Catégorie : Albums

Les chroniques de décembre

Bonjour à tous,
Ça y est, l’année 2021 est derrière nous ! Si elle n’a pas été fameuse au niveau crise sanitaire et au niveau météorologique, je dois dire que du côté littéraire, je me suis régalée ! Et heureusement ! Je vous laisse donc découvrir mes lectures variées du mois de décembre :

A la lumière de la nuit d’Ilaria Tutti

A la lumière de la nuit est le deuxième polar d’Ilaria Tutti que je lis, après La nymphe endormie. A la lumière de la nuit est le troisième opus des enquêtes de Teresa Battaglia et son équipe (je n’ai pas lu le tout premier, Sur le toit de l’enfer). J’étais impatiente de me plonger dans ce nouveau polar et de retrouver Teresa. Ce tome, contrairement aux précédents, est très court avec moins de 250 pages contre plus de 600 pour les précédents. Il s’agit d’une petite enquête particulière, presque une parenthèse. Teresa est contactée par les parents de Chiara, atteinte d’une maladie rare, la maladie de la Lune, qui interdit à la fillette de huit ans, tout contacte avec la lumière, la condamnant à vivre dans l’obscurité. Chiara est en proie à des cauchemars dans lesquels elle décrit un enfant mort dont le corps repose au pied d’un arbre. Mue par son intuition, Teresa, avec l’aide de son coéquipier Marini, enquête alors. Ce roman singulier m’a beaucoup plu par son côté ésotérique et historique à la fois. Il ne s’agit pas d’un polar traditionnel et c’est ce qui fait que ce titre se démarque. Pour conclure, j’ai aimé ce roman atypique et j’ai pris plaisir à retrouver le duo Battaglia/Marini. Vivement la suite ! Le plus : les droits d’auteur sont reversés à la recherche sur le sarcome d’Ewing.

A la lumière de la nuit d’Ilaria Tutti, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 240 pages, 18,90€

Crossroads de Hervé Gagnon

Crossroads ne fait pas partie de mes genres de lectures habituels. Cependant, j’avais envie de sortir des sentiers battus et j’étais très impatiente de me plonger dans cette histoire. L’histoire se déroule de nos jours à Memphis, sur le Mississippi. Nous faisons la rencontre de deux personnages principaux. D’un côté, Donald Kane, historien médiéviste et Virginia Kraft, anthropologue afro-américaine. Ce duo atypique se voit confier par une vieille dame, un coffret ayant vraisemblablement appartenu à Robert Johnson, le célèbre blues-man. Passionnés par la vie de ce chanteur et musicien hors du commun, ils embarquent immédiatement pour une aventure rocambolesque sur les pas de celui qui, dit-on, a vendu son âme au diable. Crossroads est un thriller ésotérique où nous découvrons le hoodoo qui est un genre de vaudou afro-américain. J’ai adoré cet univers où on apprend beaucoup de choses sur la spiritualité du Mississippi. L’action est très présente et on ne s’ennuie pas une seule seconde. J’ai adoré ce voyage au cœur du sud des États-Unis.

Crossroads de Hervé Gagnon, paru en novembre 2021 aux éditions Hugo & Cie, 529 pages, 19,95€

Les chagrins d’amour font de belles chansons de Tamara Balliana

Envie d’une romance à l’italienne ? Les chagrins d’amour font de belles chansons est le livre qu’il vous faut ! Ilaria est répétitrice à l’Opéra de Vérone. Passionnée par la musique mais trop timide pour chanter devant un public, elle travaille malgré tout dans ce milieu qui la fait rêver. Si Ilaria est une romantique dans l’âme, la jeune femme cumule les échecs sentimentaux. Elle s’engage trop vite et se prend trop souvent des râteaux, à peine l’histoire commencée. Alors, quand Cillian McKee, ex-chanteur à succès pour adolescentes rejoint l’opéra, Ilaria prend ses jambes à son cou, échaudée par sa récente rupture. Évidemment, rien ne se passera comme prévu ! Ce titre est une adorable romance, la rencontre entre deux êtres déçus par l’amour et qui peinent à exprimer leurs sentiments. Je les ai trouvés touchants et j’ai apprécié qu’ils prennent le temps de s’apprivoiser. C’est une belle romance, pleine de tendresse et dans un superbe décor musical et italien.

Les chagrins d’amour font de belles chansons de Tamara Balliana, paru en octobre 2021 aux éditions Hugo & Cie, 379 pages, 17€

Son espionne royale et la reine des cœurs de Rhys Bowen

Notre Lady Georgiana revient pour notre plus grand bonheur dans une huitième enquête. Dans cet opus, elle embarque avec sa mère dans un prestigieux paquebot digne du Titanic direction, les États-Unis ! Mais il semblerait qu’un voleur de bijoux sévisse et celui-ci a tout d’un professionnel. Arrivées sur les terres américaines, mère et fille vont intégrer le palpitant monde du cinéma. Ce tome est différent des précédents pour son enquête. Il est plus axé sur les vols de bijoux que sur un crime. De ce fait, il y a moins de péripéties et l’enquête est moins centrale. On s’intéresse davantage à l’histoire personnelle de Georgie et Darcy et au monde du cinéma que j’ai adoré. Ce qui n’est pas pour me déplaire ! Ce tome est drôle, on sent un contraste entre les coutumes de la royauté anglaise et la jeunesse américaine, parfaitement décoincée ! J’ai encore une fois passé un excellent moment, cette série a vraiment tout pour plaire !

Son espionne royale et la reine des cœurs de Rhys Bowen, paru en novembre 2021 aux éditions Robert Laffont, 396 pages, 14,90€

Bons baisers de Limón d’Edo Brenes

Inspiré par sa propre histoire familiale, Edo Brenes nous raconte l’histoire d’un étudiant de retour dans son Costa Rica natal. Chez ses parents, il découvre une boîte contenant des photographies de ses parents, grands-parents, oncles et tantes, etc.. Cela lui donne envie d’en savoir plus sur sa famille, en particulier sur ses grands-parents Rosaria et Virgilio ainsi que l’oncle Osvaldo. Pour retracer l’histoire familial, le narrateur interroge ses parents, proches et lointains qui se replongent à leur tour dans les années 1940 à 1960. Il se pourrait bien que notre personnage principal déterre un secret de famille profondément enfoui. J’ai beaucoup aimé ce roman graphique doux-amer et ce décor de petite station balnéaire où tout le monde se connaît. J’ai apprécié la thématique du secret de famille, équilibre précaire sur lequel reposent plusieurs générations. Les illustrations sont simples, j’ai apprécié les couleurs qui évoquent la nostalgie et le passé. Pour conclure, une belle fresque familiale qui m’a fait voyager au cœur du Costa Rica.

Bons baisers de Limón d’Edo Brenes, paru en septembre 2021 aux éditions Casterman, 280 pages, 23€

Les Ailes d’Ombre tome 1 de Kass Morgan et Danielle Paige

J’ai découvert la plume de Kass Morgan avec la série Les 100 qui m’avait beaucoup plu. J’étais donc impatiente de la retrouver dans une toute autre thématique et en collaboration avec Danielle Paige dans cette toute nouvelle série. Vivian est une adolescente qui vit seule avec sa mère, diseuse de bonne aventure. Elles ne restent jamais bien longtemps dans une ville, sa mère craignant une « menace » envers sa famille. Vivi s’apprête à quitter son cocon pour la fac et espère avoir plus de stabilité dans sa vie. Il s’agit d’une fille très terre à terre qui ne croit absolument pas au surnaturel. Scarlett est une jeune fille de troisième année, très sûre d’elle, extravertie et populaire, tout l’inverse de Vivi. Elle fait partie d’une sororité très élitiste du campus et il se pourrait bien que les membres soient dotés de pouvoirs. Les Ailes d’ombre est un premier tome riche en action et en rebondissements. J’ai adoré cet univers de sorcières et ces deux personnages principaux diamétralement opposés. L’intrigue est bien menée et on ne s’attend pas du tout à ce dénouement. Il me tarde de voir ce que la suite nous réserve !

Les Ailes d’Ombre tome 1 de Kass Morgan et Danielle Paige, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 408 pages, 18,90€

Les p’tites chauve-souris de Claire Lecoeuvre et Chloé du Colombier

Après la visite d’un célèbre parc animalier dans lequel on peut visiter la crypte des chauves souris, qui s’avère assez effrayante car celles-ci nous frôlent, mon petit cousin avait une appréhension, peut-être même peur de ces petits mammifères.
Lorsque j’ai vu ce petit album dans la sélection Masse Critique, je me suis dit que c’était l’occasion de faire disparaître cette peur. Et c’est gagné !
L’album, d’une trentaine de page environ, se lit très rapidement. Les illustrations sont très jolies et s’adressent parfaitement aux plus petits.
Au fil des pages, les enfants peuvent découvrir le mode de vie, l’alimentation et les caractéristiques physiques de ces petits êtres de manière simple, grâce au vocabulaire adapté.
Je remercie Babelio et les éditions du Ricochet pour cet agréable moment.

