrit. Cette thématique, plutôt classique, est très bien abordée et fait réfléchir à l’impact d’une simple rumeur. Pour conclure, True Story est un roman surprenant, addictif et qui ne laissera personne indifférent. Je remercie Léa et les éditions Gallmeister pour cette belle découverte.

True Story de Kate Reed Petty, paru en août 2021 aux éditions Gallmeister, 448 pages, 24,60€

Des baisers parfum tabac de Tayari Jones

Dana et Chaurisse sont deux jeunes filles qui partagent le même père mais, seule Dana le sait. En effet, James Whiterspoon est bigame et Dana est sa fille illégitime. Nous suivons son adolescence, ponctuée de visites hebdomadaires de son père, celui dont elle n’a pas le droit de parler à l’école et à ses proches. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Dana, la fille de l’ombre et pour sa mère, qui travaille dur à l’hôpital pour élever sa fille convenablement. Elles savent tout de Chaurisse et sa mère qui elles, ne connaissent pas leur existence. Le récit se poursuit du point de vue de Chaurisse qui nous narre son histoire et celle de sa mère. On se rend finalement compte qu’elles ne sont pas forcément plus heureuses que Dana et sa mère. Des baisers parfum tabac est un récit qui m’a profondément touchée. Ces deux filles n’ont rien fait, pourtant, elles vont payer cher les frasques de leur père et son tissu de mensonges. Comment se construire et devenir adulte avec un tel poids sur les épaules ? Un texte fort et profond sur une thématique dont on parle peu et qui, pourtant, doit concerner de trop nombreuses familles…

Des baisers parfum tabac de Tayari Jones, paru en septembre 2021 aux éditions Pocket, 384 pages, 7,60€

Le mal dans la peau de Mia Sheridan

Il y a neuf ans, alors qu’elle était étudiante, Josie Stratton a été kidnappée. Durant près d’un an, elle a vécu l’indicible, vivant dans des conditions de détention terribles. Si Josie est parvenue à s’échapper, son geôlier, lui, s’est suicidé, laissant son crime impuni. Nous faisons la rencontre d’une Josie devenue adulte qui tente de se reconstruire. Jusqu’au jour où des séquestrations étrangement semblables à celle de notre héroïne se reproduisent. Zach, inspecteur, va être amené à collaborer avec Josie sur cette enquête qui la touche de près. Le mal dans la peau est un merveilleux mélange de thriller sombre et de romance. J’ai adoré le personnage de Zach, sa sensibilité et son courage à la fois. Il est très émouvant et on ne peut que l’apprécier. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Josie et sa terrible histoire. Comment se reconstruire après une telle épreuve ? Mia Sheridan nous offre du suspense et une intrigue dont on est loin de deviner l’issue. Voilà un roman hautement addictif et fort en émotions !

Le mal dans la peau de Mia Sheridan, paru en septembre 2021 aux éditions Hugo & Cie, 452 pages, 17€

Quel titre vous tente le plus parmi cette sélection ? Avez-vous fait de belles découvertes en septembre ?

Les chroniques d’avril

Bonjour à tous,
Avril 2021 ressemble fortement à avril 2020 avec toutes ces restrictions, le beau temps en moins ! Afin que ce mois passe plus vite, j’ai dévoré de nombreux romans et j’ai fait de très belles découvertes que voici :

Mamma Maria de Serena Giuliano

Après Ciao Bella que j’ai adoré, Serena Giuliano revient avec Mamma Maria. L’autrice nous emmène dans un petit village du sud de l’Italie où il n’y a pas beaucoup de travail mais énormément de bonne humeur, de soleil et un lien fort entre les villageois. Nous suivons deux protagonistes : Maria qui tient le café du coin où tout le monde se réunit quotidiennement ou presque, le temps d’un petit-déjeuner, d’un apéro ou d’un dernier verre. C’est clairement un point de rencontre incontournable. Et puis, il y a Sofia, une jeune femme qui se remet difficilement d’une rupture amoureuse et qui se cherche. Mamma Maria est un titre qui se lit comme on boit une limonade fraîche en plein été, avec délectation ! Les personnages sont drôles, touchants et adorables, on s’attache énormément à eux. Serena Giuliano nous fait rêver, entre les paysages idylliques, la gastronomie et ce village pittoresque, on ne peut que voyager. Le roman parfait pour passer un bon moment et s’évader !

Mamma Maria de Serena Giuliano, paru en mars 2021 aux éditions Pocket, 240 pages, 6,95€

Persona de Maxime Girardeau

L’histoire se déroule à Paris et débute avec la découverte d’un homme mutilé, qui a subi des sévices, tant, que sa survie (si on peut la qualifier ainsi) tient du miracle. Franck Somerset, commissaire à la Crim’ va enquêter sur cette affaire qui n’est que le début d’une série d’agressions similaires. Et il faut dire que l’équipe chargée de l’enquête est assez inhabituelle puisque Franck va recevoir une aide extérieure, celle d’Elga et de son amie Ariane, spécialistes des réseaux sociaux. Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce thriller, c’est l’univers des GAFAM, ces géants du Web auxquels nous laissons de trop nombreuses données personnelles et comment ils s’en servent à notre insu. L’enquête est très bien ficelée et réellement captivante. Il m’a été difficile de reposer le livre, je voulais absolument découvrir le final ! Je suis sincèrement bluffée par ce premier roman et j’espère que Maxime Girardeau continuera de nous régaler !

