Étiquette : famille

La preuve des contraires de Caitlin Wahrer

Résumé

Mensonges, crimes, obsessions : ne vous fiez pas surtout pas au visage paisible des banlieues américaines.

Octobre 2015. Le téléphone sonne chez Julia et Tony Hall, qui vivent une existence paisible dans leur grande maison du Maine. Le petit frère de Tony, Nick, vient d’être admis aux urgences après avoir été violemment agressé la veille par un inconnu rencontré dans un bar. Le monde de Tony s’effondre. Et plus encore lorsque l’inspecteur Rice, chargé de l’enquête, commence à douter du témoignage de Nick. Si Tony est prêt à tout pour sauver son frère, Julia, elle, est prête à tout pour sauver son mari à la dérive.
 
Février 2019. Le téléphone sonne à nouveau chez les Hall. Au bout du fil, l’inspecteur Rice, à qui Julia n’a pas parlé depuis des années. À la retraite, malade, celui-ci demande à la voir. Il a des révélations à lui faire sur cette affaire qui n’a cessé de l’obséder, des révélations qui vont remettre en question toutes les apparences.

L’avis de Cassandre

Julia, Tony Hall et leurs enfants forment une parfaite petite famille. Ils ont plutôt bien réussi leur vie et mènent un quotidien assez simple et heureux. Un jour de 2015, un terrible coup de fil retentit et leur vie vole en éclat. Nick, le jeune demi-frère de Tony, âgé de vingt ans, a été victime d’une grave agression sexuelle. Hospitalisé et méchamment battu, il souhaite porter plainte. Et c’est tout le système judiciaire américain qui se met en branle.

Caitlin Wahrer aborde un sujet très peu traité dans la littérature voire même souvent tabou. La preuve des contraires n’est pas vraiment un polar car l’action est assez faible. Il s’agit plutôt d’un roman psychologique mêlé de roman noir. L’écrivaine s’attarde sur le poids de l’agression et sur ses conséquences physiques et psychologiques. Comment est-elle vécue au sein d’un foyer ? Comment peut se sentir la victime ? N’a-t-elle d’ailleurs pas envie de ne pas être décrite comme une victime ? Il y a aussi l’aspect journalistique, les personnes qui prennent partie, les critiques terribles et emplies de préjugés sur Internet…

J’ai trouvé ce roman captivant et bien traité. Nous alternons entre 2015, au moment des faits et 2019 où Julia s’entretient à nouveau avec John Rice, le policier en charge de l’enquête. Il semblerait que tout n’ait pas encore été dit. La fin est à la hauteur du récit et clôture bien le récit. Une histoire puissante qui a pour socle la famille, dans ses meilleurs et ses pires moments.

La preuve des contraires de Caitlin Wahrer, paru en novembre 2023 aux éditions Pocket, 528 pages, 9,20€

Par la force des choses de Claire Norton

Résumé

Si vous aviez su ce que la vie vous réservait, auriez-vous fait les mêmes choix ?

Farouchement indépendante, Lisa n’a jamais cru au « grand amour ». Pour elle, un couple est avant tout un partenariat. Et la vie, une succession de décisions à prendre.
Pragmatique, elle s’efforce d’oublier la rencontre magique faite lors d’une nuit festive, afin de poursuivre son chemin, sereinement.
Mais le destin est têtu : lorsque, quelques années plus tard, elle recroise cet homme, toutes ses certitudes volent en éclats.
Lisa doit alors se confronter à ses contradictions, à ses choix et, par la force des choses, à ceux des autres et à leurs conséquences.
 
Rien n’est plus difficile à décrire qu’un amour qui emporte tout sur son passage. C’est pourtant ce tour de force que réussit Claire Norton en nous entraînant dans l’inoubliable histoire de Lisa et Victor. Une fresque amoureuse et familiale, bouleversante, qui défie le temps.