Les p’tites chauve-souris de Claire Lecoeuvre et Chloé du Colombier, paru en octobre 2021 aux éditions Ricochet, 9,50€

Le bébé le plus minuscule du monde d’Alia Cardyn et Léa Decan

Charlotte est une petite fille comme les autres. Elle adore les animaux, les câlins avec sa maman, les histoires et les chatouilles avec son papa. Mais ça, c’était avant. Ses parents ne lui accordent plus la même attention qu’avant et sont souvent à l’hôpital. Et pour cause, sa petite sœur, surnommée « Petit Rat » est hospitalisée en néonatalogie suite à sa prématurité. Charlotte lui en veut beaucoup, Petit Rat lui a volé ses parents et plus rien n’est comme avant depuis. Le bébé le plus minuscule du monde est un magnifique album qui s’adresse aux frères et sœurs de bébés prématurés mais aussi aux autres enfants. Il permet de mettre des mots sur un événement difficile à l’issue incertaine. J’ai aimé le vocabulaire et les explications réalistes et transparentes. Les illustrations sont superbes, dans des tons plutôt pastels. Elles véhiculent énormément d’amour, je n’ai pu être que touchée par tant de poésie. Un titre important sur un sujet grave, expliqué avec brio aux enfants.

Le bébé le plus minuscule du monde d’Alia Cardyn et Léa Decan, paru en novembre 2021 aux éditions Robert Laffont, 40 pages, 14,90€

Les amis de Petit Renard de Nicolas Gouny

Petit Renard s’ennuie aujourd’hui. Il décide alors d’essayer d’attraper une araignée. Sa course le mène en plein cœur de la forêt où il se retrouve seul, vraiment seul ? J’ai découvert Petit Renard il y a quelques années, j’en suis ressortie conquise. J’ai pris plaisir à retrouver cet adorable personnage dans de nouvelles aventures. L’univers de Nicolas Gouny est unique. Ses illustrations sont composées uniquement d’éléments naturels : feuilles, tiges, branches, pétales, etc.. Les couleurs sont donc essentiellement automnales, ce qui correspond bien à l’univers de la forêt. Un album humoristique et coloré sur l’amitié qui plaira à tous les amoureux de la nature. J’espère retrouver Petit Renard dans de nouvelles aventures !

Les amis de Petit Renard de Nicolas Gouny, paru en septembre 2021 aux éditions Balivernes, 32 pages, 14€

J’aime mieux les chevals de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet

Un petit garçon aimerait offrir à son père, à l’occasion de son anniversaire. N’étant pas très doué en dessin, il demande à une autre personne (qu’on ne voit pas dans l’album) de lui dessiner ce qu’il préfère : des chevals ! J’ai adoré ce titre, très humoristique qui retranscrit la répartie et la perspicacité des enfants. Leur raisonnement est implacable. J’ai aimé les illustrations, simples et joyeuses ainsi que les choix de polices d’écriture qui évoquent l’impatience et la joie de l’enfant qui attend son dessin. Un album original qui vous rappellera sans doute des mots d’enfants !

J’aime mieux les chevals de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet, paru en octobre 2021 aux éditions Balivernes, 32 pages, 12€

Ma sélection s’achève, je vous souhaite une excellente année 2022, une bonne santé, de la joie et du succès dans tous vos projets !

Les chroniques de novembre

Ho, Ho, Ho ! Vous sentez cet air de fêtes ? Les premiers flocons, les raclettes, les films de Noël et la lecture au coin du feu. Pas de doutes, l’hiver s’est installé et j’ai passé de très bons moments en ce mois de novembre. Prêts à découvrir ma sélection ?

Les Azalées fleurissent en hiver de Dahlia Blake

Lorsque nous rencontrons Azalea, celle-ci est en plein chamboulement. Son mariage a lieu dans moins d’un mois lorsqu’elle prend la poudre d’escampette direction… le soleil de la Martinique ! Cependant Azalea ne compte pas prendre du bon temps, plutôt, échapper à son ex-fiancé et faire le point sur sa vie. Je suis immédiatement entrée dans l’histoire et il m’était impossible de reposer ce roman ! Azalea va retrouver Jacob, dit Kaï, un ami d’enfance et très vite, la tension est palpable. J’ai aimé la thématique abordée, celle des violences conjugales (physiques et morales) qui est à mes yeux très importante. Il faut en parler, briser le tabou et dénoncer ces faits. Ce sujet, grave, est abordé avec réalisme et pragmatisme. J’ai été touchée par l’histoire d’Azalea ainsi que par celle de Kaï, personnage qui, de surcroît, m’a fait rêver. J’ai adoré sa répartie, son charisme et son côté tombeur (waouh !). Enfin, le décor de la Martinique m’a rappelé mon voyage sur l’île en décembre, il y a deux ans, séjour que je n’oublierai jamais. J’ai pu retrouver l’ambiance si particulière de la Martinique au moment des fêtes. Une excellente lecture que je recommande à toutes et à tous !

Les Azalées fleurissent en hiver de Dahlia Blake, paru en octobre 2021 aux éditions Hugo & Cie, 590 pages, 8,50€

S’adapter ou mourir d’Antoine Renand

S’adapter ou mourir est le deuxième roman d’Antoine Renand que j’ai la chance de lire, après L’empathie. Dans ce nouveau thriller, l’auteur nous parle de la modération de contenus des réseaux sociaux par l’homme. J’ai trouvé le sujet original et d’actualité. J’ai ressenti un profond malaise à imaginer ces hommes et ces femmes qui subissent des images de violences, de maltraitance, de haine voire même de crimes. Nous rencontrons Arthur, en pleine crise de la quarantaine : une carrière ratée, sa femme qui le trompe et demande le divorce. Acculé et sans ressources financières, il rentre par piston dans une entreprise qui modère des contenus pour Lifebook, le réseau social qui cartonne. Ambre, elle, est une adolescente de 17 ans qui fugue avec son petit-ami suite à une énième dispute avec sa mère. Les deux amoureux vont tomber dans un piège et se faire séquestrer. Quel est le lien entre ces deux histoires ? Vous le découvrirez au fil des pages. Une chose est sûre, vous ne vous attendrez certainement pas à ça ! Antoine Renand sort des sentiers battus avec des personnages qui ne sont jamais totalement gentils ni totalement méchants. Ils sont finalement humains, avec une bonne part d’imprévu. La thématique n’est pas survolée mais bel et bien approfondie et cela permet au lecteur de réfléchir sur l’envers des réseaux sociaux. Pour conclure, un roman différent mais tout aussi addictif que L’empathie.

S’adapter ou mourir d’Antoine Renand, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 576 pages, 21€

Alabama 1963 de Ludovic Manchette et Christian Niemec

Depuis sa parution en grand format, j’ai très envie de découvrir ce roman. L’occasion s’est finalement présentée lors de sa sortie au format poche et je suis ravie de l’avoir lu. Birmingham, 1963, nous sommes en pleine déségrégation aux États-Unis, peu avant l’assassinat de Kennedy. Si les afro-américains ont quelques droits, le chemin vers l’égalité reste encore long. Alors, quand une fillette de couleur noire disparaît, la police ne fait absolument rien pour la retrouver. Les parents sont orientés vers un détective blanc, Bud Larkin pour essayer de la retrouver. Mais Bud n’est plus que l’ombre de lui même, c’est un alcoolique notoire qui n’enquête sur pas grand chose et a bien du mal à se rappeler quel jour on est. Parallèlement, nous suivons Adela, femme de ménage noire au service des Blancs. Adela et Bud vont être amenés à se côtoyer, malgré eux, dans le cadre de cette enquête. J’ai adoré ce titre que j’ai trouvé très prenant, passionnant et dont j’ai profondément aimé les personnages. Coup de coeur pour Adela, une femme forte et émouvante. J’ai voyagé à travers cette Amérique en plein changement et j’ai passé un excellent moment avec cette enquête.

Alabama 1963 de Ludovic Manchette et Christian Niemec, paru en octobre 2020 aux éditions Pocket, 352 pages, 7,60€

Où est mon singe ?

La collection des Tout-doux des éditions Usborne commence à s’étoffer. Où est mon singe ? est une réédition de cette série. Le tout-petit doit retrouver un singe à travers les pages. A chaque double-page, il découvre une espèce de singe (chimpanzé, gorille, orang-outan…) avec une caractéristique : des sourcils poilus, des pieds lisses ou encore, une langue rêche. Ces détails sont mis en avant grâce à une texture : douce, rugueuse, lisse et brillante… Les illustrations sont de couleurs vives et attirent immédiatement le regard. Ce titre plaira aux petits dès 6 mois qui regarderont d’abord les illustrations puis, commenceront à toucher les différentes textures.

Où est mon singe ? paru en septembre 2021 aux éditions Usborne, 10 pages, 7,95€

Où est ma sirène ?