Persona de Maxime Girardeau, paru en février 2021 aux éditions Pocket, 480 pages, 8,20€

Le craquant de la nougatine de Laure Manel

Cela fait quelques années que je dévore les romans de Laure Manel et avec un titre aussi gourmand, je ne pouvais que craquer ! Dans ce nouveau roman, nous faisons la rencontre de Romain, un quadragénaire qui élève seul ses deux jeunes enfants depuis qu’un drame a frappé leur famille. Le chef cuistot mène une vie triste et sans saveur. Jusqu’à ce que sa route croise celle d’Alba, une femme solaire qui, rapidement, accapare ses pensées alors qu’il ne lui a jamais adressé la parole ! Et si c’était un signe du destin ? Une occasion de prendre un nouveau départ et d’être enfin heureux ? Dans ce roman, nous alternons les points de vue avec des chapitres très courts et dynamiques. J’ai aimé suivre cette romance et ses péripéties du côté masculin et féminin. Je me suis davantage attachée à Alba, éternelle gaffeuse qu’à Romain, parfois difficile à cerner. Comme un bon dessert, j’ai pris le temps de savourer cette belle histoire et j’en suis sortie très satisfaite !

Le craquant de la nougatine de Laure Manel, paru en avril 2021 aux éditions Michel Lafon, 364 pages, 18,95€

La possibilité du jour d’Emilie Houssa

J’apprécie beaucoup les romans féministes, en particulier sur l’émancipation, c’est ce qui m’attirait dans ce titre. Aurore Félix est une jeune Niçoise qui, à la fin de la guerre, rencontre un GI américain qui lui demande sa main. Elle accepte et traverse l’Atlantique pour le rejoindre et l’épouser. Mais le mariage n’aura finalement pas lieu et Aurore se retrouve seule dans ce pays dont elle ne connaît rien. Elle décide malgré tout de rester, d’apprendre l’anglais, trouver un emploi et devenir quelqu’un. Aurore va connaître bien des désillusions mais refuse de se laisser abattre. Ses idées à elle sont progressistes. Elle rêve que les femmes partagent les mêmes droits que les hommes, qu’elles aient le droit d’être coquettes sans qu’on les importune, qu’elles puissent vivre seules, élever un enfant non reconnu ou encore, qu’il n’y ait plus de discrimination envers les minorités. Cette thématique me tient à cœur. Pourtant, je n’ai pas trouvé mon compte dans ce roman. J’ai trouvé Aurore très détachée des drames de sa vie, comme si rien ne la touchait ou presque. Cette froideur quasi permanente m’a mise mal à l’aise, notamment le rapport qu’elle entretient avec son fils et sa propre mère. Le fait de ne pas réussir à éprouver d’empathie pour le personnage principal a constitué un véritable frein durant cette lecture. Pour conclure, malgré une thématique qui me plaisait et un synopsis alléchant, je n’ai pas su rentrer dans l’histoire.

La possibilité du jour d’Emilie Houssa, paru en mars 2021 aux éditions Pocket, 304 pages, 7,30€

Le mangeur d’âmes d’Alexis Laipsker

Dans ce nouveau roman d’Alexis Laipsker, Elisabeth Guardiano, commandant de police et Franck De Rolan, capitaine de gendarmerie s’associent dans une double-enquête, en pleine montagne. L’une est envoyée sur les lieux d’un double-meurtre particulièrement violent. L’autre, essaie de résoudre une enquête sur des disparitions d’enfants. La plume d’Alexis Laipsker est addictive, les pages se tournent à une vitesse effrénée. J’ai totalement accroché aux personnages qui se complètent parfaitement et qui nous touchent de par leur histoire personnelle. L’histoire semble surnaturelle, le lecteur a beau se creuser les méninges, il est impossible d’assembler les pièces du puzzle. Notre auteur, maître du poker, arrive à nous bluffer jusque dans les toutes dernières lignes de son roman ! J’avais adoré Et avec votre esprit, ce second roman est une nouvelle réussite. Bref, un auteur à suivre !

Le mangeur d’âmes d’Alexis Laipsker, paru en mars 2021 aux éditions Michel Lafon, 349 pages, 18,95€

Oh Happy Day de Jean-Claude Mourlevat et Anne-Laure Baudoux

J’ai découvert notre duo d’écrivains dans Et je danse aussi, que j’avais adoré à l’époque. Nous retrouvons Adeline et Pierre-Marie, pour de nouveaux échanges épistolaires. Quatre ans ont passé depuis que le couple s’est formé puis séparé. Pierre-Marie décide de reprendre contact avec Adeline, prétextant un carnet oublié chez elle et dont il a absolument besoin. Sauf qu’Adeline est désormais mariée et s’apprête à traverser l’Atlantique pour s’installer au Canada. Je garde un excellent souvenir du précédent roman que j’avais lu à sa sortie aux éditions Fleuve. Mais les années ont passé et j’ai donc oublié une grande partie de l’histoire. Des rappels sont bien entendu faits dans cette suite mais il aurait été préférable que je relise Et je danse aussi avant de me plonger dans celui-là. Si j’ai apprécié les retrouvailles avec nos personnages principaux, je dois avouer ressortir de ma lecture un peu déçue. J’ai trouvé l’histoire un peu trop rocambolesque voire improbable. Dans l’ensemble, ce roman est sympathique mais n’a pas su me transporter comme Et je danse aussi.

