couv16582679Résumé

Surrey, 1948. L’inspecteur Grant est dépêché par Scotland Yard à Milford pour aider la police locale à démêler une sombre histoire de kidnapping. Marion Sharpe et sa mère sont accusées d’avoir enlevé et battu Betty Kane, une orpheline de guerre de 16 ans. Pour assurer leur défense, les Sharpe font bientôt appel à l’avocat Robert Blair qui, bien qu’étranger d’ordinaire aux affaires criminelles, accepte de leur venir en aide, ce qui ne va pas sans causer quelques frictions avec la police pendant l’enquête et le procès. Avec son regard franc, son maintien si réservé, la fraîcheur de ses seize ans, Betty est l’image même de l’adolescente sympathique, sans défense. Pas un jury au monde ne songera à mettre en doute ses effroyables accusations, pas un journal n’hésitera à publier sa photo en première page. Et pourtant Robert Blair sait qu’il se trouve en face d’une sale petite menteuse. Mais comment le prouver ? Il a tout retourné sans trouver le moindre indice. Il doit pourtant y avoir une faille dans cette cuirasse de mensonges. Le tout est de la découvrir avant que ne s’ouvre le procès.

L’avis de Cassandre

Il y a quelques temps, j’ai souhaité lire La fille du temps de Josephine Tey. Hélas, j’ai rapidement abandonné car il s’agit d’une enquête un peu spéciale qui met en scène un personnage réel, Richard III. J’ai souhaité donner une seconde chance à l’auteure avec un policier plus classique.

Dans cette enquête, Betty Kane, une adolescente de seize ans déclare qu’elle a été kidnappée par deux femmes, séquestrée, battue et condamnée à des travaux forcés au sein de leur maison avant qu’elle ne réussisse à s’enfuir. Les deux accusées, Marion Sharpe et sa mère, font appel à Robert Blair, un avocat qui ne croit pas du tout en l’histoire de Betty. Mais comment prouver le contraire quand la déclaration de Betty fournit des détails assez troublants ?

Ce court roman a été écrit peu après la seconde guerre mondiale et l’histoire prend place à cette même époque. J’ai adoré le cadre spatio-temporel, le Londres de l’après-guerre et l’enquête qui se met progressivement en place. On se doute que Betty ment et comme les personnages, on aimerait savoir où elle est passée pendant tout ce temps, pourquoi elle ment et comment elle a pu échafauder ce plan. On découvre des éléments petit à petit et les pièces du puzzle s’assemblent. L’intrigue se tient et Josephine Tey a su piquer ma curiosité et me surprendre. Ses personnages sont attachants et même si le roman est court, ils nous réservent un bon lot de surprises.

Pour conclure, je conseille ce titre si vous aimez les Grands Détectives et le Scotland Yard des années 1900 !

Elle n’en pense pas un mot de Josephine Tey, paru le 3 décembre 2015 aux éditions 10-18, 212 pages, 7,10€

9 Comments on Elle n’en pense pas un mot de Josephine Tey

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