Nouveauté de la collection Les Tout-doux des éditions Usborne, Où est ma sirène ? est un titre qui ravira les bébés, dès 6 mois, filles comme garçons. On craque immédiatement pour sa couverture bleue pailletée et scintillante. Comme à l’accoutumée, le bébé devra retrouver une sirène parmi celles présentées. On plonge alors dans un superbe univers marin peuplé de belles sirènes. J’ai aimé son côté inclusif avec des sirènes qui ont des couleurs de peaux différentes. J’ai également aimé les différentes textures à toucher : un coquillage ondulé, des écailles et surprise, un petit miroir à la fin pour que le bébé puisse se regarder. Un album très joli et coloré !

Où est ma sirène ?, paru en septembre 2021 aux éditions Usborne, 10 pages, 7,95€

Le lionceau

Le lionceau est un petit album cartonné de la collection Mon petit livre à rabats des éditions Usborne. On plonge dans l’univers de la savane. On y suit un lionceau dans son espace naturel. Il va rencontrer de nombreux animaux qui seront révélés grâce à des rabats à soulever. Ce petit album est absolument adorable, on prend plaisir à découvrir différentes espèces, pas forcément très connues comme le pangolin et j’ai trouvé que ça changeait des animaux « traditionnels ». Un titre idéal pour passer un moment complice avec son enfant.

Le lionceau, paru en septembre 2021 aux éditions Usborne, 12 pages, 6,95€

Les petites peurs du soir de Béatrice Grumler et Léonie Koelsch

Chaque soir, Max et ses parents ont un petit rituel : Max brosse ses dents, passe aux toilettes, son papa lui lit une histoire et sa maman ferme les rideaux et l’embrasse. Max se couche apaisé. Mais une fois seul, les peurs de Max prennent le dessus. Il a peur des monstres, des loups ou encore, des maisons hantées. Les bruits de la maison et les ombres de la nuit le terrorisent et il ne parvient pas à s’endormir. Ses parents vont l’aider à combattre ses peurs et leur montrer qui est le plus fort. J’ai beaucoup aimé l’univers, les illustrations, en particulier la personnification des peurs, et le choix des couleurs. Les terreurs nocturnes sont un sujet récurrent et qui peut être difficile à traiter quand on est parent. J’ai aimé que le sujet soit traité de manière très positive et optimiste avec une solution proposée que chacun peut mettre en place facilement. Un album tendre et rassurant. Je remercie les éditions Mango et Babelio pour cet envoi.

Les petites peurs du soir de Béatrice Grumler et Léonie Koelsch, paru en septembre 2021 aux éditions Mango, 32 pages, 9,50€

Les larmes d’Eugénie de Mélanie Laurent et Lucile Placin

Les larmes d’Eugénie est un très bel album écrit par Mélanie Laurent et illustré par Lucile Placin. L’objet-livre est superbe, une couverture très rigide, un titre doré qu’on ne peut que remarquer. L’histoire est celle d’Igor, un pêcheur qui ne pêche rien et dont le bateau est pris dans une tempête. Il sera sauvé par Eugénie, une sirène mélancolique. Le coup de foudre est immédiat et ils ne rêvent que d’une chose : se revoir. Mais l’un vit sur terre et l’autre dans les océans, comment faire pour vivre ensemble ? Derrière ce conte se cache un message environnemental : il faut cesser la surpêche et protéger les océans. J’ai trouvé formidable de faire passer de manière subtile un message aussi essentiel aux générations futures. Faire prendre conscience de l’importance de protéger nos ressources est crucial et plus le message sera intégré tôt et plus il sera facile d’agir, tous ensemble et toutes générations confondues. Les illustrations de Lucile Placin sont merveilleuses. Elles m’ont fait voyager sur terre, dans les océans et dans les airs. Un très bel album au message fort !

Les larmes d’Eugénie de Mélanie Laurent et Lucile Placin, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 32 pages, 14,90€

Les Romantiques de Cécile Coulon et Benjamin Chaud

Cécile Coulon et Benjamin Chaud s’associent pour nous proposer 61 poèmes illustrés, mais cela aurait très bien pu être 69, si vous voyez ce que je veux dire ! En effet, ce beau livre s’adresse à un public averti. Cécile Coulon a écrit de courts poèmes sur des œuvres classiques comme Hamlet, Gargantua ou Roméo et Juliette. Benjamin Coulon, lui, a dessiné de belles illustrations on ne peut plus évocatrices. Ce joli duo se complète. J’ai adoré le mélange humour et érotisme qui se marie à merveille. Une belle idée cadeau à glisser au pied du sapin !

Les Romantiques de Cécile Coulon et Benjamin Chaud, paru en octobre 2021, 128 pages, 21€

Les chroniques de juin

Bonjour à tous,
L’été, ma saison préférée, est arrivé ! Si le beau temps n’est clairement pas au rendez-vous, on se console avec de jolies lectures, voici mes découvertes du mois :

Glace de Christine Féret-Fleury

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Glace est une réécriture dystopique du conte La Reine des Neiges d’Andersen. Si je connais bien évidemment l’adaptation de Disney, je n’ai jamais lu le conte original et j’étais très curieuse de lire ce roman estampillé Young Adult. L’histoire se déroule donc dans un futur plus ou moins proche où les humains ont vécu l’apocalypse. Parmi les survivants, il y a les Glacés, privilégiés qui vivent sous un dôme protecteur et il y a les autres, réduits à l’esclavage et qui survivent en travaillant dans des mines. Parmi eux, il y a Sanna, une jeune fille, désormais orpheline et dont le but est de retrouver Kay, son ami disparu. N’ayant rien à perdre, elle part à sa recherche et débute un long périple semé d’embûches. J’ai beaucoup aimé les thématiques de ce roman, la réécriture d’un conte célèbre de manière contemporaine ainsi que la dimension écologique. J’ai, en revanche, moins apprécié le personnage de Sanna qu’on aimerait voir plus dans l’action que dans la contemplation. Il m’a manqué quelque chose pour que je puisse m’attacher à elle. De plus, j’ai trouvé qu’elle résolvait un peu trop facilement les problèmes qui lui tombaient dessus. Enfin, je retiendrai la très belle écriture de Christine Féret-Fleury, découverte il y a quelques années, elle est à la fois riche et poétique. Pour conclure, j’ai passé un bon moment de lecture, il ne me reste plus qu’à découvrir le conte d’Andersen !

Glace de Christine Féret-Fleury, paru en mars 2021 aux éditions Scrinéo, 316 pages, 18,90€

Hamnet de Maggie O’Farrell

Si le nom Hamnet vous évoque Hamlet, c’est normal. Hamnet est le fils de Shakespeare, disparu brutalement à l’âge de onze ans, la pièce de théâtre lui rend hommage. Dans ce titre fictionnel, Maggie O’Farrell se base sur ce qu’on sait de l’histoire du dramaturge pour imaginer sa vie : sa relation avec Agnès (Anne) Hathaway et celle de son fils, Hamnet. Chacun des romans de Maggie O’Farrell me transporte, celui-ci ne fait pas exception. Sa plume est sublime, elle nous transporte au XVIème siècle, immersion garantie. J’ai été très touchée par l’histoire d’amour entre Agnès et William qui ont bravé les interdits pour rester ensemble et fonder une famille. On alterne les chapitres entre la naissance de leur amour et le décès de leur fils. J’ai été captivée du début à la fin. Un titre audacieux et très bien écrit que je recommande totalement !

Hamnet de Maggie O’Farrell, paru en avril 2021 aux éditions Belfond, 368 pages, 22,50€

Agricultrice, une vie à part de Camille Beaurain

Camille Beaurain, fille de la ville, est tombée amoureuse d’Augustin, agriculteur depuis plusieurs générations. Si les débuts à la ferme ont été compliqués (l’odeur de l’élevage porcin, le nombre d’heures incalculable de travail, la rudesse des intempéries, etc.), Camille s’est découverte une vocation. Dans ce titre, elle explique les conditions de travail difficiles, et surtout, le fait d’être une femme dans un univers plutôt masculin. Camille Beaurain s’est battue pour trouver sa place et montrer que les femmes pouvaient aussi parvenir à exercer ce métier, même lorsqu’on vient de la ville. Elle décrit son amour pour l’agriculture de manière très touchante. Sans détours, elle expose les difficultés financières, les crédits, les rendez-vous à la banque et la menace grandissante de la faillite qui ont conduit son mari au suicide. Un témoignage qui donne à réfléchir sur la place des agriculteurs en France qui manquent cruellement de soutien psychologique et financier…

Agricultrice, une vie à part de Camille Beaurain, paru en mars 2021, 240 pages, 18,00€

Les prisonniers de la liberté de Luca Di Fulvio

Après un coup de cœur certain pour Le gang des rêves, je poursuis ma découverte de l’auteur avec Les prisonniers de la liberté. Rosetta, Raechel et Rocco fuient tous quelque chose et tentent leur chance à Buenos Aires, en embarquant à bord du Transatlantique. Le Nouveau Monde est plein de belles promesses, mais le débarquement annonce de suite une toute autre couleur… Luca Di Fulvio est un conteur-né. Dès les premières lignes, il nous embarque et on ne voit pas défiler les pages de ce pavé de près de 800 pages. J’ai adoré les personnages, tellement développés qu’on a le sentiment de les connaître depuis toujours. Le récit est très dur, de nombreuses scènes sont insoutenables et pourraient heurter la sensibilité de certains lecteurs. Si la cruauté de l’Homme est très présente, il y a toujours de la lumière au bout du tunnel. Pour conclure, j’ai été très émue par ce roman et par la détermination de nos personnages principaux. Il me tarde de lire d’autres romans de Luca Di Fulvio.

