Catégorie : Littérature étrangère

Les chroniques de décembre

L’année 2019 se termine sur une note très positive, 2020 s’annonce sous les meilleurs auspices ! En ce dernier mois de l’année, j’ai moins lu mais je suis très satisfaite de mes choix que je vous laisse découvrir :

La fraternité de Takis Würger

Dans ce premier roman, Takis Würger nous emmène sur le campus de Cambridge, à la rencontre de son personnage principal, Hans. Le jeune homme est issu d’un milieu modeste. Suite à un drame, une tante éloignée et professeure à Cambridge lui offre l’opportunité d’intégrer la prestigieuse université à condition qu’il enquête sur un crime au sein d’une fraternité, le Pitt Club. S’il existe de nombreux livres dont l’intrigue a lieu sur un campus de renom, La fraternité se démarque par ses personnages singuliers : Hans, le solitaire imprévisible, la douce-écorchée Charlotte ou la mystérieuse tante, incapable d’exprimer le moindre sentiment. La fraternité est un mélange d’enquête, de roman noir, de romance et de drame. Un premier roman réussi !

La fraternité de Takis Würger, paru en octobre 2019 aux éditions 10-18, 264 pages, 7,50€

L’embarras du choix de Laure Manel

Emma s’apprête à épouser Julien. Mais, devant l’autel, Emma hésite lorsqu’on lui pose LA question. Elle se projette alors dans 4 ans, 13 ans et 24 ans après son mariage. Chaque scénario est différent et met en scène un problème majeur au sein d’un couple : l’infidélité, la lassitude, l’éloignement… J’avoue avoir eu du mal à m’attacher à Emma qui ne se présente pas vraiment sous son meilleur jour. A l’inverse, Julien est trop absent, comme s’il n’était qu’un simple figurant. Toutefois, j’ai apprécié la construction originale du récit et les différentes projections d’Emma, on se demande quelle sera sa réponse. Petit plus : la fin est une véritable surprise ! Pour conclure, il s’agit d’un roman divertissant qui pousse à réfléchir sur les relations amoureuses de notre époque.

L’embarras du choix de Laure Manel, paru en novembre 2019 aux éditions Michel Lafon, 365 pages, 18,95€

Libre comme l’air de Sara Lövestam

Libre comme l’air est le troisième volet de la tétralogie de Sara Lövestam mettant en scène Kouplan, un détective iranien sans papiers à Stockholm. Les deux tomes précédents m’ont fait forte impression et j’étais ravie de retrouver ce personnage atypique. Désormais, Kouplan est sans-abri, contraint de dormir dans les souterrains du métro. Un jour, une femme l’appelle pour lui demander d’enquêter son mari qu’elle soupçonne d’infidélité. Pas facile d’être un détective sans-papier, sans logement et presque sans argent : manque criant de moyens pour enquêter, la peur constante que la police des frontières ne l’arrête, la fatigue et la malnutrition. Ici encore, je me suis attachée à Kouplan et j’ai aimé suivre sa vision des choses, son regard sur la société. Un volet plus intime qui pousse à la réflexion sur la situation des réfugiés.

Libre comme l’air de Sara Lövestam, paru en mars 2019 aux éditions Robert Laffont, 360 pages, 18,90€

La Martinique vue du ciel de Patrick Chamoiseau et Anne Chopin

La Martinique est une merveilleuse île que j’ai eu l’occasion de découvrir. J’étais donc ravie de recevoir cet ouvrage de la part des éditions HC et de Babelio que je remercie. J’ai adoré redécouvrir l’île vue du ciel : ses paysages à couper le souffle, sa végétation, ses reliefs montagneux, ses eaux turquoises et ses plages volcaniques… Les photographies présentent la Martinique sous un autre jour et nous alertent : il faut absolument préserver cette île ! Que vous ayez déjà visité ou non la Martinique, je vous recommande cet ouvrage pour sa beauté.

La Martinique vue du ciel de Patrick Chamoiseau et Anne Chopin paru en octobre 2019 (nouvelle édition) aux éditions HC, 160 pages, 28,50€

Bonus : La Martinique vue de la Terre



L’Anse Noire

Jardin de Balata

La sélection est à présent terminée, j’en profite pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2020 ! Avez-vous pris des résolutions ?

Les chroniques de novembre

Les jours raccourcissent, il fait froid et nous manquons cruellement de vitamine D. La bonne nouvelle ? C’est le retour des soirées cocooning et de la lecture sous un plaid, accompagnée d’un bon thé ! Je vous laisse découvrir les titres lus ce mois-ci :

Une certaine Annie de P. J. Vernon

Gray et son mari Paul passent les fêtes de fin d’année en famille. Très vite, on se rend compte que leur relation est compliquée, notamment en raison de l’alcoolisme de Gray. Lors d’une soirée, Gray a bu plus que de raison et ne se rappelle de rien. Paul, lui, a disparu. Quelques heures après, une certaine Annie laisse un message confus sur le portable de Gray, prétendant qu’elle sait tout de son mari… Une certaine Annie est un bon thriller psychologique à l’ambiance angoissante. J’ai aimé le paysage marécageux, la famille de Gray, les King qui semblent cacher bien des secrets et surtout Nina, en charge de l’affaire. Les pages défilent rapidement et on ne voit pas arriver cette fin, délicieusement machiavélique !

