couv10003308Résumé

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

L’avis de Cassandre

On ne présente plus La fille du train qui a suscité un immense engouement lors de sa sortie en grand format, suivi d’une adaptation cinématographique après sa sortie en format de poche. Inutile de vous dire que j’étais intriguée !

Rachel est alcoolique. Avant, elle avait un bon emploi, un mari idéal, jusqu’au jour où Tom est parti avec Anna, son amante. Rachel prend le train chaque jour et regarde à chaque fois par la fenêtre, où elle voit Tom et Anna mener une vie parfaite. Quelques maisons au-dessus, Rachel voit chaque jour un couple qu’elle se met à envier, à imaginer, jusqu’au jour où la femme est portée disparue. Rachel ne peut pas s’empêcher d’intervenir dans cette enquête, comme si elle était personnellement affectée.

La fille du train est un roman qui dérange. Le personnage de Rachel est malsain, la pauvre femme cumule les états d’ivresse, devient violente, ne fait qu’embêter son ex-mari et sa femme et a perdu tout amour-propre. Quand elle est sobre, elle tombe dans la paranoïa et le voyeurisme. Quoi qu’elle fasse, elle met le lecteur mal à l’aise et nous fait presque de la peine, Rachel est une pauvre femme prise dans un engrenage.

J’ai particulièrement aimé le peu de personnages présents dans l’histoire, cela donne un aspect un peu de huis-clos. On se doute que chaque personnage est quelque peu impliqué dans cette drôle d’histoire et l’auteure nous donne très envie de découvrir de quelle façon.

Pour conclure, ce n’est pas le meilleur thriller psychologique que j’ai lu mais j’ai aimé l’intrigue et l’ambiance oppressante, Paula Hawkins a su nous livrer un personnage atypique, auquel on ne peut pas vraiment se fier. Un premier roman encourageant pour la suite !

La fille du train de Paula Hawkins, paru en septembre 2016 aux éditions Pocket, 456 pages, 7,80€

4 sur 5

7 Comments on La fille du train de Paula Hawkins

  1. J’ai beaucoup aimé ce thriller psychologique ! Je me suis laissée embarquer par le journal intime de cette femme. J’ai hâte de voir l’adaptation cinématographique. Je suis très curieuse de voir comment ils ont réussi à adapter cette forme.

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