Les prisonniers de la liberté de Luca Di Fulvio, paru en avril 2021 aux éditions Pocket, 784 pages, 8,95€

Madame et Monsieur de Magali Chiappone-Lucchesi et Bérengère Mariller-Gobber

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Madame est photographe et Monsieur, instituteur. Ils s’aiment très fort et aimeraient avoir un enfant. Hélas, ils ne peuvent pas et chacun éprouve du chagrin qu’il cache à l’autre. Jusqu’au jour où ils crèvent l’abcès et décident d’en parler. Madame et Monsieur est un très bel album qui parlent d’un sujet complexe et douloureux : l’infertilité. J’ai trouvé les personnages attachants et réalistes. Les illustrations crayonnées sont sublimes et retranscrivent parfaitement les émotions de notre couple. J’ai juste trouvé que la thématique de l’adoption arrive trop tardivement, on aurait aimé connaître davantage de choses sur leur avenir, on reste un peu sur notre faim. Malgré ce petit point négatif, j’ai trouvé cet album très touchant.

Madame et Monsieur de Magali Chiappone-Lucchesi et Bérengère Mariller-Gobber, paru en avril 2021 aux éditions Glénat, 40 pages, 11,90€

Cahier de vacances pour adultes, édition 2021

Les vacances approchent à grand pas et quoi de mieux qu’un cahier de vacances pour bronzer en révisant ? Au programme : français, mathématiques, histoire, sciences, géographie mais aussi culture générale (littérature, cinéma,…) et surtout, des jeux et exercices de réflexion (sudoku, mots mêlés, et bien d’autres) ! Il y en a pour tous les goûts ! Ce cahier illustré est très plaisant, le contenu est varié et une chose est sûre, j’en ai oublié des choses depuis la fin des études ! Une piqûre de rappel ne fait pas de mal ! Les illustrations sont sympathiques et humoristiques. Un cahier complet qui contient 200 exercices, divertissant pour (ré-)apprendre en s’amusant !

Cahier de vacances pour adultes, édition 2021, paru en mai 2021 aux éditions Hugo&Cie, 9,95€

Les chroniques de novembre

Bonjour à tous,
Le mois de novembre se termine, il aura été pour moi l’occasion de passer des soirées cocooning au coin du feu ! Voici mes découvertes :

Requiem pour un diamant de Cécile Cabanac

Ayant adoré le premier roman policier de Cécile Cabanac, Des poignards dans les sourires, j’étais impatiente de me plonger dans Requiem pour un diamant. Nous retrouvons d’ailleurs le même duo, le commandant Virginie Sevran et son collègue Pierre Biolet. Cette fois, ils enquêtent sur l’assassinat de Victor Bardier, joaillier parisien de renom. Très vite, les enquêteurs remarquent que beaucoup de choses ne collent pas et que de nombreux protagonistes pourraient être mêlés à une affaire de grande ampleur. Comme pour le premier opus, j’ai adoré l’enquête, très bien ficelée et dont je n’ai pas su deviner le dénouement. J’ai aussi apprécié l’équipe d’enquêteurs mais aussi le style d’écriture. Les chapitres défilent et on ne voit pas le temps passer. L’univers de la joaillerie où la corruption n’est jamais bien loin m’a énormément plu. J’espère retrouver Sevran et Biolet dans une prochaine enquête !

Requiem pour un diamant de Cécile Cabanac, paru en septembre 2020 aux éditions Fleuve, 468 pages, 19,90€

Celles qui restent de Samuelle Barbier

Celles qui restent est l’histoire de trois sœurs. Il y a Clara, l’aînée, enseignante, parfaitement soignée et ordonnée, Constance, très discrète et qui joue souvent les « tampons » entre Clara et Lucy, la dernière et véritable tornade. Devenues adultes, le temps les a éloignées et elles ne se voient que trop rarement. Jusqu’au jour où Constance décide de se suicider. Clara et Lucy se retrouvent seules. Samuelle Barbier, à travers les différentes étapes du deuil, nous parle d’un sujet grave, tabou et inexplicable. Je trouve cette thématique audacieuse et importante. Samuelle Barbier l’aborde avec brio, sans larmoiements et avec espoir, lucidité et quelques touches d’humour. Celles qui restent est un roman bouleversant dont je ne suis pas prête d’oublier les personnages.

Celles qui restent de Samuelle Barbier, paru en septembre 2020 aux éditions Hugo & Cie, 227 pages, 16,95€

Une Histoire d’Amour de Lorraine Sorlet et Les Amours d’Agathe Sorlet

Lorraine et Agathe Sorlet sont deux sœurs jumelles qui dessinent depuis leur plus jeune âge. Aujourd’hui, elles ont fait de leur passion leur métier et nous livrent simultanément deux romans graphiques sur l’amour. Les Amours d’Agathe Sorlet est centré sur les différents types d’amours : la tendresse, la passion, l’amour charnel mais aussi l’amour que l’on porte aux animaux, à ses amis et surtout à soi. A travers des dessins simples, Agathe Sorlet nous fait

ressentir des émotions fortes. Parfois, il ne s’agit presque que de suggestion et pourtant, immédiatement, on s’imagine à la place des protagonistes. J’ai particulièrement aimé les scènes d’amitiés, avec des couleurs très pop et des personnages féminins aux courbes généreuses. Une Histoire d’Amour de Lorraine Sorlet, lui, parle de l’amour entre deux individus : les premiers émois, la séduction, l’attachement, la passion. Les illustrations, ici aussi très simples, nous font passer des messages forts. J’ai aimé les couleurs, les courbes, les références littéraires, les décors et la rêverie. Ces deux titres, en temps de pandémie, me rappellent d’autant plus combien les relations humaines sont essentielles à notre quotidien. Deux titres semblables et différents à la fois et qui, sans texte, nous font passer mille émotions. Deux petits bijoux !

Une histoire d’Amour de Lorraine Sorlet, paru en octobre 2020 aux éditions Robert Laffont, 120 pages, 20,00€
Les Amours d’Agathe Sorlet, paru en octobre 2020 aux éditions Robert Laffont, 120 pages, 20,00€

Les amis de mon amie Carla de Stéphane Kiehl

L’héroïne de cet album est une petite fille dont on ne connaît pas le prénom. Sa meilleure amie, c’est Carla, un adorable chien-saucisse. Et les amis de Carla, ce sont des chiens de toutes races , il y a Elton, le berger suisse que Carla admire, Rocky le chihuahua qui veut faire la course ou Pako et Nao les deux carlins aux manteaux colorés. Si vous aimez les chiens, vous allez être servis ! Il y a les grands, les petits, les unis et les bicolores, ceux à poils courts et à poils longs, les gentils et les hargneux. Un album aux illustrations colorées, aux jolis décors et surtout, l’amour d’une petite fille à sa chienne (et vice-versa !). C’est beau, tendre et plein d’humour !

Les amis de mon amie Carla de Stéphane Kiehl, paru en octobre 2020 aux éditions Grasset jeunesse, 64 pages, 16,00€

Quelles ont été vos découvertes du mois ?

Les chroniques de juin

Nous voici à l’été et si le beau temps n’est pas très présent, la littérature permet heureusement de s’évader et nous donne un bon goût de vacances. Je vous laisse découvrir mes lectures du mois :

Lettres de Washington Square de Anne Icart

L’histoire se déroule dans les années 1980, Zélie, étudiante, se rend au chevet de Tine, sa grand-tante qu’elle considère comme sa grand-mère. Le lien entre les deux femmes est très fort. Et pour cause, la sœur jumelle de Tine, est morte en couches et c’est donc Tine qui a élevé l’enfant, Michel et plus tard, Zélie, la fille de Michel. Peu après le décès de Tine, Zélie met de l’ordre dans sa maison et découvre des centaines de lettres cachetées qui proviennent de son grand-père paternel, celui qui est parti aux États-Unis et que Michel n’a jamais connu. Voici un émouvant roman épistolaire qui met en scène des personnages hauts en couleur. J’ai adoré suivre Zélie en quête de vérité et Baptiste, ce père qui n’a jamais cessé d’écrire à son fils. Un hommage à tous ceux qui ont migré vers l’Amérique dans l’espoir d’une vie meilleure.