Une certaine Annie de P. J. Vernon, paru en septembre 2019 aux éditions de La Martinière, 400 pages, 22,00€

Les secrets de Cloudesley de Hannah Richell

Maggie est une jeune femme qui s’est expatriée il y a un an en Australie. Un matin, elle reçoit un appel l’informant que sa grand-mère, Lillian Oberon, est hospitalisée. Maggie rentre en Angleterre et Lillian la supplie de la ramener à Cloudesley, le manoir dans lequel elle vit depuis son mariage avec le défunt Charles Oberon. Nous suivons à la fois Lillian, une femme qui a sacrifié sa vie et renoncé à ses rêves et Maggie, qui a la vie devant elle et qui semble avoir tourné le dos à ses rêves. J’ai aimé ces portraits de femmes, leurs sombres secrets et surtout, l’amour qui les lie. Les secrets de Cloudelesy est un roman passionnant avec des personnages féminins bouleversants et un décor aussi beau que mystérieux.

Les secrets de Cloudesley de Hannah Richell, paru en octobre 2019 aux éditions Belfond, 368 pages, 20,00€

Prenez le contrôle de votre santé de Dr Rangan Chatterjee

Le Docteur Chatterjee exerce la profession de médecin généraliste en Angleterre. Au fil des années, il a appris à reconsidérer son travail, à ne plus se contenter de donner des anti-dépresseurs à quelqu’un qui se sent mal ou de traitement contre l’eczéma à quelqu’un qui fait des crises. Son approche est plus globale et part du postulat que de nombreuses maladies pourraient se soigner différemment. Bien entendu, chaque patient est unique et le Docteur Chatterjee ne se base que sur sa propre expérience. Il nous donne alors des conseils facilement applicables sur l’alimentation, la respiration, l’activité physique et le sommeil. On prend plaisir à suivre ces préconisations qui sont claires et accessibles. Moi-même, j’ai commencé à en réaliser plusieurs comme la désactivation des notifications, la suppression de Newsletters inutiles, ou encore, un renforcement musculaire plus régulier. Et je dois l’avouer, ces petits changements quotidiens me font du bien ! Un bel ouvrage, très bien illustré et utile à tous, à lire et à offrir !

Prenez le contrôle de votre santé de Dr Rangan Chatterjee, paru en octobre 2019 aux éditions Belfond, 272 pages, 20,00€

Vous faites quoi pour Noël ? de Carène Ponte

Pauline est une jeune femme un peu gaffeuse qui, après la fête (alcoolisée) de Noël du bureau, se retrouve dans une embarrassante situation. Pour s’en sortir, elle accepte de rendre un service au charmant gardien de son immeuble (et parfait inconnu). Embarquez sans plus attendre dans une comédie romantique irrésistible ! Noël n’est pas une fête que j’apprécie et pourtant, j’ai adoré l’ambiance de ce livre : les paysages de montagne, la famille, les bons petits plats et surtout, le romantisme ! Vous faites quoi pour Noël ? est un roman simple et plutôt prévisible mais on se régale car ses personnages sont formidables, on se marre et on passe un excellent moment ! A lire absolument avant le 24 décembre !

Vous faites quoi pour Noël ? de Carène Ponte, paru en novembre 2019 aux éditions Michel Lafon, 302 pages, 15,95€



Les chroniques d’octobre

Bonjour à tous, j’ai le plaisir de vous présenter trois titres en ce mois d’octobre :

Une autre histoire de Sarah J. Naughton

Mags, brillante avocate, quitte Las Vegas pour l’Angleterre où son frère, Abe, qu’elle n’a pas vu depuis l’adolescence vient de faire une tentative de suicide. Sur place, elle fait la rencontre de Jody, la fiancée (presque) parfaite d’Abe. Peu à peu, des incohérences apparaissent dans son récit des faits et, sous le vernis, se cachent bien des secrets… Sans révolutionner le genre, Sarah J. Naughton nous offre un thriller divertissant dont j’ai particulièrement apprécié le cadre. L’histoire s’apparente à un huis-clos dans une église réhabilitée en logements sociaux où Abe vivait. Mags va occuper l’appartement de son frère le temps de faire lumière sur cette nuit où tout a basculé. Et cela crée une atmosphère étouffante où chaque pensionnaire, aussi déséquilibré soit-il, nous inquiète. Malgré quelques rebondissements prévisibles, Une autre histoire est un titre qui a bien occupé mes soirées !

Une autre histoire de Sarah J. Naughton, paru en avril 2019 aux éditions Pocket, 504 pages, 8,30€

L’Aile des vierges de Laurence Peyrin

Nous sommes en Angleterre, en 1946, lorsque nous faisons la rencontre de Maggie Fuller. Veuve à vingt-six ans, elle n’a d’autre choix que de quitter son emploi à la conserverie qui ne lui permet plus de vivre pour rejoindre Sheperd House, où elle devient domestique. Notre héroïne étouffe dans ce quotidien qui ne lui apporte aucune satisfaction. Mais ce drôle de bout de femme se fiche éperdument des conventions et n’hésite pas à révéler le fond de sa pensée. Après tout, qu’a-t-elle réellement à perdre ? Le roman de Laurence Peyrin m’a plu pour son personnage féminin pour lequel on éprouve tendresse et admiration. Et aussi, j’ai aimé les sujets abordés : libération des femmes, lutte des classes, les sentiments, l’accomplissement personnel et bien d’autres encore. Après un coup de cœur pour Miss Cyclone, je vous confirme que Laurence Peyrin a un talent indéniable et qu’il m’est très difficile de reposer ses romans, ne serait-ce que quelques minutes !