L’avis de Cassandre

Par la force des choses est le troisième roman que je lis de Claire Norton et il est de loin mon préféré. On y fait la rencontre de Lisa, une jeune femme qui ne croit pas en l’amour (et encore moins en l’Amour). Elle entretient une relation sans engagement avec Charles, une situation qui lui convient mieux à elle qu’à lui. Et lorsqu’elle tombe enceinte de manière inopinée, Lisa fait le choix de la raison en emménageant avec Charles. Quelques années plus tard, les certitudes de la jeune mère volent en éclats quand elle rencontre Victor. Mais dans la vie, rien n’est simple, surtout quand on est marié et qu’on a des enfants.

Si le résumé peut paraître classique, la force de ce roman réside dans la fine analyse de l’écrivaine des sentiments amoureux. Claire Norton nous offre une histoire bouleversante sur l’amour et sur les choix, la difficulté de prendre une décision qui pourrait tout balayer sur son chemin. Un titre qui invite aussi à réfléchir. Cette histoire d’amour serait-elle aussi belle si elle n’était pas jalonnée d’obstacles aussi cruels ? Que j’ai aimé ce roman ! Lisa pour sa ténacité, son renoncement et son dévouement, sa douceur aussi. Et Victor, un homme tellement touchant, épris et meurtri à la fois. Je ne veux pas vous en dire plus mais ce roman a été impossible à lâcher pour moi, je voulais connaître son dénouement et celui-ci a été à la hauteur de mes attentes. La fin m’a bouleversée et conquise.

Par la force des choses est un coup de cœur, un roman délicat qui parle de l’essentiel avec des mots soigneusement choisis.

Par la force des choses de Claire Norton, paru en septembre 2023 aux éditions Robert Laffont, 552 pages, 20,90€

Les Pyromanes de Vincent Delareux

Résumé

Dans un village reculé de Normandie, Thérèse Sommer attise les passions et dicte sa loi : à son mari qu’elle trompe, à sa mère qu’elle méprise, à ses amants qu’elle consume.
Libre et indépendante, maîtresse de son petit monde, on ne lui connaît pas de rivale. Jusqu’à la naissance de sa fille.
Enfant non désirée, Françoise grandit entre haine et maltraitance. Nuit et jour, elle implore le Ciel et les saints de la libérer de la tyrannie de sa mère. L’une d’elles est de trop.
Françoise doit faire un choix : cultiver la flamme d’un cierge pour son salut ou allumer le brasier de la colère ?

L’avis de Cassandre

L’an dernier, je découvrais Vincent Delareux avec son premier roman, Le cas Victor Somer, que j’avais adoré. Quel plaisir de le retrouver pour cette rentrée littéraire ! L’histoire s’intéresse aux grands-parents et parents de Victor, en particulier sa mère, Françoise, et sa grand-mère, Thérèse. Je vous rassure, les romans peuvent se lire séparément.

Nous partons dans un petit village normand, au début des années 1950. Thérèse est mariée à Serge, un marin doublé d’un poivrot. Mais qu’importent les liens sacrés du mariage, les hommes du village défilent chez elle, comme dans un moulin. Thérèse reçoit sans doute une punition divine quand elle découvre qu’elle est enceinte (de qui ?). Enfer et damnation ! A la naissance, Thérèse n’a aucun attachement pour sa fille, Françoise, dont elle se séparerait volontiers.

La petite ne reçoit aucun amour, aucune attention. Elle est négligée et subit rapidement des mauvais traitements. Son seul bonheur est sa grand-mère, Jeanne, qui fait ce qu’elle peut pour elle, malgré son grand âge. L’histoire se déroule sur plusieurs dizaines d’années.