Oh Happy Day de Jean-Claude Mourlevat et Anne-Laure Baudoux, paru en mars 2021 aux éditions Pocket, 368 pages, 7,60€

La rumeur de Lesley Kara

Joanna est une Londonienne qui élève presque seule son fils, Alfie. Elle décide de changer de cadre de vie et emménage à Flinstead, une petite station balnéaire paisible où réside sa propre mère. En allant chercher son fils à l’école, Joanna surprend une conversation émanant d’un groupe de mères où il est question de Sally McGowan qui, dans les années 1960 et seulement âgée de 10 ans, a tué un enfant de 5 ans. La rumeur dit que Sally résiderait désormais à Flinstead sous une autre identité et sous protection judiciaire. Ces petits ragots sont le début d’une véritable bombe à retardement. Cette histoire tourne rapidement à l’obsession pour Joanna mais aussi d’autres mères, inquiètes pour leurs enfants. J’ai énormément aimé la thématique de la rumeur et de ses conséquences, un sujet audacieux et novateur dans le monde du thriller. Sa seconde thématique, la devenir des enfants meurtriers m’a beaucoup fait réfléchir sur le sujet du droit à l’oubli et à la prescription. J’ai trouvé l’intrigue bien ficelée et réellement captivante. J’ai beaucoup apprécié le final, à la hauteur de l’intrigue globale. Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture, il me tarde de découvrir son second roman, Qui le sait ?. Je remercie les éditions 10-18 et Babelio pour cet envoi dans le cadre d’une opération Masse Critique.

La rumeur de Lesley Kara, paru en janvier 2021 aux éditions 10-18, 408 pages, 8,40€

N.E.O, tome 1 (bande dessinée) : La chute du Soleil de Fer de L’Hermenier et Djet, d’après Michel Bussi

L’histoire se déroule dans un Paris post-apocalyptique. Les adultes ont tous succombé et il ne reste plus que des enfants qui survivent en tribu. D’un côté, le Tipi, une bande qui vit dans la Tour Eiffel, chasse pour se nourrir. De l’autre côté, les enfants du Château, qui vivent dans le Louvre, cultivent la Terre pour se nourrir, sont végétariens et vivent en communauté bien organisée. Lorsque les animaux sauvages sont empoisonnés et que la nourriture vient à manquer, la bande du Tipi soupçonne la bande du Château d’être responsable. Pour en avoir le coeur nette, une solution : envoyer Zyzo en tant qu’espion. Je ne connaissais pas cette série écrite par Michel Bussi, je la découvre donc avec cette adaptation en bande dessinée. J’ai bien aimé l’univers, ce Paris futuriste et ce duo de personnages, Zyzo d’un côté, Alixe, la reine du Château, de l’autre. L’histoire est pleine de rebondissements, j’ai beaucoup aimé ce côté aventure. Les dessins m’ont plu, ils sont bien détaillés et rappellent un peu l’univers du Manga. Enfin, j’ai apprécié le découpage des vignettes qui apporte une certaine dynamique. Un premier opus très réussi qui plaira aux adolescents et pré-adolescents !

N.E.O, tome 1 (bande dessinée) : La chute du Soleil de Fer de L’Hermenier et Djet, d’après Michel Bussi, paru en avril 2021 aux éditions Jungle, 72 pages, 14,95€

Les chroniques de septembre

Le mois de septembre s’est achevé, les jours raccourcissent à une vitesse grand V et un constat s’impose, je lis un peu moins. Cependant, j’ai pris beaucoup de plaisir avec les romans choisis !

Arrêt d’urgence de Belinda Bauer

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Je connais Belinda Bauer depuis son premier roman Sous les bruyères qui m’avait fait forte impression à l’époque. Après quelques années sans parution, nous la retrouvons avec Arrêt d’urgence. Eté 1998, Jack et ses deux soeurs patientent dans la voiture familiale, en panne, sur une bande d’arrêt d’urgence. Leur mère, enceinte, est partie à la recherche d’un téléphone. Ils ne la reverront jamais… Trois ans plus tard, Catherine, une jeune femme enceinte est menacée. Le schéma se répéterait-il ? Arrêt d’urgence est un roman policier qui prend son temps, vous n’y trouverez pas de grands rebondissements. Pourtant, ce roman est efficace. On aime le côté journalistique, les policiers pas toujours très finauds, Jack qui se démène pour survivre et élucider le meurtre de sa mère. Malgré quelques points peu crédibles, j’ai beaucoup aimé ce policier et son ambiance singulière.

Arrêt d’urgence de Belinda Bauer, paru en juin 2020 aux éditions Belfond, 400 pages, 20,90€

Quand les astres s’emmêlent de Minnie Darke

Justine est une jeune journaliste en herbe à la vie bien rangée. Ce qui lui manque, c’est de trouver l’Amour. Lorsqu’elle tombe nez à nez avec Nick, son ami d’enfance perdu de vue pour qui elle a toujours eu le béguin, elle y voit un signe du destin. Mais pour Nick, cela semble moins évident. Alors pourquoi ne pas bousculer le destin ? En intervenant quelque peu sur l’horoscope du journal que Nick lit scrupuleusement, cela pourrait peut-être le faire changer d’avis… Quand les astres s’emmêlent est un roman léger et divertissant. On s’attache aux deux personnages et on s’amuse des situations absurdes qui découlent de l’intervention de Justine dans l’horoscope. J’ai aussi apprécié le fait de suivre des personnages secondaires, du signe Verseau comme Nick et pour qui, l’horoscope va modifier leur quotidien. Une histoire amusante et romantique !