L’Aile des vierges de Laurence Peyrin, paru en mars 2019 aux éditions Pocket, 480 pages, 7,90€

Les sept maris d’Evelyn Hugo de Taylor Jenkins Reid

A près de 80 ans, la célèbre actrice Evelyn Hugo demande à Monique Grant, journaliste en herbe, d’écrire un roman sur sa vie. Les deux femmes ne se connaissent pas et il s’agit pour Monique d’une véritable occasion de booster sa carrière. L’histoire d’Evelyn est alors retracée : son adolescence, ses débuts et surtout, ses amours. Si je n’ai pas adhéré au style trop simpliste et trop « parlé », j’ai en revanche apprécié l’histoire pour sa thématique, l’homosexualité au milieu du XXème siècle. Pour conclure, je dirais qu’il s’agit d’un titre divertissant mais pas inoubliable.

Les sept maris d’Evelyn Hugo de Taylor Jenkins Reid, paru en septembre 2019 aux éditions Milady, 608 pages, 20€

Quelles sont les lectures que vous me recommandez durant cet automne ?

Les chroniques de septembre

Bonjour à tous,
Il fait froid et il pleut, pas de doute, l’automne est là ! De mon côté, j’ai nettement moins lu mais je suis très satisfaite de mes choix que je vous laisse découvrir de ce pas !

Madame Einstein de Marie Benedict

Tout le monde connaît Albert Einstein, sa femme, en revanche, Mileva Maric est restée trop longtemps dans l’ombre. En effet, c’est dans les années 1980 que les lettres échangées entre Albert et Mileva ont été rendues publiques. Dans ces lettres, on comprend que Mileva a joué un rôle essentiel dans les découvertes de son mari. Marie Benedict s’est penchée sur la vie de cette physicienne afin de nous en dresser un émouvant portrait. Madame Einstein est un roman captivant. Impossible de ne pas s’attacher à Mileva, cette femme qui a sacrifié sa vie pour son mari. Un bel hommage à une femme qui aurait dû marquer l’Histoire.

Madame Einstein de Marie Benedict, paru en février 2019 aux éditions 10-18, 384 pages, 8,10€

Avoue que t’en meurs d’envie de Kristen Roupenian

Avoue que t’en meurs d’envie ou le titre qui annonce tout de suite la couleur. Au programme, douze nouvelles dérangeantes, malsaines, perverses, où on peut retrouver tous les vices possibles des êtres-humains. On culpabiliserait presque de prendre plaisir à lire ces nouvelles ! J’ai apprécié le côté décalé de ces histoires, on passe d’une littérature contemporaine à du fantastique en passant par un conte. Si je n’ai pas aimé toutes les nouvelles, surtout en raison d’une fin trop ouverte parfois, j’ai passé un bon moment de lecture !

Avoue que t’en meurs d’envie de Kristen Roupenian, paru en août 2019 aux éditions Nil, 396 pages, 20,00€

Manhattan Beach de Jennifer Egan

Manhattan Beach est un roman formidable dans lequel on découvre un personnage marquant, celui d’Anna Kerrigan. Nous la suivons dans les années 1930 lorsqu’elle est enfant et alternons les chapitres avec le présent, où Anna est devenue une jeune femme ambitieuse. Elle travaille sur un chantier naval et a un rêve, celui de devenir la première femme scaphandrier. J’ai tout aimé dans ce livre : ses personnages, cette soif de liberté et d’émancipation, le côté plus technique sur l’univers marin et le côté mafia avec son personnage-clé, Dexter Styles. Un récit qui a su me tenir en haleine durant 600 pages !

Manhattan Beach de Jennifer Egan, paru en septembre 2019 aux éditions 10-18, 600 pages, 9,60€

Les Détectives du Yorkshire tome 3 : Rendez-vous avec le mystère de Julia Chapman

Delilah et Samson reprennent du service avec une enquête des plus mystérieuses ! L’une des habitantes de Bruncliffe vient de mourir en mentionnant dans son testament, vouloir léguer ses biens à son fils et sa fille. Le problème, c’est que sa fille est décédée il y a vingt ans. Nos deux héros vont se pencher sur cette histoire et remuer le passé ! Un troisième opus divertissant, bien que j’aie deviné la fin rapidement. J’ai passé un bon moment et je m’attache de plus en plus à notre duo d’enquêteurs. Une série à découvrir !

Les Détectives du Yorkshire tome 3 : Rendez-vous avec le mystère de Julia Chapman, paru en novembre 2018 aux éditions Robert Laffont, 468 pages, 14,90€

Et vous, avez-vous eu des coups de cœur en cette rentrée littéraire ?


Les chroniques d’août


Bonjour à tous,

L’été touche bientôt à sa fin et j’ai le plaisir de vous proposer des lectures divertissantes pour le prolonger !

Blood orange de Harriet Tyce

Alison est avocate pénaliste et consacre beaucoup de temps à son travail. Sa vie de famille part à vau-l’eau et Alison se réfugie dans l’alcool et aussi dans sa relation malsaine avec Patrick, un collègue de bureau. En parallèle, elle se voit confier une affaire de meurtre où une femme, Madeleine, est accusée d’avoir tué son mari. Blood orange est un roman psychologique qui traite essentiellement de violence conjugale. J’ai apprécié la thématique et l’ambiance inquiétante. Cependant, le roman comporte de nombreux temps morts, ce qui ralentit la lecture. Je n’ai pas accroché aux personnages, surtout Alison qu’on a envie de secouer, tant elle est déraisonnable et manipulable à souhait. Pour conclure, un thriller qui avait du potentiel mais dont je ressors déçue, je n’ai pas été convaincue par la construction, les personnages et l’intrigue dont on voit venir l’issue trop rapidement.