Le récit n’est pas toujours facile, les scènes de maltraitance physique et psychologique sont assez nombreuses et font froid dans le dos. Comment la petite Françoise va-t-elle grandir ? Pourquoi Thérèse est-elle aussi impitoyable et égocentrique ? L’auteur s’intéresse ici aux origines du mal et à l’impact des sévices subis durant l’enfance. J’ai trouvé ce roman noir particulièrement réussi et j’ai beaucoup aimé le style d’écriture qui m’a fait penser à un conte moderne.

Pour conclure, un deuxième roman qui va encore plus loin que le précédent et qui confirme le talent de Vincent Delareux. Des sujets difficiles mais hélas, encore bien actuels.

Les Pyromanes de Vincent Delareux, paru en août 2023 aux éditions L’Archipel, 464 pages, 20€

La vie ne se danse jamais seul de Marie Joudinaud

Résumé

Se dressant sur une île bretonne, la Kea est une maison qui a abrité les jours heureux d’une famille unie. Au fil des années, ses pierres se sont érodées, et le foyer s’est disloqué.
Il ne reste entre ses murs que la fille cadette, Susanne, et son enfant, Clara. L’autre sœur, Thaïs, est partie depuis longtemps vivre ses rêves de danseuse étoile à Paris.
Le jour où l’Opéra contraint Thaïs à quitter la scène en prenant des vacances forcées, elle décide de revenir dans la demeure de son enfance. Mais vingt ans de rancœurs devront être dénoués, et la passion de sa nièce pour la danse, tempérée.
Les deux sœurs se retrouvent face à face jusqu’à ce que les fatalités de la vie les rattrapent…

L’avis de Cassandre

L’histoire se déroule à Saint-Guirec, une petite île des Côtes d’Armor. Dans une grande bâtisse familiale surnommée La Kea, vivent Suzanne, enseignante et sa fille, Clara, une collégienne douce et rêveuse. Les parents de Suzanne sont décédés brutalement il y a cinq ans et malgré les importants travaux de rénovation qu’elle ne peut se permettre de financer, elle tient à rester dans cette maison le plus longtemps possible. Thaïs, elle, vit à Paris et est une danseuse étoile de renom. Mise à l’écart en raison d’un désaccord avec le metteur en scène du prochain ballet, Thaïs décide de retourner à Saint-Guirec, où elle n’a pas posé ses ballerines depuis de longues années.

La vie ne se danse jamais seul est un roman qui met les femmes sur le devant de la scène. Suzanne et Thaïs sont des sœurs qui ne se sont ni vues ni adressé la parole depuis bien longtemps. Leurs retrouvailles risquent d’être houleuses. Quels secrets dissimulent-elles ? Vous ne le saurez qu’en lisant ce roman.

Je me suis beaucoup attachée aux deux sœurs, qui ne sont pas si différentes qu’on pourrait le penser. Clara est une adolescente curieuse, lumineuse et passionnée par la danse comme sa tante qu’elle va apprendre à connaître. Les personnages secondaires apportent aussi de la chaleur au roman : Henry, l’ami de la famille, Jing, le partenaire de danse et meilleur ami de Thaïs. Enfin, Marie Joudinaud a choisi de personnifier La Kea qui s’exprime à plusieurs moments du récit, j’ai adoré.

Si vous pensez qu’il ne s’agit « que » d’un roman sur les rancœurs familiales et la sororité, vous vous trompez. L’écrivaine nous réserve quelques surprises dont un passage très imprévisible. Pour conclure, cette histoire prend pleinement sa place au sein de la superbe collection « Instants suspendus ». J’ai adoré l’écriture, les personnages, l’histoire mais aussi le côté nostalgique qu’elle a fait remonter en moi. Petite confidence : j’ai versé ma petite larme à la fin ! 

La vie ne se danse jamais seul de Marie Joudinaud, paru en avril 2023 aux éditions L’Archipel, 336 pages, 20€

Les jours heureux ne s’oublient pas de Gavin’s Clemente Ruiz

Résumé

Lorsqu’il débarque en Espagne, où son père est censé avoir refait sa vie, Gontran découvre un veuf esseulé, écrasé par le poids des souvenirs et du chagrin. Le fils décide d’aider le père. Mais comment le soutenir et combler le vide laissé par la femme qui rendait à l’un et à l’autre la vie si extraordinaire ?

