moi la grosseRésumé

« Je suis Cate-la-grosse, un obus oublié qui, depuis le collège, ne demande qu’à exploser. »

Caterina est une jeune italienne spirituelle et intelligente.
Caterina a une famille qu’elle adore.
Mais Caterina, à l’instar de ses parents et de ses frères, est grosse. Très grosse. Et ses kilos en trop l’empêchent d’exister. Selon sa conception binaire du monde – les obèses d’un côté, les « personnes » de l’autre – elle est une « non-personne ».
A peine sort-elle de chez elle qu’elle s’arme d’une carapace blindée lui permettant d’ignorer tous les commentaires, toutes les plaisanteries, dont elle pourrait être la cible. Elle anticipe tout. Pour ne pas aggraver son dossier qui pèse déjà trop lourd sur la balance, elle fait en sorte d’être la meilleure de la classe, de n’être jamais malade, jamais en retard, toujours bien habillée… bref, de ne jamais faire le moindre remous. Aussi, quand ses parents décident d’organiser une grande fête pour son dix-huitième anniversaire, c’est la panique.

L’avis de Cassandre

Moi, la Grosse est un roman italien qui parle de l’obésité. On se glisse dans la peau de Cate, une adolescente qui n’a aucune envie de fêter ses dix-huit ans. A vrai dire, elle n’a pas envie de grand chose. Elle fuit l’amitié des personnes de sa classe, n’a pas de hobby, se concentre sur les cours. On la découvre au plus mal. Elle se déteste, se compare à un monstre, pense que tout le monde la juge et se moque d’elle et que sa vie ne sera jamais bonne.

Au départ, on compatit avec la pauvre Cate qui est condamnée à vivre dans un corps démesuré et qui ne correspond pas aux normes de notre société. Et puis, on se lasse un peu, on a envie de la secouer, de lui faire voir que la plupart des gens se fichent de son poids, que ce n’est qu’un détail finalement et qu’il y a bien plus grave. J’ai été un peu lassée de ses lamentations. Mais fort heureusement, des événements lui feront prendre du recul et avancer.

J’ai adoré le style de l’auteur. Le texte est très imagé, on joue sur les mots, sur les expressions et ça m’a plu. Cela rend le roman percutant. Le sujet abordé est en adéquation avec notre époque : troubles alimentaires, image de soi, le qu’en dira-t-on. J’ai beaucoup aimé ce roman qui traite de sujets forts avec une maîtrise parfaite des mots.

 

Moi, la Grosse de Matteo Cellini, paru le 12 février 2015 aux éditions Presses de la Cité, 256 pages, 19€

9 Comments on Moi, la Grosse de Matteo Cellini

  1. Il est dans ma PAL celui-ci. Je pensais le commencer et j’ai finalement été raisonnable en prenant un livre commencé il y a un bout de temps et laissé de côté. Ce sera pour bientôt… 😉

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