Blood orange de Harriet Tyce, paru en février 2019 aux éditions Robert Laffont, 400 pages, 21,00€

Femme sur écoute de Hervé Jourdain

Femme sur écoute est l’histoire de Manon Legendre, strip-teaseuse et escort-girl qui rêve d’un avenir meilleur. Parallèlement, nous rencontrons Lola Rivière, spécialiste en cybercriminalité qui doit se battre pour se faire accepter au 36 quai des Orfèvres. Si au départ, nous avons l’impression de suivre deux histoires bien distinctes, il n’en est rien. J’ai été captivée par un panel de personnages très développés et par une histoire policière bien ficelée. Hervé Jourdain nous offre une enquête complexe et détaillée comme je les aime. Un excellent roman policier !

Femme sur écoute de Hervé Jourdain, paru en octobre 2018 aux éditions Pocket, 576 pages, 8,30€

Bye, Bye, vitamines de Rachel Khong

Ruth, trente ans, revient au foyer familial sur demande de sa mère. Elle la sollicite pour s’occuper de son père, atteint de la maladie d’Alzheimer. Cet ancien professeur d’histoire ne peut plus exercer. Alors, ses anciens élèves décident d’organiser de faux cours pour donner un sens à la vie d’Howard. Les personnages sont terriblement attachants et nous font rire autant qu’ils nous émeuvent. La maladie est un thème abordé avec brio. Pas de chapitres larmoyants dont on ressort déprimés. Au contraire, une histoire pleine d’amour, de bons souvenirs et d’espoir.

Bye, Bye, vitamines de Rachel Khong, paru en juin 2019 aux éditions 10-18, 216 pages, 7,50€

Le livre noir de la gynécologie de Mélanie Déchalotte

Ce documentaire écrit par la journaliste Mélanie Déchalotte lève le voile sur un sujet encore tabou : les maltraitances gynécologiques et obstétricales. Ces violences peuvent être physiques, psychologiques ou morales : critiques de la part du médecin, non-prise en compte de la douleur ressentie, négligences, la liste est longue. Ce titre permet d’ouvrir les yeux sur des pratiques anormales. Exemple : être contrainte de subir une examen gynécologique pour une simple prescription de pilule où seuls un questionnaire et une prise de la tension sont requises… Je précise que ce titre ne jette pas la pierre à la gynécologie qui donne et sauve des vies mais à s’indigner face à des pratiques inadaptées, archaïques ou abusives. A lire absolument !

Le livre noir de la gynécologie de Mélanie Déchalotte, paru en mars 2019 aux éditions Pocket, 672 pages, 8,95€

Des poignards dans les sourires de Cécile Cabanac

Début des années 2000, en Auvergne, un mari disparaît. Sa femme, Catherine voit sa disparition comme une aubaine. Mais tout se complique quand la police découvre les restes d’un corps humain carbonisé… Des poignards dans les sourires est un polar captivant. Nous suivons différents personnages d’une même famille ainsi que Virginie Sevran et Pierre Biolet, les enquêteurs. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cet excellent roman policier. L’ambiance inquiétante, les relations complexes entre les différents personnages, l’intrigue bien ficelée, tous les ingrédients sont réunis pour que ce polar soit une réussite ! Un premier roman très prometteur !

Des poignards dans les sourires de Cécile Cabanac, paru en février 2019 aux éditions Fleuve, 480 pages, 19,90€

Son dernier souffle de Robert Dugoni

Le dernier repos de Sarah est un thriller que j’avais adoré. J’étais alors impatiente de découvrir la suite des aventures de Tracy Crosswhite ! Cet opus reprend une enquête secondaire du premier tome, le meurtre d’une strip-teaseuse, afin d’en faire son enquête principale. Plusieurs femmes sont retrouvées mortes dans des conditions similaires. Tracy va devoir attraper un tueur en série très bien organisé. Si j’ai trouvé le début un peu long, au bout d’une centaine de pages, je suis totalement entrée dans l’histoire. Ce n’est pas un thriller révolutionnaire mais j’ai apprécié l’ambiance, les thématiques abordées et bien sûr, les personnages ! A quand la suite ?

Son dernier souffle de Robert Dugoni, paru en mars 2019 aux éditions Pocket, 560 pages, 8,30€

Vaste comme la nuit d’Elena Piacentini

Dans Vaste comme la nuit, nous retrouvons la capitaine Mathilde Sénéchal, que vous avez peut-être découvert dans Comme de longs échos, précédent roman d’Elena Piacentini. Mathilde Sénéchal revient dans le village où elle passait les étés de son enfance, près de Dieppe. Là-bas, il y a trente ans, une jeune femme a disparu et Mathilde, elle, a perdu la mémoire. Faire lumière sur cette histoire va s’avérer complexe. Les villageois sont peu loquaces voire hostiles pour certains. Du côté des personnages, j’ai été touchée par Mathilde dans sa quête de vérité, par la jeune et intrépide Adèle et par Orsalhièr qui accompagnent la capitaine. L’écriture d’Elena Piacentini est délicieuse et se savoure lentement. Chaque phrase est poétique et réfléchie, chaque mot est étudié. Vaste comme la nuit est une petite merveille !

Vaste comme la nuit d’Elena Piacentini, paru en août 2019 aux éditions Fleuve, 312 pages, 19,90€

J’espère que vous avez apprécié cette sélection et qu’elle vous donnera des idées lectures !



Les chroniques de juillet

Bonjour à tous,
Je vous retrouve avec grand plaisir pour vous parler de mes lectures de l’été, j’espère que cet article vous donnera des idées de romans à emporter pour vos vacances !