Lettres de Washington Square de Anne Icart, paru en février 2020 aux éditions Robert Laffont, 312 pages, 19,00€

Cette fois peut-être de Kasie West

Sophie est une adolescente qui rêve d’intégrer une école de stylisme à New York. Afin de réaliser ce rêve, elle travaille les week-end chez une fleuriste spécialisée dans l’événementiel. Lors de l’une des festivités de la ville, elle rencontre Andrew, récemment arrivé dans la région. Et immédiatement, elle le déteste. Mais Andrew n’a pas dit son dernier mot ! Ce roman s’écoule sur une année et se divise en chapitres, chacun mettant en scène un événement. J’ai eu un peu de mal à m’attacher à Sophie, je l’ai trouvée souvent trop dure envers les autres dont sa mère. J’aurais également souhaité trouver un peu plus de romance dans ce titre. Si j’ai énoncé quelques points négatifs, j’ai passé un très bon moment de lecture, à la fois divertissante et rafraîchissante !

Cette fois peut-être de Kasie West, paru en juin 2020 aux éditions Hugo & Cie, 333 pages, 17,00€

Son espionne royale et la partie de chasse (tome 3) de Rhys Bowen

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Dans ce nouvel opus des aventures de Georgiana, nous suivons notre héroïne en Écosse pour des vacances explosives. Et pour cause, la famille Royale est menacée. Par qui et pour quelle raison ? Georgie va mener l’enquête ! J’ai aimé découvrir l’Ecosse et le fameux château de Rannoch. J’ai adoré beaucoup de choses : les personnages en premier lieu : celui de Georgie, drôle et perspicace, le séduisant et énigmatique Darcy, le grand-père de Georgie toujours aussi attachant et attentionné. Les scènes sont souvent humoristiques, notamment l’association de Georgie et sa désagréable belle-soeur qui préparent un plan pour que les invités américains quittent rapidement le château de Rannoch ! Plus j’avance dans la série et plus j’adhère. Laissez-vous tenter !

Son espionne royale et la partie de chasse (tome 3) de Rhys Bowen, paru en janvier 2020 aux éditions Robert Laffont, 360 pages, 14,90€

Holiday de T. M. Logan

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Que se passe-t-il quand quatre amies de longue date se retrouvent dans une luxueuse villa française pour passer une semaine et célébrer leur quarante ans avec leurs familles ? Indice : les vacances de rêve vont virer au cauchemar ! Nous suivons Kate, l’une des quatre femmes qui, le premier jour, découvre que son mari entretien une liaison avec l’une de ses trois amies, mais laquelle ? Il faut dire que chacun semble avoir des petits secrets. Entre mensonges, cachotteries et paranoïa, on ne risque pas de s’ennuyer ! Impossible pour moi de découvrir la fin, l’intrigue est très bien ficelée et on soupçonne, tour à tour, tous les personnages. Holiday est le thriller addictif de l’été !

Holiday de T. M. Logan, paru en juin 2020 aux éditions Hugo & Cie, 459 pages, 19,95€

Ma chérie de Laurence Peyrin

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Je suis amoureuse des histoires de Laurence Peyrin, qui mettent en avant des femmes incroyables à des époques différentes. Ma chérie est l’histoire de Gloria, qui a quitté sa ville natale et sa famille modeste pour une vie dorée à Miami. Dix ans plus tard, Gloria vient de souffler sa trentième bougie lorsqu’elle perd tout ce qu’elle a et est contrainte de retourner vivre chez ses parents. Nous sommes en plein cœur des années 1960. Dans le bus du retour, Gloria rencontre Marcus, un afro-américain qui lui demande l’autorisation de s’assoir à côté d’elle. Ma chérie est un très beau roman sur la ségrégation, la différence, l’amour, l’amitié, les apparences mais aussi sur la famille ou sur l’après-guerre. La plume de Laurence Peyrin est sublime, elle nous emmène avec elle pour un beau voyage.

Ma chérie de Laurence Peyrin, paru en mai 2020 aux éditions Pocket, 288 pages, 6,95€

Et du côté de la littérature jeunesse :

Bébé Loup : Les objets de la maison

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Finis les albums encombrants, découvrez les imagiers de la série Bébé Loup dans un petit format léger à emmener partout ! En effet, l’album est relié à une attache en tissu épais que l’on peut accrocher à la poussette grâce à un scratch. Un système pratique qui permettra d’occuper les bébés, dès l’âge de 6 mois en balade. Vous apprécierez également les jolies couleurs vives et l’adorable Bébé Loup !

Bébé Loup : les objets de la maison de Emiri Hayashi, paru en janvier 2020 aux éditions Nathan, 10 pages, 6,95€

Ma magie à moi

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Dans cet album, on rencontre un petit garçon magicien. Sa magie, c’est le soleil qui se lève, la vache qui produit du lait, le chat qui ronronne sur le tapis. Dans ce titre, nous visualisons le monde à travers les yeux d’un tout-petit et nous ressentons ses émotions. Les illustrations sont belles et douces. Une histoire pleine de poésie !

Ma magie à moi de Gaia Guasti et Simona Mulazzani, paru en janvier 2020 aux éditions Nathan, 32 pages, 12,95€

Papa attend bébé

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Papa attend bébé est, comme son nom l’indique, un titre sur la grossesse à travers les yeux d’un futur papa. Si son ventre à lui reste évidemment plat et sans aucun bruit, il vit aussi la grossesse à sa façon. Notre narrateur fait du sport pour rester en forme, imagine tout un tas d’histoires à raconter à son enfant, essaye d’imaginer les traits de son enfant et prépare son arrivée. Il est à la fois angoissé et impatient à la perspective de ce grand chamboulement. Les illustrations sont belles, parfois abstraites et surtout, colorées. Un très bel album sur un événement qui change la vie !

Papa attend bébé de Frédérique Loew et Barroux, paru en avril 2020 aux éditions Mango, 64 pages, 14,50€

Les chroniques de mai

En mai, fais ce qu’il te plaît… ou presque ! Ce mois a rimé avec détente, des lectures divertissantes sous le soleil. Voici mes recommandations :

L’art d’échouer d’Elizabeth Day

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J’ai découvert Elizabeth Day avec le roman L’invitation que j’avais adoré. Aujourd’hui, elle nous présente une non-fiction inspirée de son podcast How to fail qui a rencontré un vif succès au Royaume-Uni. L’Art d’échouer contient des chapitres thématiques : l’école, l’amitié, l’amour, le mariage etc.. On se retrouve fréquemment dans ce texte, on a tous un jour ou l’autre, été confronté à l’échec. Elizabeth Day nous montre que l’échec n’est pas une fatalité mais certainement l’occasion d’apprendre et de rebondir. Un titre teinté d’humour qui fait réfléchir sur notre rapport à l’échec, à l’heure où la réussite est si fièrement exhibée sur les réseaux sociaux.

L’art d’échouer d’Elizabeth Day, paru en mars 2020 aux éditions Belfond, 336 pages, 21,90€

Son espionne royale et le mystère bavarois (tome 2) de Rhys Bowen

Nous retrouvons Lady Georgiana, Georgie pour les intimes, dans les Londres des années 1930. Toujours aussi fauchée, la jeune femme se voit en plus confier une mission par la Reine. Celle-ci demande à Georgie d’accueillir la Princesse de Bavière, Hannelore, dans le but que son fils, le Prince de Galles en tombe amoureux. Pas facile d’héberger une jeune fille de dix-huit ans qui ne pense qu’à s’amuser et n’a pas la langue dans sa poche ! Un deuxième tome qui m’a davantage convaincue que le précédent. j’ai aimé les personnages, surtout le grand-père Cockney de Georgiana, sa meilleure amie Belinda et l’irrésistible et mystérieux Darcy. De l’amour, du mystère et de l’humour, un cocktail idéal pour passer un bon moment !

Son espionne royale et le mystère bavarois (tome 2) de Rhys Bowen, paru en juin 2019 aux éditions Robert Laffont, 384 pages, 14,90€

Ciao Bella de Serena Giuliano

Anna est une jeune femme qui entreprend une thérapie pour l’aider à surmonter ses innombrables phobies. Ses peurs en tous genres la paralysent et l’empêchent de vivre normalement : peur d’attraper une maladie, peur de perdre un proche, peur de prendre l’autoroute, peur de la foule, peur des restes de nourriture qui stagnent dans l’évier… Un rien la déstabilise ! Heureusement, sa psychologue, Lizzie va l’accompagner durant plusieurs années, l’aider à comprendre l’origine de ses angoisses et lui donner les clés pour avancer. Ciao Bella est un roman à la fois drôle et rafraîchissant. Anna est une jeune femme à l’humour débordant dont on aime suivre les aventures. Un titre aussi savoureux qu’une bonne pizza !