Quand les astres s’emmêlent de Minnie Darke, paru en juin 2020 aux éditions Pocket, 496 pages, 8,40€

Josh + Hazel ou comment ne pas tomber amoureux de Christina Lauren

Hazel est une jeune femme exubérante et plutôt farfelue. Elle aime les fêtes alcoolisées et il n’est pas rare qu’elle finisse dénudée à une soirée. Elle profite des plaisirs de la vie sans se poser de questions. Josh, lui, est tout son contraire, il est posé et mène une petite vie bien rangée. Nos deux protagonistes se sont rencontrés à l’université mais la sulfureuse Hazel avait plutôt fait fuir Josh à l’époque. Devenus adultes, ils se retrouvent et une amitié naît. Josh + Hazel est un roman léger et difficile à reposer. On y trouve des scènes franchement hilarantes et il est très difficile de ne pas craquer pour l’adorable Josh ! Hazel m’a elle aussi beaucoup plu, j’ai apprécié le fait de suivre une héroïne qui sorte des sentiers battus et qui vive sa vie comme elle l’entend. J’ai passé un très bon moment !

Josh + Hazel ou comment ne pas tomber amoureux de Christina Lauren, paru en juin 2020 aux éditions Hugo & Cie, 382 pages, 7,60€

Son espionne royale et la fiancée tome 4 de Transylvanie de Rhys Bowen

Quel bonheur de retrouver notre chère Georgiana pour une nouvelle aventure ! Dans cet opus, la Reine lui demande de représenter la famille royale à un mariage qui aura lieu… en Transylvanie ! Georgiana quitte donc Rannoch House pour un paysage aussi féérique qu’inquiétant : le château de Bran enneigé. Évidemment, parmi les invités, nous retrouvons de nombreuses têtes couronnées rencontrées dans les précédents tomes. J’ai adoré l’ambiance lugubre, les courants d’air, les bruits inquiétants et surtout, les histoires de vampires ! L’intrigue est encore une fois bien menée, il est très difficile de deviner qui est le méchant de l’histoire. Plus j’avance dans la série et plus je l’aime. N’hésitez plus !

Son espionne royale et la fiancée de Transylvanie tome 4 de Transylvanie de Rhys Bowen, paru en juillet 2020 aux éditions Robert Laffont, 360 pages, 14,90€

L’ange et le violoncelle de Claire Renaud

Joseph est un quinquagénaire taiseux au quotidien morose. La vie n’a pas épargné cet homme solitaire qui travaille à la Gare de l’Est, au service des objets perdus. Un soir, dans un train, ce n’est pas un objet qu’il trouve mais un bébé dans un couffin. Joseph ne sait pas quoi faire, alors il ramène l’enfant chez lui, c’est le début d’une formidable histoire. L’ange et le violoncelle est un roman court mais gorgé d’émotions. Il est difficile de ne pas être insensible à Joseph et aux personnes qui l’entourent. Un roman sous forme de conte qui parle de la vie, de ses hasards, de ses cadeaux qu’elle nous fait parfois. Une histoire bouleversante que je vous recommande fortement !

L’ange et le violoncelle de Claire Renaud, paru en mai 2020 aux éditions Fleuve, 192 pages, 16,90€

Je vous souhaite un bel automne et de bonnes lectures !

Les chroniques d’août

Le mois d’août a été synonyme de vacances et de fortes chaleurs pour ma part. J’ai privilégié les lectures estivales, parfaites pour décompresser. Les voici :

L’anti-lune de miel de Christina Lauren

Olive et Ami sont sœurs jumelles. Si Ami réussit tout dans la vie, Olive, elle, cumule la maladresse et les coups de malchance. La roue tourne lorsque le mariage d’Ami vire au cauchemar et que tous les convives se retrouvent victimes d’une intoxication alimentaire, sauf Olive et Ethan, le frère du marié. Ami décide de leur offrir sa lune de miel de rêve à Hawaï. Le seul hic ? Olive et Ethan se détestent ! L’anti-lune de miel est un titre que j’ai adoré. On rit beaucoup dans cette histoire pleine de mensonges, de quiproquos et de surprises. Olive est attachante, on l’aime car elle est imparfaite et n’en loupe jamais une ! Ethan, lui, nous fait clairement rêver ! Il est drôle, charmeur et mystérieux. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment avec cette jolie romance !

L’anti-lune de miel de Christina Lauren, paru en juin 2020 aux éditions Hugo & Cie, 356 pages 17,00€

Et après tout ça, l’amour ! de Stéphanie Exbrayat

Marion est esthéticienne et vie à Paris. A l’approche de la trentaine, elle n’a qu’une hâte, trouver l’amour et fonder une famille. Si les rencontres en ligne ne donnent pas grand chose à part des situations cocasses et malaisantes, il se pourrait bien que l’Amour lui tombe dessus par le plus grand des hasards. Et après tout ça, l’amour ! est un roman frais et divertissant que j’ai lu en un après-midi. J’ai aimé Marion, une véritable miss gaffeuse qui n’en loupe jamais une. Elle se met toujours dans de drôles de situations, amusement garanti ! Un roman agréable qui permet d’oublier tous ses soucis avec des personnages attachants et déjantés !