Les Filles d’Ennismore de Patricia Falvey

Début du XXème siècle, deux enfants que tout oppose se rencontrent : Rosie, fille de métayer et Victoria, fille de Lord et Lady Ennis. Victoria voit en Rosie une amie et supplie ses parents de la faire étudier avec elle, à Ennismore. Ils acceptent à contrecœur. Nous suivons Rosie et Victoria par chapitre alterné, chacune dans un univers bien cloisonné. Les Filles d’Ennismore nous parle de conventions, de lutte des classes et d’identité. J’ai adoré voir chacune grandir, évoluer, se révolter dans une Irlande en plein bouleversement. Une belle histoire d’amour, de féminisme et d’amitié, à lire absolument !


Les Filles d’Ennismore de Patricia Falvey, paru en avril 2019 aux éditions Belfond, 416 pages, 22,00€

Les aventures de Donovan S. de Virginie Nuyen

Donovan S. est LE boucher de luxe par excellence. Il sublime la viande, envoûte ses clients fortunés et est encensé par la critique. Il faut dire que s’il ne vend pas de lunettes à un aveugle, il vend de la viande à un végétarien ! Nous suivons donc Elena, une cliente conquise qui va rapidement se voir offrir un poste aux côtés du boucher de stars. Donovan S. voit les choses en grand et compte bien conquérir le monde (rien que ça !). Ce titre est un roman satirique drôle et loufoque qui vous fera certainement réfléchir le luxe et nos modes de consommation !


Les aventures de Donovan S. le boucher qui était à deux doigts de conquérir le monde de Virginie Nuyen, paru en février 2019 aux éditions Nil, 192 pages, 17,00€

Au Loup de Lisa Ballantyne

Angela est une jeune adolescente rebelle et difficile. Lors d’une dispute particulièrement violente avec sa mère, Angela déclare qu’elle a été sexuellement agressée par son professeur de théâtre. De son côté, Nick, le professeur et père de famille, nie les faits. L’un deux ment, mais qui ? Et si la vérité était plus compliquée qu’il n’y paraît ? Pour le découvrir, Lisa Ballantyne propose un récit à plusieurs voix où chacun essaie de faire entendre la sienne. Si j’ai deviné la fin un peu trop rapidement, j’ai tout de même passé un excellent moment de lecture. Au Loup est un très bon thriller psychologique habilement construit. J’ai particulièrement apprécié le fait de suivre un drame à travers les yeux des différents personnages.

Au Loup de Lisa Ballantyne, paru en juin 2019 aux éditions Belfond, 336 pages, 20,00€

Les sales gosses de Charlye Ménétrier McGrath

Jeanne est une vieille dame en colère. Et pour cause, ses enfants l’ont placée en maison de retraite où elle s’ennuie ferme. Jeanne est bien décidée à en faire baver à ses « sales gosses » et pour ce faire, elle ne manquera pas d’idées ! Alors qu’elle se morfond, Jeanne va rencontrer une joyeuse bande de personnes âgées qui pourraient bien la faire changer d’idée sur la maison de retraite ! Les sales gosses est un roman que j’ai adoré, tant pour ses personnages pétillants que les émotions qu’il nous procure. On passe du rire aux larmes très facilement ! Et surtout, ce titre est tout bonnement un beau message plein de tendresse envers nos aînés.

Les sales gosses de Charlye Ménétrier McGrath, paru en mai 2019 aux éditions Fleuve, 264 pages, 17,90€

Du côté du bonheur d’Anna McPartlin

1995 en Irlande, Maisie a quitté un mari violent et élève à présent seule, son fils et sa fille. En plus de ses longues journées au travail, elle doit aussi s’occuper de sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. Le soir du 1er janvier, son fils, Jeremy, quitte la maison et ne rentre pas. Anna McPartlin dresse des portraits émouvants de ses personnages. J’ai particulièrement aimé Maisie, une femme incroyablement combative et Fred, qui éprouve des sentiments très forts pour elle. Du côté du bonheur est un drame qui laisse entrevoir de l’espoir et de la lumière au bout du tunnel. Mon premier roman d’Anna McPartlin et je suis conquise. Une très beau titre que je vous recommande chaudement.

Du côté du bonheur d’Anna McPartlin, paru en mai 2019 aux éditions Pocket, 432 pages, 7,90€

Qu’avez-vous pensé de cette sélection ? Quels sont les titres qui vous font de l’oeil ?

Les chroniques de mai

« En mai, fais ce qu’il te plaît », me concernant, j’ai pu lire pas moins de 7 titres qui me faisaient de l’oeil, depuis leur étagère. Et je vous les présente, sans plus tarder !

La maison des oubliés de Peter James

Peter James est un auteur très connu pour ses thrillers, dont j’ai dévoré un grand nombre. La maison des oubliés est plutôt un livre mêlant horreur et fantastique, j’étais particulièrement impatiente de retrouver Peter James dans un tout autre genre. Dans ce titre, nous rencontrons Ollie, sa femme et leur fille, qui s’apprêtent à emménager à Cold Hill House, un manoir à l’abandon avec fort potentiel. Très vite, des événements étranges s’y produisent : apparitions, dégâts matériels, cauchemars,… L’ambiance prend une tournure inquiétante et on se demande bien quelle en sera l’issue ! Si l’histoire a su m’entraîner dès les premières pages, j’ai, hélas, vite déchanté. Les péripéties sont prévisibles et on retrouve un bon nombre de clichés sur la maison hantée. Les personnages sont assez plats et manquent de profondeur. La fin n’apporte pas suffisamment de réponses et nous laisse sur notre faim. Enfin, je n’ai pas été convaincue par le style d’écriture, j’ai souvent eu l’impression de lire un roman jeunesse. Dommage !