L’avis de Cassandre

Gontran, marié et papa d’un adolescent prénommé Léo a presque tout pour être heureux. Presque, car il y a six ans, sa mère est décédée, laissant un manque immense. Quant à son père, depuis le décès, leurs liens se sont distendus. Lorsque Gontran reçoit un appel lui indiquant que la santé de son père est inquiétante, il prend le premier avion en partance pour l’Espagne. Dès son arrivée, leurs rapports sont immédiatement conflictuels. Ils ne se comprennent pas et ne semblent pas avoir grand chose en commun…

J’ai été surprise de lire ce roman aussi vite, presque sans prendre le temps de respirer ! L’écriture de Gavin’s Clemente Ruiz est très prenante, les chapitres défilent à toute allure. J’ai été touchée par les thèmes abordés : les rapports père-fils, le deuil, le poids des non-dits. Le père de Gontran est difficilement appréciable de prime abord : il est casanier, bourru, ne fait pas beaucoup d’efforts. Gontran a le sentiment de n’avoir aucun point commun avec lui, et pourtant… Sous ses airs d’ours mal léché, son père pourrait bien dissimuler de profonds sentiments. Le problème est qu’il ne sait pas les verbaliser.

Avec ce roman, vous allez rire, sourire, être ému (et peut-être pleurer ?). Derrière un humour certain et des tirades dignes de punchlines, se cachent de réels questionnement. Pourquoi craint-on de ressembler à ses parents ? Que sait-on vraiment d’eux, eux qui savent (presque) tout de nous ? Pourquoi est-ce si difficile de parler d’amour ? En bref : un roman qui fait beaucoup de bien.

Les jours heureux ne s’oublient pas de Gavin’s Clemente Ruiz, paru en avril 2023 aux éditions Albin Michel, 18,90€

Elle m’avait dit : « Lis. Tu comprendras quand tu seras grand. » Aujourd’hui je comprends, mais il est trop tard.

Elle a tes yeux mon amour de Typhanie Moiny

Résumé

La vie d’Amandine, 34 ans, est bouleversée à la mort d’Olivier, son compagnon. Il emporte avec lui leur dernier espoir de fonder une famille.
Seuls restent la peine, les regrets et le souvenir de cet homme plus âgé et bienveillant. Amandine tente de survivre au deuil comme elle le peut lorsqu’elle fait la connaissance de Mathilde, fi le du défunt, de douze ans sa cadette, qu’elle croise pour la première fois aux funérailles d’Olivier. Un caractère de cochon, mais les yeux de son père.
À chaque rencontre, des étincelles. Et pourtant, ces deux femmes devront apprendre à communiquer car, bien qu’elles ne le sachent pas encore, elles sont liées… et pas au bout de leurs surprises !

L’avis de Cassandre

Quand j’ai envie de me faire du bien avec un roman, c’est souvent vers la collection Instants suspendus que je me tourne. C’est clairement une valeur sûre !

Amandine est une trentenaire qui vit une histoire d’amour forte avec Olivier, un papa divorcé plus âgé qu’elle. Leur relation n’est pas facile, elle n’a jamais pu rencontrer ses grands enfants, a le sentiment de vivre un peu dans l’ombre de son ex-femme et surtout, elle souhaite un enfant et pas lui. Mais nos deux protagonistes s’aiment et sont prêts à affronter bien des tempêtes ensemble. Celle qu’Amandine n’avait pas prévu, c’est le décès brutal d’Olivier. Le monde de notre héroïne s’effondre. Elle a tout perdu et va devoir apprendre à se reconstruire.