Et après tout ça, l’amour ! de Stéphanie Exbrayat, paru en juin 2020 aux éditions Robert Laffont, 306 pages, 20€

Le petit roi du monde de Philippe Amar

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Du haut de ses douze ans, Victor, né sous X, n’a connu que les familles d’accueil. Depuis huit ans, il est placé chez une « Tatie » qu’il adore. Il faut dire que Victor est bien intégré à son quartier, et qu’il est en quelque sorte la petite mascotte locale. Mais son quotidien change lorsque le père biologique qu’il n’a pas connu décède et que Victor va enfin pouvoir être adopté. Pour lui, pas question d’avoir des « parents de catalogue ». D’ailleurs, il l’a décidé, c’est lui qui va choisir sa maman. Le petit roi du monde est un roman d’une incroyable beauté. Il nous parle d’amours, de filiation, d’amitié et surtout, de rêves. Un titre plein d’optimisme à mettre entre toutes les mains !

Le petit roi du monde de Philippe Amar, paru en juin 2020 aux éditions Pocket, 464 pages, 7,95€

Une famille comme il faut de Rosa Ventrella

Dans les années 1980, nous rencontrons Maria, une Italienne de neuf ans qui vit à Bari, un village très pauvre situé dans les Pouilles. Là-bas, rares sont ceux qui font des études. Soit on devient pêcheur, soit on devient dealeur. Les femmes, elles, élèvent les enfants et s’occupent des tâches ménagères. Chacun a un surnom. Celui de Mari’ est « Malacarne », la « mauvaise graine », elle est différente des autres enfants. Elle est à la fois studieuse et effrontée. Ses capacités intellectuelles sont rapidement remarquées par son instituteur et un autre destin se présente à elle. J’ai eu un coup de cœur pour ce roman qui nous fait passer par toutes les émotions. Difficile pour Maria d’être entre deux univers : celui de son village sinistré et celui de sa nouvelle école emplie d’enfants privilégiés. Comment trouver sa place ? Une histoire passionnante qui nous fait réfléchir. Une très belle découverte italienne !

Une famille comme il faut de Rosa Ventrella, paru en juin 2020 aux éditions Pocket, 336 pages, 7,60€

Les chats, comment ils prennent soin de notre santé de Anne-Claire Gagnon

Adepte absolue des félins, je n’avais pas besoin de ce titre pour savoir combien les chats sont importants et nous font du bien. Si j’ai lu ce livre, c’est pour en savoir davantage sur les bienfaits qu’ils apportent à l’homme. Anne-Claire Gagnon est docteur vétérinaire et comportementaliste. Elle s’est basée sur de nombreuses études et témoignages afin d’écrire ce livre. Cet ami à quatre pattes nous aide à déstresser, fait baisser notre tension, aide les personnes autistes, apportent de la compagnie, et bien d’autres choses encore (et sûrement certaines que nous n’avons pas encore découvertes !). Un ouvrage qui nous apprend des choses pertinentes sur nos amis les chats.

Les chats, comment ils prennent soin de notre santé de Anne-Claire Gagnon, paru en juin 2020 aux éditions Robert Laffont, 256 pages, 19€

Comment s’est passé votre été ? Avez-vous fait de belles découvertes livresques ?

Les chroniques de juillet

Bonjour à tous,
Que vous soyez en vacances ou non, quoi de mieux que des lectures divertissantes et estivales ? J’ai découvert d’excellents titres ce mois-ci, les voici :

Les roches rouges d’Olivier Adam

Leila et Antoine sont de jeunes qui n’ont pas été épargnés par la vie. L’histoire de Leila n’est malheureusement que trop répandue : adolescente, elle a rencontré un homme plus âgé, est tombée amoureuse puis, enceinte. Désormais, elle est sous son emprise. Son quotidien n’est que peur et violence. Antoine, lui, a grandi dans un bon foyer mais un événement tragique l’a plongé dans l’errance et la drogue. Tous deux se rencontrent au Pôle Emploi et rêvent d’une vie différente. Les roches rouges est un roman court qui se lit presque d’une seule traite. Ce roman est très réaliste, on plonge dans le quotidien de deux jeunes paumés et abîmés par la vie et par une multitude de mauvais choix qui rendent leur avenir incertain. J’ai aimé le style d’écriture percutant d’Olivier Adam. Les thématiques abordées sont difficiles et ne laisseront personne indemne. Un véritable uppercut !

Les roches rouges d’Olivier Adam, paru en juin 2020 aux éditions Robert Laffont, 240 pages, 17,90€

Suzanne de Frédéric Pommier

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Suzanne est une nonagénaire qui vit en EHPAD. Si elle devient de plus en plus dépendante, Suzanne se rend bien compte que rien ne va : le personnel n’a pas le temps de s’occuper de tous les pensionnaires, il est en sous-effectif, la nourriture est insipide, la toilette est bâclée et les douches trop rares, certaines scènes sont de pures maltraitances et négligences. Frédéric Pommier nous raconte l’histoire de sa grand-mère, sa naissance, son enfance, ses premières amours, son mariage, ses rêves et ses désillusions. Suzanne est le portrait d’une femme forte, qui s’est toujours battue et qui n’a qu’une devise : SQM (Sourire Quand Même). A travers sa grand-mère, il ne voit pas qu’une simple dame âgée mais toutes les personnes qu’elle a été, tous les rôles endossés durant sa longue vie. Un portrait tendre, émouvant et souvent drôle qui nous rappelle qu’il est urgent de profiter de sa vie, des moments simples avant que nous n’en soyons plus capables.