La maison des oubliés de Peter James, paru en mars 2019 aux éditions Fleuve, 352 pages, 19,90€

L’ivresse des libellules de Laure Manel

Quatre couples d’amis partent chaque année ensemble en vacances. Cet été, ils louent une superbe villa en Ardèche, sans les enfants. Tout se passe à merveille (ou presque), jusqu’à l’arrivée de Valentine, une libraire célibataire que l’une des amie a voulu convier. L’ivresse des libellules est un roman frais, divertissant, qui parle de l’amour, de l’amitié, de nos petits et grands défauts, des relations humaines, tout simplement. On se reconnaît en ces personnages qui nous touchent, qui nous agacent et qui nous ressemblent finalement ! J’ai passé un très bon moment de lecture qui me donne envie de découvrir les précédents romans de Laure Manel !

L’ivresse des libellules de Laure Manel, paru en avril 2019 aux éditions Michel Lafon, 381 pages, 18,95€

Le bel avenir de Robin Kirman

Harvard, en 1997, nous découvrons trois étudiants très différents : Alice, Georgia et Charlie. Ils n’ont rien en commun, sauf peut-être leur ambition et leurs rêves de gloire. Un tragique événement (le meurtre d’une élève de leur promo) va changer leur vie à jamais. Le bel avenir n’est pas un thriller mais un roman profond qui parle de relations humaines, d’amour et d’apprentissage. Les protagonistes sont travaillés en profondeur, impossible de ne pas se laisser captiver par leur histoire ! L’écriture de Robin Kirman et la construction de son roman ont su me convaincre. Un roman obsédant et difficile à reposer !

Le bel avenir de Robin Kirman, paru en novembre 2018 aux éditions 10-18, 456 pages, 8,80€

Les sentiers de l’oubli de Margaret Mizushima

Mattie est agent de police. Sa particularité ? Elle ne sort jamais sans Robo, son berger allemand et coéquipier. Lors d’une patrouille, elle découvre le corps d’une adolescente dans les bois, à proximité de Belle, son chien blessé par balle. L’enquête est rapidement ouverte et Mattie est bien décidée à la résoudre ! Si le sujet n’est pas particulièrement novateur, j’ai pris plaisir à suivre Mattie et Robo dans leur quotidien. Il faut dire que tous deux sont attachants ! J’ai aussi apprécié le cadre de l’histoire, en plein coeur d’un petit village du Colorado où la drogue et la violence sévissent. Le premier tome d’une série qui s’annonce très plaisante !

Les sentiers de l’oubli de Margaret Mizushima, paru en mars 2019 aux éditions Belfond, 336 pages, 20,00€

Illusion tragique de Gilda Piersanti

Mario est un garçon âgé de dix ans qui s’amuse à épier son voisin, Monsieur Ruper, par la fenêtre de sa salle de bain. Mais la curiosité est un vilain défaut et il se pourrait qu’elle ait de dramatiques conséquences. Je n’en dirais pas plus au sujet de l’histoire car, dès le deuxième chapitre, Gilda Piersanti nous prépare un rebondissement qui change la donne ! Illusion tragique est un roman bien construit et étonnant qui mêle fiction et réalité. Notre auteure italienne nous réserve de nombreuses surprises et nous mène par le bout du nez, j’adore !

Illusion tragique de Gilda Piersanti, paru en mars 2019 aux éditions Pocket, 272 pages, 7,20€

Le chant des revenants de Jesmyn Ward

Jojo a treize ans et vit chez ses grands-parents noirs, dans une ville pauvre du Sud des États-Unis. Il s’occupe de sa petite sœur, tel un parent de substitution. Leur mère, Léonie, est une jeune toxico, instable, incapable de s’occuper d’eux. Le père, Michael, lui, est un homme blanc qui purge une peine de prison. Un jour, le téléphone sonne, Michael va être libéré. Leonie décide de prendre ses deux enfants avec elle, ainsi qu’une amie peu recommandable pour aller chercher Michael. Commence alors un road-trip inquiétant…
Le chant des revenants est un puissant roman à trois voix aux thématiques poignantes : le racisme, l’Amérique profonde, la drogue, l’amour et le pardon. L’écriture de Jesmyn Ward nous emporte, plus rien n’existe autour de nous. Un titre puissant et inoubliable.

Le chant des revenants de Jesmyn Ward, paru en février 2019 aux éditions Belfond, 272 pages, 21,00€

Un clou dans le bec de Maxime Poisot et Emmanuelle Teyras

Machisme et sexisme sont omniprésents dans notre société. Cette bande dessinée reprend des saynètes du quotidien : en famille, dans la rue, au travail, etc., un ensemble de situations comiques où les femmes prennent le pouvoir et clouent le bec des hommes ! Un titre qui fait du bien et qui, je l’espère, fera avancer les choses dans le bon sens !

Je remercie Babelio et les éditions Marabout pour cet envoi !

Un clou dans le bec de Maxime Poisot et Emmanuelle Teyras, paru en février 2019 aux éditions Marabout, 10,00€

La sélection est à présent terminée. Quels sont les titres que vous aimeriez découvrir ? Quels sont vos coups de cœur de mai ?


