Couv - La Mer Les EmporteraRésumé

Dans le Grand Nord américain, non loin de l’Alaska, les hommes de Loyalty Island partent chaque automne pêcher le crabe royal. Pendant plusieurs mois, ils bravent l’océan, au péril de leur vie, pour ramener ce qui permettra à leurs familles de survivre. Alors, quand John Gaunt, le riche propriétaire de la flotte, se meurt, c’est toute une communauté qui est menacée de disparaître.

Chez les Bollings, ce décès imminent exacerbe les tensions entre les parents de Cal. Henry, son père, est obnubilé par le sort de l’entreprise, dont l’unique héritier des Gaunt ne se soucie guère. Il est prêt à tout pour sauver son avenir et celui des autres marins. Tout. Y compris les actes les plus inavouables.

Mais Cal devine ses projets. Dès lors, le garçon se retrouve confronté à un insoluble dilemme. Doit-il dénoncer le héros de son enfance, ou se taire ? Des années plus tard, Cal, désormais adulte, est toujours hanté par ce choix…

L’avis de Cassandre

La mer les emportera est mon tout premier titre de la Rentrée Littéraire 2014. Cal et ses parents vivent sur une presqu’île, proche de l’Alaska. Son père est pêcheur, comme presque tous les hommes du village et part chaque année pour de longs mois. Sa mère est souvent absente, elle s’éclipse dès qu’elle le peut et ment à tout va. Le tout prend une tournure beaucoup plus sombre lorsque John, chef de l’entreprise de pêche décède et lègue tout son héritage à son fils, Richard, qui compte bien tout revendre. La vie de tout un village est menacée.

Cal est un adolescent perdu, en quête d’identité. Il va être confronté à un choix crucial et quelle que soit sa décision, elle aura des conséquences importantes. Il nous raconte donc son histoire non pas sans un certain suspense qui pousse le lecteur à vouloir connaître l’issue du roman. J’ai ressenti beaucoup de choses durant cette lecture comme la rudesse de la vie de marin, l’anxiété et l’indécision qui hante Cal et son ami Jamie, le grain de folie chez les femmes de pêcheurs, restées à la maison,… Mais surtout, j’ai eu l’impression de sentir le balancier de l’océan qui me portait tout au long de cette lecture avant de finir par se déchaîner.

C’est un roman certes dramatique mais que j’ai largement apprécié. Une lecture forte écrite par une belle plume et qui ne vous laissera pas indemne.

La mer les emportera de Nick Dybek, paru le 28 août 2014 aux éditions Presses de la Cité, 300 pages, 20€

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