Suzanne de Frédéric Pommier, paru en janvier 2020 aux éditions Pocket, 216 pages, 6,95€

La toute première fois de Cameron Lund

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Keely est une adolescente qui fête ses dix-huit ans avec un constat amer : elle est toujours vierge quand tout le monde autour d’elle « l’a déjà fait ». L’année scolaire se termine et il est impensable pour elle de partir à l’université sans aucune expérience en la matière. Keely va alors faire la rencontre de Dean, un jeune homme plus âgé et irrésistible. L’occasion pour elle de perdre sa virginité. Mais est-ce vraiment bien ce qu’elle veut ? La toute première fois est un roman qui se lit rapidement. Les personnages, surtout Keely et Andrew son meilleur ami, toujours là pour elle, sont très attachants. La thématique de la première fois est bien traitée et on y aborde des choses très importantes comme le désir et surtout, le consentement. Cameron Lund a réussi le pari d’écrire un roman sur un sujet important de l’adolescence qui sonne vrai et dont les lecteurs vont pouvoir s’identifier facilement aux personnages.

La toute première fois de Cameron Lund, paru en juin 2020 aux éditions Michel Lafon, 406 pages, 16,95€

Le sourire des fées de Laure Manel

Le sourire des fées est la suite de La mélancolie du kangourou. Je n’ai pas encore lu ce premier opus mais je vous rassure, vous pouvez tout à fait lire ce roman indépendamment du précédent. Nous faisons la rencontre d’une famille recomposée adorable : Antoine, le père, Lou sa fille de 8 ans et Rose qui s’est occupée de Lou dès son plus jeune âge, à la suite de la mort de sa mère, lors de l’accouchement. Antoine et Rose vivent une très belle histoire d’amour et tout se passe à merveille avec Lou, une fillette terriblement attachante. Le sourire des fées parle de l’Amour, de la famille, du pardon, mais aussi la fatalité. Que faire lorsque quelque chose de terrible s’abat sur nous ? Laure Manel nous offre un récit émouvant et plein de tendresse, d’amour et d’espoir. Avec ce roman, vous allez rire, pleurer et vous émerveiller.

Le sourire des fées de Laure Manel, paru en juin 2020 aux éditions Michel Lafon, 348 pages, 18,95€

Liberté, égalité, maternité d’Émilie Daudin

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Émilie Daudin est cheffe d’entreprise, blogueuse et aussi maman. Une vie bien remplie où il est parfois difficile de tout conjuguer. Elle nous parle de son parcours, de ses choix personnels et professionnels. A travers différents chapitres thématiques (la grossesse, la fausse couche, l’allaitement, le post-partum etc.), elle raconte son vécu, donne de précieux conseils et nous retranscrit aussi l’avis de ses lectrices sur certains sujets. J’ai apprécié sa vision des choses, son recul sur certaines situations et son mot d’ordre : déculpabiliser ! A l’heure des réseaux sociaux, l’image de la femme (et mère) parfaite est omniprésente, elle est pourtant bien loin de la réalité. Un ouvrage intéressant pour trouver son équilibre.

Liberté, égalité, maternité d’Émilie Daudin, paru en mai 2020 aux éditions Leduc, 192 pages, 19,00€

Je suis une Viking d’Andrew David Macdonald

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Zelda est une Canadienne de 21 ans pas comme les autres. Elle souffre d’un handicap mental car sa mère buvait de l’alcool durant sa grossesse. Aujourd’hui orpheline, elle vit avec son grand-frère Gert qui fait tout pour améliorer son quotidien, quitte à prendre des risques. Zelda est une véritable héroïne, elle a la joie de vivre, une passion incroyable pour les Vikings et a très envie d’écrire sa propre légende. Elle ne se met aucune barrière et compte bien prouver aux autres qu’elle peut devenir autonome et réussir une multitude de choses. Je suis une Viking est un roman fort, qui met en scène une héroïne inattendue qui nous emmène dans une magnifique aventure. Pas ou peu de larmes dans ce titre mais beaucoup d’humour et de réalisme. On y parle de sujets tabous qui ne devraient pas l’être comme les relations amoureuses et sexuelles entre personnes atteintes de handicap. Un roman formidable et difficile à reposer. J’espère un jour retrouver Zelda dans d’autres aventures.

Je suis une Viking d’Andrew David Macdonald, paru en mars 2020 aux éditions Robert Laffont, 448 pages, 21,00€

Je vous souhaite un bel été et de bonnes lectures ! N’hésitez pas à me recommander vos romans coups de cœur des vacances !