Les chroniques d’avril

Bonjour à tous, je vous retrouve avec grand plaisir pour vous présenter mes lectures d’avril. Je suis ravie d’avoir pu découvrir autant de titres et d’avoir (un peu) réussi à baisser ma PAL. Voici donc mes lectures du mois :

We are young de Cat Clarke

Evan est une adolescente que nous rencontrons au mariage de sa mère et de son beau-père, Tim. Ce même jour, Lewis, le fils de Tim, est victime d’un grave accident de la route dont il est le seul survivant. Les médias s’emparent de l’affaire et accusent rapidement Lewis. Evan pressent que cette histoire est bien plus complexe qu’il n’y paraît et décide d’enquêter avec un objectif : rétablir la vérité. We are young est un roman que j’ai dévoré, j’ai adoré les personnages, surtout Evan et son petit-frère, très attachants tous les deux. Les thématiques sont percutantes et très justes, comme toujours avec les romans de l’écrivaine. Cat Clarke écrit de très beaux titres et sait toujours s’adresser aux adolescents. Un très bon titre que je vous invite à découvrir !

We are young de Cat Clarke, paru en janvier 2019 aux éditions Robert Laffont, 360 pages, 18,00€

La maison de Vanessa Savage

En tant que fan du genre littéraire, La Maison est un thriller que j’avais hâte de découvrir. On y fait la rencontre d’une famille quelque peu dysfonctionnelle dont le personnage principal est Sarah, la mère de famille. Elle est mariée à Patrick, qui n’a qu’une obsession : racheter la maison de ses parents qui leur a été retirée des années plus tôt. Ce qui refroidit Sarah et leurs enfants, c’est que cette maison a entre-temps appartenu à une famille qui s’est fait sauvagement assassiner. Ils emménagent à contrecœur et le cauchemar ne fait que commencer… La Maison est un roman psychologique à l’ambiance angoissante, on se sent épié en permanence, et également étouffé dans cette grinçante demeure. le point négatif est pour moi le personnage de Sarah qui manque de réalisme, se laisse sans cesse marcher sur les pieds, on aimerait tellement qu’elle réagisse davantage ! L’intrigue, quant à elle, n’est pas des plus originales mais le roman se lit très vite !

La maison de Vanessa Savage, paru en février 2019 aux éditions de la Martinière, 432 pages, 22,90€

L’île au ciel noir de Lara Dearman

La griffe du diable, premier roman de Lara Dearman s’est révélé très prometteur. Quel plaisir de retrouver Jenny, la journaliste et Michaël, l’inspecteur-chef dans ce nouvel opus ! Tous deux vont partir pour l’île de Sercq que l’on surnomme L’île au ciel noir, où des restes humains ont été découverts et un meurtre a été commis. L’ambiance est parfaite pour un roman policier : une petite île méconnue, des habitants qui cachent de nombreux secrets, le ciel qui se noircit… Tous les ingrédients sont là pour nous plonger dans l’histoire. J’ai aimé l’alternance des points de vue : celui de Jenny, de Michaël et de personnages-clés de l’enquête. Un policier qui se dévore et que je n’ai pas pu reposer, vivement la suite !

L’île au ciel noir de Lara Dearman, paru en novembre 2018 aux éditions Robert Laffont, 400 pages, 20,00€

Annabelle de Lina Bengtsdotter

Annabelle, une jeune fille de 17 ans, est portée disparue. La brigade criminelle de Stockholm est dépêchée sur les lieux. Parmi elle, Charlie Lager, une solitaire ambitieuse, amenée à retourner à Gullspang, la ville de son enfance qu’elle a fui à 14 ans. Il s’agit donc d’une enquête pour disparition, mêlée à celle de Charlie qui se bat contre ses démons. Annabelle est un thriller psychologique qui nous parle de la fin de l’innocence, des réseaux sociaux et des laissés pour compte dans cette ville oubliée de la Suède. J’ai particulièrement aimé l’écriture de Lina Bengtsdotter qui sait rendre son histoire captivante. Un titre qui me rappelle l’excellent Qui je suis de Mindy Mejia. Je recommande Annabelle à tous les fans de thrillers !

Annabelle de Lina Bengtsdotter, paru en mars 2019 aux éditions Marabout, 320 pages, 19,90€

Le goût sucré des souvenirs de Beate Teresa Hanika

Vienne, de nos jours, Elisabetta Shapiro, âgée de 80 ans, vit seule dans sa grande maison. Alors, elle loue une chambre à Pola, une jeune danseuse, dont elle ne sait rien. Elisabetta cohabite avec ses souvenirs, en particulier ceux avec ses grandes sœurs, ainsi que les confitures d’abricot qu’elle confectionnait par centaines dans sa jeunesse. Et puis, la guerre est arrivé et toute sa famille fut déportée… Ce roman mêle le passé, le présent, et la voix d’Elisabetta à celle de Pola. Sans qu’elle le sache, la vie de Pola et la sienne sont liées. Un titre doux-amer sur l’indicible, le pardon, l’acceptation. Il faut souvent lire entre les lignes pour comprendre l’intégralité de l’histoire mais ce texte en vaut la peine, il est puissant et beau. Je salue Beate Teresa Hanika et son écriture si belle, si riche !

Le goût sucré des souvenirs de Beate Teresa Hanika, paru en février 2019 aux éditions Pocket, 256 pages, 6,95€

Ce que votre peau dit de vous de Yael Adler

Quoi de plus incroyable que le corps humain ? Yael Adler, dermatologue, vous propose de découvrir tous les secrets de la peau ! Cet organe nous permet de toucher, de ressentir, il nous protège des agressions en tous genres bref, un être on ne peut plus vivant ! Grâce à différents chapitres thématiques, Yael Adler nous présente la peau sous différents jours, nous livre des anecdotes et des recommandations pour en prendre le plus soin possible. Un titre très intéressant et complet, qui comprend des conseils pertinents et faciles à appliquer !