Ce roman n’est pas facile et aborde le douloureux sujet du deuil : le choc, l’injustice, l’incompréhension, la colère et puis, l’acceptation. J’ai adoré le personnage d’Amandine, je l’ai trouvée tellement humaine. Elle est à la fois simple, franche, aimante et souvent drôle à ses dépens. Beaucoup peuvent se reconnaître à travers cette héroïne attachante. Sa famille est clairement azimutée, surtout les femmes qui n’ont aucun filtre ! Les personnages secondaires apportent un vent de fraîcheur à l’histoire et nous amusent beaucoup.

L’intrigue n’est pas forcément très surprenante mais j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. Pour conclure, Typhanie Moiny parvient à aborder un sujet difficile et à faire du bien à ses lecteurs dans un seul roman. Pari réussi !

Elle a tes yeux mon amour de Typhanie Moiny, paru en février 2023 aux éditions L’Archipel, 400 pages, 20€

Tu devrais manger davantage, Amandine ! Tu es sec comme un haricot et blanche comme un cul de Parisien sur la plage le premier jour des congés payés.

Kingdom de T.M. Frazier T-2 TYRAN

Résumé

Doe n’a pas encore recouvré la mémoire mais elle sait qui elle est maintenant. Sa famille l’a retrouvée et elle était loin de s’imaginer qui elle était et tout ce qu’elle avait laissé derrière elle. Elle s’appelle en réalité Rammie et elle a repris sa place auprès d’eux. Loin de King, aux prises avec ses propres problèmes.

Alors qu’ils cherchent tous les deux à reprendre le cours de leur vie, ils comprennent vite qu’ils ne pourront pas oublier ce qui est né entre eux. Mais King sait qu’il a des ennemis qui rôdent dans l’ombre et pourraient représenter une menace pour lui et ceux qu’il aime.

Quant à Doe, elle a encore un long chemin à parcourir pour savoir qui elle est exactement et peut-être, un jour retrouver King.

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Kingdom de T.M. Frazier T-1 KING

Résumé

King n’est pas vraiment le genre d’homme auprès de qui on cherche refuge. Chef d’un gang qui participe à toutes sortes de trafics, il a la surprise de trouver dans sa maison, lors d’une fête, une parfaite inconnue.

Elle se fait appeler Doe, un surnom car elle est amnésique et ne connaît pas sa vraie identité. Elle vit aussi dans la rue et risque que sa vie quotidiennement. Comme ce jour où elle s’introduit chez KIng. A ses risques et périls.

Malgré tout, elle est attirée par King comme un papillon par une flamme. Si c’est un homme brutal, violent d’habitude, il est aussi touché par Doe et son histoire. Mais qui est Doe exactement ? Son passé ne risque-t-il pas de ressurgir un jour ? King prend un risque s’il s’attache à elle mais n’est-il pas déjà trop tard ?

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La saison des feux de Celeste Ng

Résumé

Quand le voile des apparences ne peut être déchiré, il faut parfois y mettre le feu.
À Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d’abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence commence à mettre en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.

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Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Résumé

Une maison à des kilomètres de tout. Autour, rien que l’herbe verte, les trembles aux feuilles chargées de pluie et le ciel changeant du Donegal. Ce refuge, Daniel Sullivan va le quitter le temps d’une semaine pour se rendre aux États-Unis, son pays d’origine. C’est l’anniversaire de son père, qu’il n’a pas vu depuis des années. Dans la voiture qui le conduit à l’aéroport, une voix retentit à la radio : celle d’une femme dont il est sans nouvelles depuis vingt ans, son premier amour. Les souvenirs se déversent.
Replonger dans le passé, comprendre ce qui le pousse à abandonner ceux qu’il aime, Daniel ne pense plus qu’à ça. Et il y a son épouse Claudette, star de cinéma fantasque et passionnée. Comment lui révéler l’homme qu’il est véritablement ? Que peut-il encore promettre, lui qui n’a jamais su que fuir ?

(suite…)