Les chroniques de juin

Nous voici à l’été et si le beau temps n’est pas très présent, la littérature permet heureusement de s’évader et nous donne un bon goût de vacances. Je vous laisse découvrir mes lectures du mois :

Lettres de Washington Square de Anne Icart

L’histoire se déroule dans les années 1980, Zélie, étudiante, se rend au chevet de Tine, sa grand-tante qu’elle considère comme sa grand-mère. Le lien entre les deux femmes est très fort. Et pour cause, la sœur jumelle de Tine, est morte en couches et c’est donc Tine qui a élevé l’enfant, Michel et plus tard, Zélie, la fille de Michel. Peu après le décès de Tine, Zélie met de l’ordre dans sa maison et découvre des centaines de lettres cachetées qui proviennent de son grand-père paternel, celui qui est parti aux États-Unis et que Michel n’a jamais connu. Voici un émouvant roman épistolaire qui met en scène des personnages hauts en couleur. J’ai adoré suivre Zélie en quête de vérité et Baptiste, ce père qui n’a jamais cessé d’écrire à son fils. Un hommage à tous ceux qui ont migré vers l’Amérique dans l’espoir d’une vie meilleure.

Lettres de Washington Square de Anne Icart, paru en février 2020 aux éditions Robert Laffont, 312 pages, 19,00€

Cette fois peut-être de Kasie West

Sophie est une adolescente qui rêve d’intégrer une école de stylisme à New York. Afin de réaliser ce rêve, elle travaille les week-end chez une fleuriste spécialisée dans l’événementiel. Lors de l’une des festivités de la ville, elle rencontre Andrew, récemment arrivé dans la région. Et immédiatement, elle le déteste. Mais Andrew n’a pas dit son dernier mot ! Ce roman s’écoule sur une année et se divise en chapitres, chacun mettant en scène un événement. J’ai eu un peu de mal à m’attacher à Sophie, je l’ai trouvée souvent trop dure envers les autres dont sa mère. J’aurais également souhaité trouver un peu plus de romance dans ce titre. Si j’ai énoncé quelques points négatifs, j’ai passé un très bon moment de lecture, à la fois divertissante et rafraîchissante !

Cette fois peut-être de Kasie West, paru en juin 2020 aux éditions Hugo & Cie, 333 pages, 17,00€

Son espionne royale et la partie de chasse (tome 3) de Rhys Bowen

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Dans ce nouvel opus des aventures de Georgiana, nous suivons notre héroïne en Écosse pour des vacances explosives. Et pour cause, la famille Royale est menacée. Par qui et pour quelle raison ? Georgie va mener l’enquête ! J’ai aimé découvrir l’Ecosse et le fameux château de Rannoch. J’ai adoré beaucoup de choses : les personnages en premier lieu : celui de Georgie, drôle et perspicace, le séduisant et énigmatique Darcy, le grand-père de Georgie toujours aussi attachant et attentionné. Les scènes sont souvent humoristiques, notamment l’association de Georgie et sa désagréable belle-soeur qui préparent un plan pour que les invités américains quittent rapidement le château de Rannoch ! Plus j’avance dans la série et plus j’adhère. Laissez-vous tenter !

Son espionne royale et la partie de chasse (tome 3) de Rhys Bowen, paru en janvier 2020 aux éditions Robert Laffont, 360 pages, 14,90€

Holiday de T. M. Logan

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Que se passe-t-il quand quatre amies de longue date se retrouvent dans une luxueuse villa française pour passer une semaine et célébrer leur quarante ans avec leurs familles ? Indice : les vacances de rêve vont virer au cauchemar ! Nous suivons Kate, l’une des quatre femmes qui, le premier jour, découvre que son mari entretien une liaison avec l’une de ses trois amies, mais laquelle ? Il faut dire que chacun semble avoir des petits secrets. Entre mensonges, cachotteries et paranoïa, on ne risque pas de s’ennuyer ! Impossible pour moi de découvrir la fin, l’intrigue est très bien ficelée et on soupçonne, tour à tour, tous les personnages. Holiday est le thriller addictif de l’été !

Holiday de T. M. Logan, paru en juin 2020 aux éditions Hugo & Cie, 459 pages, 19,95€

Ma chérie de Laurence Peyrin

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Je suis amoureuse des histoires de Laurence Peyrin, qui mettent en avant des femmes incroyables à des époques différentes. Ma chérie est l’histoire de Gloria, qui a quitté sa ville natale et sa famille modeste pour une vie dorée à Miami. Dix ans plus tard, Gloria vient de souffler sa trentième bougie lorsqu’elle perd tout ce qu’elle a et est contrainte de retourner vivre chez ses parents. Nous sommes en plein cœur des années 1960. Dans le bus du retour, Gloria rencontre Marcus, un afro-américain qui lui demande l’autorisation de s’assoir à côté d’elle. Ma chérie est un très beau roman sur la ségrégation, la différence, l’amour, l’amitié, les apparences mais aussi sur la famille ou sur l’après-guerre. La plume de Laurence Peyrin est sublime, elle nous emmène avec elle pour un beau voyage.

Ma chérie de Laurence Peyrin, paru en mai 2020 aux éditions Pocket, 288 pages, 6,95€

Et du côté de la littérature jeunesse :

Bébé Loup : Les objets de la maison

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Finis les albums encombrants, découvrez les imagiers de la série Bébé Loup dans un petit format léger à emmener partout ! En effet, l’album est relié à une attache en tissu épais que l’on peut accrocher à la poussette grâce à un scratch. Un système pratique qui permettra d’occuper les bébés, dès l’âge de 6 mois en balade. Vous apprécierez également les jolies couleurs vives et l’adorable Bébé Loup !