Ciao Bella de Serena Giuliano, paru en mars 2020 aux éditions Pocket, 272 pages, 6,95€

Les Détectives du Yorkshire tome 5 : Rendez-vous avec le danger de Julia Chapman

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Samson et Delilah s’unissent pour résoudre une nouvelle affaire mêlant décès suspect à des vols de bestiaux qui sévissent à Bruncliffe et alentours. Si le tome précédent était un peu trop calme, ce cinquième opus est rempli d’action ! On ne s’ennuie pas une seule seconde avec cette intrigue aux multiples facettes. J’aime toujours autant les personnages principaux et secondaires sans oublier ce village terriblement cosy. Notre duo ne manque pas d’idées pour démasquer le ou les coupables. J’ai pris un grand plaisir à suivre leurs aventures. Une série formidable. Je n’ai qu’une hâte : lire la suite !

Les Détectives du Yorkshire tome 5 : Rendez-vous avec le danger de Julia Chapman, paru en novembre 2019 aux éditions Robert Laffont, 456 pages, 14,90€

Et du côté de la littérature jeunesse :

Kididoc : Mon imagier des 5 sens

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Mon imagier des 5 sens fait partie de la collection Kididoc adressée aux petits, dès l’âge de 6 mois. Sous forme carrée et cartonnée, ce petit album s’emporte partout et est ultra-résistant. Cet imagier s’intéresse aux 5 sens et est très ludique. Parents et enfants peuvent s’amuser grâce à un système de tirettes et de questions-réponses. Un classique qui permettra aux tout-petits d’apprendre de nouveaux mots.

Kididoc : Mon imagier des 5 sens de Nathalie Choux, paru en janvier 2020 aux éditions Nathan, 10 pages, 8,40€

Laissez-moi tranquille…

Leyla est un bébé babouin qui a des parents, mais aussi 9 tantes et 23 cousins. Tous lui font des câlins, des bisous et très vite, Leyla a besoin de s’isoler, d’être tranquille pour se reposer. Un album et des illustrations très douces, on apprécie l’univers sauvage de ces babouins hamadryas. Ce titre fait réfléchir sur les temps calmes, le fait de prendre son temps dans un monde où tout va (trop) vite. Et aussi, le plaisir de partir et de se retrouver !

Laissez-moi tranquille… de Galia Bernstein, paru en août 2019 aux éditions Nathan, 32 pages, 11,90€

Mia contre le Monstre Terrible

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Mia se balade dans la forêt, accompagnée de son chat Grochat. Ils jouent avec les feuilles, sautent dans les flaques et saluent les animaux : hérisson, renard, lapins ou encore souris. Soudain, ils tombent sur un Monstre Terrible, bien décidé à préparer une soupe à base d’animaux de la forêt. Mia et Grochat vont devoir redoubler d’ingéniosité pour déjouer le plan du Monstre. Un album très drôle mettant en scène une petite fille qui n’a décidément peur de rien. Les illustrations très colorées sont superbes ! Une chose est sûre, ce livre va beaucoup amuser les petits, dès l’âge de 3 ans !

Mia contre le Monstre Terrible de Nadia Shireen, paru en juillet 2019 aux éditions Nathan, 32 pages, 11,90€

Quelles sont les lectures que vous me conseillez ?

Les chroniques d’avril

Le mois d’avril a été un peu plus difficile que mars, on se sent plus fatigué, une petite baisse de motivation en général aussi. J’ai donc choisi de lire des titres plus divertissants et je suis très satisfaite de cette sélection !

Ceux qui voulaient voir la mer de Clarisse Sabard

Lilou vit à Paris avec son fils Marius. Un jour, la mère célibataire décide de quitter la capitale pour Nice, proche de la mer, où elle trouve un emploi de bibliothécaire. Une rencontre va tout changer, celle d’Aurore, une vieille dame qui a passé sa vie à attendre le retour de son fiancé. Touchée par cette histoire, Lilou va aider Aurore à retrouver Albert ou du moins, savoir ce qui lui est arrivé. Ceux qui voulaient voir la mer est le roman idéal lorsqu’on traverse une période compliquée. Ce livre nous aide à nous évader. J’ai aimé me plonger dans le passé d’Aurore, en plein cœur de la seconde guerre mondiale. On alterne entre le passé et le présent et on ne voit pas le temps passer. J’ai adoré les personnages, drôles et touchants. Une belle lecture qui sent bon le soleil et la mer !

Ceux qui voulaient voir la mer de Clarisse Sabard, paru en mars 2020 aux éditions Pocket, 384 pages, 7,60€

L’Archipel des larmes de Camilla Grebe

En 1944, une mère célibataire est assassinée à son domicile, sous les yeux de son enfant. En 1971, une deuxième femme connaît le même sort. Les années passent et le même mode opératoire est reproduit. A chaque époque, nous suivons une policière. J’ai apprécié d’assister à l’évolution du rôle des femmes dans les forces de l’ordre. Si leurs tâches essentiellement administratives ont évolué vers un rôle plus opérationnel, on remarque que nous sommes encore loin de l’égalité hommes/femmes de nos jours. L’Archipel des larmes est mon premier thriller de Camilla Grebe et j’en suis très satisfaite. L’enquête est captivante, il est plaisant qu’elle s’étire sur de si nombreuses années, est-on à la recherche d’un ou de plusieurs coupables ? Une chose est sûre, on ne se doute pas du tout de la fin. L’intrigue est très bien menée et on passe un excellent moment. Un polar très réussi !

L’Archipel des larmes de Camilla Grebe, paru en février 2020 aux éditions Calmann Levy, 448 pages, 21,90€

Soleil glacé de Séverine Vidal

Luce traverse un moment difficile : son petit-ami la quitte et on lui annonce le décès de son père. Le jour de l’enterrement, Luce découvre que ce père qui les a abandonnées très tôt, elle et sa mère, avait en fait une autre vie, une autre famille. Elle fait alors la rencontre de sa demi-sœur, Pia, et de son demi-frère, Pierrot. Si Luce n’a pas d’atome crochu avec Pia, le coup de cœur pour Pierrot est immédiat. Ce dernier a une particularité : il est atteint d’un handicap. Soleil glacé est un roman bouleversant sur l’amour et la différence. Impossible de ne pas s’attacher à ce duo surprenant et détonnant. On les suit avec grand plaisir pour un petit road-trip, une pause dans le temps, pour s’apprivoiser, s’aimer et rattraper le temps perdu. Un petit bijou !

Soleil glacé de Séverine Vidal, paru en mars 2020 aux éditions Robert Laffont, 252 pages, 16,50€

Et avec votre esprit de Alexis Laipsker

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Et avec votre esprit est le premier roman d’Alexis Laipsker, joueur et l’une des personnes les plus influentes dans l’univers du poker. Il s’est inspiré de son expérience pour en faire son personnage principal, le lieutenant Simon Vairne, ancien joueur professionnel de poker. Ce qui est formidable, c’est que Simon a un esprit d’analyse très intéressant, il se base sur des probabilités mathématiques et analyse le langage corporel pour avancer dans son enquête. Et l’enquête en question ? Il s’agit d’un sauvage assassinat d’un brillant scientifique à Strasbourg, couplé à la disparition d’un autre scientifique de renom à Lyon. Ce roman policier est brillamment construit, le thème est novateur, Alexis Laipsker a pris le risque de sortir des sentiers battus et le résultat est à la hauteur ! Une enquête atypique et un final surprenant, il s’agit sans nul doute d’un excellent roman policier !

Et avec votre esprit de Alexis Laipsker, paru en février 2020 aux éditions Michel Lafon, 413 pages, 18,95€

Et du côté de la littérature jeunesse :

Bzzz !

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Bzzz ! est un bel album à trous. Il raconte l’histoire de Bzzz, une petite abeille qui cherche une belle fleur à butiner. Le problème est qu’elle n’en a jamais vue. Lors de son périple, elle rencontre de drôles d’animaux, pas toujours très sympathiques ! Les illustrations sont très colorées voire flashy, le rendu est superbe ! L’histoire est mignonne et parfaite pour les enfants dès l’âge de 2 ans !

Bzzz ! de Delphine Chedru, paru en mars 2019 aux éditions Nathan, 24 pages, 11,95€

L’imagier qui rend heureux

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Il existe des centaines d’imagiers pour enfants, sur les couleurs, les animaux, les véhicules, les objets du quotidien, etc.. Celui-ci se distingue des autres car il nous parle de bonheur et d’émotions. Il y a les choses qui font rire, les choses qui rendent fier, des choses qui émerveillent ou qui réconfortent. On y découvre des scènes quotidiennes de l’enfance : l’odeur du gâteau qui sort du four, se déguiser, caresser un animal, se faire chatouiller etc.. Ce titre m’a beaucoup plu, il est joli, les couleurs sont douces, et la thématique géniale. Il montre aux enfants tous ces moments simples de la vie qui rendent heureux et aide aussi à identifier leurs émotions. A offrir et à s’offrir.

L’imagier qui rend heureux de Kathie Fagundez, paru en octobre 2019 aux éditions Nathan, 20 pages, 11,90€

Cache-cache petit panda

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La série cache-cache s’étoffe avec de nouvelles parutions régulières. Dans cet opus, le bébé panda cherche sa maman. Est-elle derrière un arbuste ? Dans un arbre ? Derrière un massif ? Pour le savoir, le bébé, dès l’âge de 6 mois, peut soulever les rabats en feutrine pour dévoiler l’animal qui se cache derrière jusqu’à trouver la maman panda. Cette collection est belle, douce, colorée et ludique. Les pages sont rigides et son petit format permet de l’emmener partout avec soi.

Cache-cache petit panda de Yu-Hsuan Huang, paru en janvier 2020 aux éditions Nathan, 8 pages, 6,90€

Bonne nuit bébé gorille ! et Bonne nuit bébé koala !

Les éditions Nathan ont lancé un partenariat avec le Zoo de Beauval avec pour objectif de créer une série d’ouvrages d’éveil, de documentaires et fiction dont le cadre se situe au Zoo de Beauval. Dans la collection Kididoc, on peut donc retrouver deux titres : Bonne nuit bébé gorille ! et Bonne nuit bébé koala !. On retrouve alors des animaux célèbres de ce parc animalier avec leurs petits. Les deux titres sont beaux, doux, colorés et pleins de tendresse. Un format adapté aux tout-petits et ludiques, avec des petites animations (on peut faire bouger les personnages ou éléments grâce à son doigt).

Bonne nuit bébé gorille ! de Nathalie Choux, paru en février 2020 aux éditions Nathan, 10 pages, 8,40€

Bonne nuit bébé koala !, de Nathalie Choux, paru en février 2020 aux éditions Nathan, 10 pages, 8,40€

Les chroniques de février

Le mois de février s’achève et je suis très satisfaite de tous les ouvrages que j’ai pu découvrir. Voici mes suggestions pour passer vos dernières soirées d’hiver :

Ne te perds pas en chemin de Margaret Mizushima

Dans Les sentiers de l’oubli, précédent roman de Margaret Mizushima, j’ai fait la rencontre de la lieutenant Mattie Cobb, accompagnée de son berger allemand, Robo. Ce premier opus s’est révélé très prometteur, c’est donc tout naturellement que j’ai choisi de lire la suite. Dans ce deuxième tome, Adrienne Howard, une jeune femme qui a emménagé il y a quelques mois à peine à Timber Creek et qui est devenue la petite amie de l’adjoint du Shérif a disparu. Mattie va devoir enquêter sur cette affaire inquiétante. Si j’ai pris plaisir à retrouver Mattie Cobb, le vétérinaire Cole Walker et certains personnages secondaires, je dois dire que je ressors un peu déçue de cette lecture. J’ai trouvé l’enquête moins captivante que la précédente et je lui reproche sa simplicité. Les indices sont trop « gros » et on devine très rapidement qui est le coupable de l’histoire et surtout, ses motivations. L’intrigue manque réellement de crédibilité et cela explique ma déception. La fin laisse présager un troisème tome, peut-être que celui-ci saura davantage me convaincre ?

Ne te perds pas en chemin de Margaret Mizushima, paru en janvier 2020 aux éditions Belfond, 352 pages, 20€

La tête sous l’eau de Olivier Adam

Léa, Antoine et leurs parents, ont quitté leur vie parisienne pour emménager en Bretagne, à deux pas de l’océan. Pour les deux adolescents, ce changement est difficile à vivre. Et puis, un jour, Léa disparaît, et c’est toute la famille qui vole en éclat. A travers les yeux d’Antoine, nous assistons au tsunami qui s’abat sur eux : l’attente, l’inquiétude, les médias, l’éloignement conjugal… Chaque membre de la famille réagit à sa façon face à ce drame. La tête sous l’eau est un roman réaliste, profondément humain et poétique à la fois. Très difficile à reposer, aussi. Il n’est pas sans me rappeler Je vais bien, ne t’en fais pas. Un roman qui s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux adolescents.

La tête sous l’eau de Olivier Adam, paru en janvier 2020 aux éditions Pocket, 224 pages, 6,70€

Au-delà de l’horizon et autres nouvelles de Franck Thilliez

Après quelques années sans lire de roman de Franck Thilliez, j’étais ravie de pouvoir me plonger dans ce recueil de nouvelles. Il s’agit en réalité de nouvelles déjà parues dans différents ouvrages tels que 13 à table et rassemblées pour notre plus grand bonheur. Cela tombe bien, je n’en avais lu aucune ! La première nouvelle, Au-delà de l’horizon est la plus volumineuse avec près de 100 pages et il s’agit de ma préférée. On se plonge immédiatement dans un récit mettant en scène un candidat à une expérience de la NASA, en plein désert. Les autres m’ont presque toutes plu. J’y ai apprécié les thématiques : science fiction, paranormal et noirceur. Un recueil captivant !

Au-delà de l’horizon et autres nouvelles de Franck Thilliez, paru en janvier 2020 aux éditions Pocket, 416 pages, 7,90€

James et Talia de Béatrice Shalit

Bienvenue à la « Roulotte », hôtel particulier situé rue La Fayette à Paris, tenu par Annette et Maurice. Là-bas, vivent des âmes esseulées dont James, le narrateur de l’histoire et chat de l’hôtel ! James et Talia est un roman court mais fort en émotions. J’y ai apprécié la narration à travers les yeux de James qui offre une dimension originale au récit. Autre point fort : les nombreuses péripéties qui nous surprennent, on ne sait jamais où Béatrice Shalit va nous emmener. Enfin, les protagonistes sont très attachants, on aime les suivre dans leur quotidien peu commun. Une lecture tendre et divertissante !

James et Talia de Béatrice Shalit, paru en janvier 2020 aux éditions Julliard, 162 pages, 18,00€

Le village de Virginie Delage

Le narrateur, dont on ne connaît pas l’identité, revient dans le village de son enfance. Là-bas, tout et rien n’a changé à la fois. Il se remémore son enfance, les liens entretenus avec sa famille, l’école, les camarades, les premiers émois. On le sent tour à tour nostalgique, en colère, plein d’amertume parfois. En parallèle, nous suivons Oscar, un homme arriviste, obsédé par la réussite professionnelle. Un lien existe entre eux, mais lequel ? Le village est le premier roman de Virginie Delage. J’y ai aimé le suspense, son style d’écriture et sa narration. Les thématiques m’ont fait réfléchir sur notre société actuelle mais aussi sur les rêves de notre enfance, de notre adolescence et de ce qu’ils sont devenus. Un premier roman très prometteur !

Le village de Virginie Delage, paru en février 2020 aux éditions Michel Lafon, 237 pages, 16,95€

Et du côté de la littérature jeunesse :

Le pot, ça sert à quoi ?

La propreté est un passage incontournable de l’enfance qui peut se révéler stressant. Cet album met en scène deux personnages, un petit garçon et une petite fille à qui la maman remet un pot. Désormais, finies les couches ! Dans ce livre, on y découvre des questions-réponses qui aideront les enfants et leurs parents à apprendre la propreté. Les explications sont très pertinentes et surtout, ce titre aide à dédramatiser grâce à beaucoup d’humour. Un album très bien fait et bien utile !

Le pot, ça sert à quoi ? de Katie Daynes, paru en janvier 2020 aux éditions Usborne, 8,95€

Ne chatouille pas l’hippopotame !

Ne chatouille pas l’hippopotame, sinon il va grogner ! Mais quel bruit fait ce gros animal ? Pour le savoir, le jeune lecteur devra caresser la fourrure de l’animal, ce qui déclenchera son cri. Chaque double-page est dédiée à un animal : un perroquet, un singe ou encore un ours. Et à la fin, tous les animaux s’y mettent, oh là là ! Quel brouhaha ! L’univers est très joli et coloré. Le format idéal, on peut l’emmener partout ! Un titre tout doux qui ravira les tout-petits, dès 6 mois.

Ne chatouille pas l’hippopotame ! de Sam Taplin, paru en février 2020 aux éditions Usborne, 10 pages, 14,50€

Ne chatouille pas le lion !

Autre opus de la collection Je touche, j’écoute : Ne chatouille pas le lion ! J’ai un coup de cœur pour celui-ci en raison de ses animaux absolument adorables : le lion, le zèbre, l’imposant buffle et l’éléphant, j’adore ! L’univers de la savane invite au voyage et les couleurs utilisées sont superbes. Une collection parfaite pour développer les sens des tout-petits !

Ne chatouille pas le lion ! de Sam Taplin, paru en février 2020 aux éditions Usborne, 10 pages, 14,50€

T’choupi fait des crêpes

T’choupi est le héros qui n’a pas pris une ride. Aujourd’hui, T’choupi a envie de faire des crêpes avec sa maman. Pour ce faire, il va devoir : préparer les ustensiles et ingrédients, respecter l’ordre de la recette, mesurer la quantité des ingrédients et surtout : faire sauter les crêpes ! Heureusement, sa maman est là pour l’aider ! Un album tendre sur l’apprentissage de la cuisine et le partage. Le plus : vous pouvez télécharger Nathan Live et scanner la couverture afin d’écouter l’histoire !