Bébé Loup : les objets de la maison de Emiri Hayashi, paru en janvier 2020 aux éditions Nathan, 10 pages, 6,95€

Ma magie à moi

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Dans cet album, on rencontre un petit garçon magicien. Sa magie, c’est le soleil qui se lève, la vache qui produit du lait, le chat qui ronronne sur le tapis. Dans ce titre, nous visualisons le monde à travers les yeux d’un tout-petit et nous ressentons ses émotions. Les illustrations sont belles et douces. Une histoire pleine de poésie !

Ma magie à moi de Gaia Guasti et Simona Mulazzani, paru en janvier 2020 aux éditions Nathan, 32 pages, 12,95€

Papa attend bébé

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Papa attend bébé est, comme son nom l’indique, un titre sur la grossesse à travers les yeux d’un futur papa. Si son ventre à lui reste évidemment plat et sans aucun bruit, il vit aussi la grossesse à sa façon. Notre narrateur fait du sport pour rester en forme, imagine tout un tas d’histoires à raconter à son enfant, essaye d’imaginer les traits de son enfant et prépare son arrivée. Il est à la fois angoissé et impatient à la perspective de ce grand chamboulement. Les illustrations sont belles, parfois abstraites et surtout, colorées. Un très bel album sur un événement qui change la vie !

Papa attend bébé de Frédérique Loew et Barroux, paru en avril 2020 aux éditions Mango, 64 pages, 14,50€

Les chroniques de décembre

L’année 2019 se termine sur une note très positive, 2020 s’annonce sous les meilleurs auspices ! En ce dernier mois de l’année, j’ai moins lu mais je suis très satisfaite de mes choix que je vous laisse découvrir :

La fraternité de Takis Würger

Dans ce premier roman, Takis Würger nous emmène sur le campus de Cambridge, à la rencontre de son personnage principal, Hans. Le jeune homme est issu d’un milieu modeste. Suite à un drame, une tante éloignée et professeure à Cambridge lui offre l’opportunité d’intégrer la prestigieuse université à condition qu’il enquête sur un crime au sein d’une fraternité, le Pitt Club. S’il existe de nombreux livres dont l’intrigue a lieu sur un campus de renom, La fraternité se démarque par ses personnages singuliers : Hans, le solitaire imprévisible, la douce-écorchée Charlotte ou la mystérieuse tante, incapable d’exprimer le moindre sentiment. La fraternité est un mélange d’enquête, de roman noir, de romance et de drame. Un premier roman réussi !

La fraternité de Takis Würger, paru en octobre 2019 aux éditions 10-18, 264 pages, 7,50€

L’embarras du choix de Laure Manel

Emma s’apprête à épouser Julien. Mais, devant l’autel, Emma hésite lorsqu’on lui pose LA question. Elle se projette alors dans 4 ans, 13 ans et 24 ans après son mariage. Chaque scénario est différent et met en scène un problème majeur au sein d’un couple : l’infidélité, la lassitude, l’éloignement… J’avoue avoir eu du mal à m’attacher à Emma qui ne se présente pas vraiment sous son meilleur jour. A l’inverse, Julien est trop absent, comme s’il n’était qu’un simple figurant. Toutefois, j’ai apprécié la construction originale du récit et les différentes projections d’Emma, on se demande quelle sera sa réponse. Petit plus : la fin est une véritable surprise ! Pour conclure, il s’agit d’un roman divertissant qui pousse à réfléchir sur les relations amoureuses de notre époque.

L’embarras du choix de Laure Manel, paru en novembre 2019 aux éditions Michel Lafon, 365 pages, 18,95€

Libre comme l’air de Sara Lövestam

Libre comme l’air est le troisième volet de la tétralogie de Sara Lövestam mettant en scène Kouplan, un détective iranien sans papiers à Stockholm. Les deux tomes précédents m’ont fait forte impression et j’étais ravie de retrouver ce personnage atypique. Désormais, Kouplan est sans-abri, contraint de dormir dans les souterrains du métro. Un jour, une femme l’appelle pour lui demander d’enquêter son mari qu’elle soupçonne d’infidélité. Pas facile d’être un détective sans-papier, sans logement et presque sans argent : manque criant de moyens pour enquêter, la peur constante que la police des frontières ne l’arrête, la fatigue et la malnutrition. Ici encore, je me suis attachée à Kouplan et j’ai aimé suivre sa vision des choses, son regard sur la société. Un volet plus intime qui pousse à la réflexion sur la situation des réfugiés.

Libre comme l’air de Sara Lövestam, paru en mars 2019 aux éditions Robert Laffont, 360 pages, 18,90€

La Martinique vue du ciel de Patrick Chamoiseau et Anne Chopin

La Martinique est une merveilleuse île que j’ai eu l’occasion de découvrir. J’étais donc ravie de recevoir cet ouvrage de la part des éditions HC et de Babelio que je remercie. J’ai adoré redécouvrir l’île vue du ciel : ses paysages à couper le souffle, sa végétation, ses reliefs montagneux, ses eaux turquoises et ses plages volcaniques… Les photographies présentent la Martinique sous un autre jour et nous alertent : il faut absolument préserver cette île ! Que vous ayez déjà visité ou non la Martinique, je vous recommande cet ouvrage pour sa beauté.

La Martinique vue du ciel de Patrick Chamoiseau et Anne Chopin paru en octobre 2019 (nouvelle édition) aux éditions HC, 160 pages, 28,50€

Bonus : La Martinique vue de la Terre



L’Anse Noire

Jardin de Balata

La sélection est à présent terminée, j’en profite pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2020 ! Avez-vous pris des résolutions ?