T’choupi fait des crêpes de Thierry Courtin, paru en janvier 2020 aux éditions Nathan, 22 pages, 5,70€


Les chroniques de janvier

Une nouvelle année commence et elle signifie pour moi de nouveaux projets, nouveaux objectifs et surtout, des découvertes littéraires ! Voici les titres avec lesquels j’ai débuté 2020 :

La mort de Mrs Westaway de Ruth Ware

Après Promenez-vous dans les bois… et La disparue de la cabine n°10, deux thrillers captivants, c’est avec plaisir que je me suis plongée dans La mort de Mrs Westaway ! Dans ce titre, très différent du style des précédents, nous faisons la rencontre de Harriet Westaway, une jeune femme orpheline, fauchée, contrainte de tirer les cartes sur la jetée pour survivre. Et comme si ça ne suffisait pas, Harriet a emprunté de l’argent à la mafia locale et se retrouve menacée. Lorsqu’elle reçoit une lettre l’informant que sa grand-mère est décédée et qu’elle va toucher une coquette somme d’argent, c’est un véritable coup de chance qui se présente pour Harriet. Seule ombre au tableau ? La grand-mère d’Harriet est décédée il y a longtemps et la Mrs Westaway du testament n’est autre qu’une inconnue ! Poussée par le désespoir, Harriet décide de sauter sur l’occasion, mais elle est loin de se douter de ce qui l’attend… Si le récit démarre doucement, je dois dire qu’une fois la locomotive lancée, rien ne peut arrêter notre lecture ! J’ai aimé ce thriller psychologique pour son thème initial pour le moins inhabituel. On retrouve ensuite des sujets plus communs comme les secrets de famille et les non-dits que j’affectionne particulièrement. J’étais très loin d’imaginer cette issue. Là encore, Ruth Ware nous réserve bien des surprises et surtout, une intrigue bien ficelée. J’ai aussi apprécié la thématique de la cartomancie, propice à créer une ambiance mystérieuse !

La mort de Mrs Westaway de Ruth Ware, paru en octobre 2019 aux éditions Fleuve, 432 pages, 19,90€

Son espionne royale mène l’enquête tome 1 de Rhys Bowen

Je découvre depuis peu les séries policières grâce à Agatha Raisin (de M. C. Beaton) et Les Détectives du Yorkshire (de Julia Chapman) et je dois dire que j’en raffole ! J’étais plutôt impatiente de rencontrer Lady Georgiana, une héritière royale fauchée, en plein coeur des année 1930 ! Georgie est une jeune fille avant-gardiste qui n’a absolument pas envie d’un mariage arrangé avec un illustre inconnu couronné ! Elle rêverait d’un peu de piquant dans son quotidien. Et son rêve va être exaucé ! En effet, un événement va pousser Georgie à mener l’enquête. Si j’ai trouvé le début assez long, la deuxième partie du roman a su me convaincre. Je me suis attachée aux personnages et j’ai passé un très bon moment. L’humour est très présent et cela rend la lecture divertissante ! Un bon premier tome !

Son espionne royale mène l’enquête tome 1 de Rhys Bowen, paru en juin 2019 aux éditions Robert Laffont, 369 pages, 14,90€

Rituels de Ellison Cooper

Sayer Altair est neuroscientifique, elle mène une étude sur le cerveau des tueurs en série. Parallèlement, elle est agent spécial au FBI. Sayer se voit confier la direction d’une enquête : une fille a été retrouvée morte, enfermée dans une cage avec d’étranges symboles au mur. Et il se pourrait bien qu’il y ait une autre jeune fille en captivité… Le course contre la montre a débuté ! Globalement, j’ai passé un bon moment de lecture : des personnages touchants et efficaces, une enquête qui nous tient en haleine et surtout, des thèmes captivants : mythologie, rituels, gémellité… A plusieurs reprises, j’ai pensé avoir tout compris mais Ellison Cooper est bien malicieuse et sait nous orienter vers de fausses pistes ! Vivement la suite !

Rituels de Ellison Cooper, paru en octobre 2019 aux éditions Pocket, 500 pages, 8,10€

Du côté des albums :

Bonne nuit petit poussin !

Dans la série Bonne nuit de Kididoc, découvrez Bonne nuit petit poussin ! Encore une fois, il s’agit d’un album adorable mettant en scène un petit poussin qui sort de sa coquille, se réveil au cocorico de son papa, picore du grain et, une fois que le soleil se couche se blottit contre sa maman. Un titre idéal pour instaurer une routine du coucher au tout-petit. Les illustrations sont douces et l’enfant peut interagir avec le livre : fermer les yeux du poussin, le faire sautiller etc..

Bonne nuit petit poussin ! de Nathalie Choux, paru en juin 2019 aux éditions Nathan, 10 pages, 8,40€

Le plus beau bébé du monde

Cet album rassemble douze poèmes, douze odes à la naissance, aux bébés et à l’amour qu’on leur porte. La plume de Susie Morgenstern est délicieuse. Elle amusera les petits avec des rimes amusantes et des dessins humoristiques. Les adultes, eux, se reconnaîtront dans certaines scènes : Le bébé le plus doué, le plus joli, le plus fascinant et surtout, le plus aimé. Un petit chef d’œuvre drôle et tendre à la fois !

Le plus beau bébé du monde de Susie Morgenstern et Laurent Simon, paru en mai 2019 aux éditions Nathan, 32 pages, 11,90€

Edmond : la fête sous la lune pop-up

Dans un grand châtaigner, il y a Edmond l’écureuil, timide et ordonné. Au-dessus de lui, vit Georges le hibou. Et au rez-de-chaussée, vit l’ours Édouard qui organise une fête. Edmond osera-t-il participer à cette fête ? Un album adorable sur l’amitié et la timidité. Cette version est une réédition de l’album initial de 2013 en version pop-up. Ce grand format est une petite merveille : des tirettes, des rabats à soulever, des animations en pop-up pour en mettre plein les mirettes !

Edmond : la fête sous la lune pop-up d’Astrid Desbordes et Marc Boutavant, paru en octobre 2019 aux éditions Nathan, 32 pages, 19,95€

Comment s’est passé votre mois de janvier ? Quels sont les lectures que vous me recommanderiez ?



Le coin jeunesse – décembre 2019

J’arrive un peu tard mais je vous présente avec plaisir les albums que j’ai découverts en décembre :

Qui va naître ?

Qui va naître ? est un album de la collection Kididoc pour les enfants à partir de 4 ans. Il parle de la naissance d’un pommier, d’un oiseau, d’une grenouille, d’un chat et même d’un bébé ! Pour comprendre ces phénomènes, pas de volets à soulever mais une roue à tourner pour voir les 3 ou 4 étapes majeures de la naissance d’un être-vivant. Un titre qui permet de mieux appréhender le monde qui entoure l’enfant et de répondre à ses questions tout en s’amusant !

Qui va naître ? de Anne-Sophie Baumann et Mélisande Luthringer, paru en octobre 2019 aux éditions Nathan, 16 pages, 16,95€

Tous les pourquoi

« Pourquoi ? » est sûrement le mot préféré des enfants ! Cet album réussit le pari de répondre à 200 questions incontournables autour de six thèmes : le corps humain, la vie en société, les animaux, la nature, la Terre et l’Espace et au fil des époques. Les réponses sont claires et concises et les illustrations très agréables à regarder ! Un titre utile à partager avec les enfants, dès l’âge de 5 ans !

Tous les pourquoi de Sylvie Baussier, paru en septembre 2019 aux éditions Nathan, 32 pages, 11,95€

L’encyclopédie de la Terre

Dans cet opus de la collection Questions-Réponses !, on retrouve 5 thèmes pour tout savoir (ou presque) sur la Terre : Notre planète, La surface de la Terre, Planète bleue, Dans l’air et Vivre sur Terre. Cet album qui s’adresse aux curieux de 7 ans et plus, répond à des questions incontournables en donnant des réponses détaillées et illustrées. La Terre est pleine de ressources mais il faut la préserver. Ce titre sensibilise les plus jeunes au développement durable, ce que je trouve vraiment important à l’heure actuelle !

L’encyclopédie de la Terre de Dennie Devin et Dan Crisp paru en octobre 2019 aux éditions Nathan, 144 pages, 13,90€

Le Kididoc du corps humain

Le Kididoc du corps humain est un album formidable ! La couverture en relief est superbe et le contenu ingénieux. On y retrouve des doubles-pages thématiques : le système digestif, les poumons et le cœur, l’odorat, la peau et les poils ou encore, le bébé dans le ventre.
A l’intérieur, des roulettes à faire tourner, des rabats à soulever et surtout, des illustrations en pop-up ! Un titre complet, ludique, humoristique parfois et surtout, très coloré !

Le Kididoc du corps humain de Muriel Zürcher et Didier Balicevic, paru en octobre 2019 aux éditions Nathan, 36 pages, 16,95€