Ce que votre peau dit de vous de Yael Adler, paru en mai 2018 aux éditions Pocket, 384 pages, 7,50€

Et voilà, vous savez tout sur mes lectures d’avril ! Quels sont les titres que vous aimeriez lire ? Quels sont vos recommandations du mois ?

Chroniques de Mars

Bonjour à tous !
J’ai le plaisir de vous retrouver pour ce petit bilan de mars, vous verrez que mes lectures sont plutôt diversifiées. Au programme, belles découvertes et déceptions, je vous laisse les découvrir ci-dessous.

Mrs Caliban

Dorothy est une jeune femme au foyer dont le quotidien est morose. Elle a vécu de nombreux drames et s’ennuie profondément. Un jour, elle entend à la radio qu’une créature mi-homme mi-grenouille s’est échappée d’un laboratoire et que celle-ci est dangereuse. Cette créature, prénommée Larry, apparaît dans la cuisine de Dorothy et nos deux personnages tissent une relation ensemble. Mrs Caliban est un roman très court et percutant. Il parle de la libération de la femme, de différence et d’humanité avec une grande justesse. Un roman à ne pas manquer !

Mrs Caliban de Rachel Ingalls, paru en mars 2019 aux éditions Belfond, 144 pages, 16,00€

Culpafuck !

Culpafuck ! est un manifeste pour en finir avec la culpabilité. La culpabilité, celle que l’on peut ressentir dans presque toutes les situations du quotidien : en amour, en amitié, au boulot, en famille, impossible d’y échapper ! Olivia Moore nous parle de ce sujet avec beaucoup d’humour et n’hésite pas à nous lister des réparties qui font du bien. Un texte punchy qui vous remontera le moral à coup sûr !

Culpafuck ! de Olivia Moore, paru en octobre 2018 aux éditions Fleuve, 144 pages, 13,90€

L’Erreur de Susi Fox

Sasha est mariée depuis des années, elle a toujours rêvé d’avoir un enfant. Après d’infructueuses années d’essai, Sasha tombe enfin enceinte. Opérée d’urgence par césarienne, la jeune femme se réveille et fait la connaissance de son nouveau-né. Immédiatement, Sasha est sûre d’elle : ce bébé n’est pas le sien. Si les pages se tournent facilement, paradoxalement, il ne s’y passe pas grand chose. L’action est peu présente, les personnages peu attachants et le final, totalement tiré par les cheveux. Je n’ai pas accroché malgré une thématique intéressante, dommage !

L’Erreur de Susi Fox, paru en janvier 2019 aux éditions Fleuve, 360 pages, 19,90€

Conversations avec mon chat d’Eduardo Jauregui

Dans la vie de Sara, rien ne va plus : un travail qui ne lui plaît plus, une envie d’enfant inassouvie, une vie de couple inexistante… Un beau matin, une chatte est installée sur le rebord de sa fenêtre. La première surprise est qu’elle parle, la seconde, qu’elle est bien décidée à aider Sara à avancer dans la vie ! Conversations avec mon chat est un roman optimiste et plaisant, doté de conseils réalistes pour voir la vie en rose. J’ai passé un agréable moment !

Conversations avec mon chat d’Eduardo Jauregui, paru en mai 2018 aux éditions Pocket, 352 pages, 7,50€

Bad Man de Dathan Auerbach

Il y a cinq ans, Ben était au supermarché avec son petit-frère Eric. C’est la dernière fois que Ben a vu Eric. Aujourd’hui âgé de vingt ans, Ben décide de postuler au supermarché où a eu lieu la disparition, l’occasion pour lui d’en apprendre plus sur ce qui s’est passé. Bad Man est définitivement un roman noir. L’ambiance du supermarché où Ben travaille de nuit, la forêt environnante, j’ai adoré cette atmosphère oppressante ! Le seul hic est la fin, que j’ai l’impression de ne pas avoir comprise. Il manque beaucoup de réponses à nos questions, rien n’est écrit noir sur blanc, c’est plutôt au lecteur de se faire sa propre opinion. Un roman prometteur terni par une fin trop ambigüe.

Bad Man de Dathan Auerbach, paru en février 2019 aux éditions Belfond, 448 pages, 21,90€

Yoga à faire chez soi de Christine Villiers

Comme son nom l’indique, cet ouvrage est une initiation au yoga et chacun peut le faire chez soi ! En premier lieu, on en apprend plus sur l’histoire du yoga et ses bienfaits. La suite est découpée en chapitres : contrôler sa respiration, s’étirer, s’échauffer, etc.. Le tout est illustré de manière très explicite. Yoga à faire chez soi est une belle surprise, un ouvrage complet qui donne envie de découvrir cette belle discipline !

Yoga à faire chez soi de Christine Villiers, paru en juin 2015 aux éditions Ellebore, 176 pages, 18,00€

Comment s’est passé votre mois de mars ? Quels sont les lectures qui vous ont marquées ?



Les chroniques de février

Ça y est, le mois le plus court de l’année est terminé ! Si je n’ai pas lu beaucoup de romans, je suis très satisfaite de mes lectures. Je vous laisse découvrir ma petite sélection, vous verrez, il y en a pour tous les goûts ! C’est parti !

D’où viennent les vagues de Fabio Genovesi

Départ imminent pour la Toscane où vous ferez la rencontre d’une famille : Serena, la mère fantasque, Luca, son fils surfeur et charmeur et Luna, sa fille albinos. Ces personnages sont entourés de Zot, orphelin de Tchernobyl et son drôle de grand-père sans oublier les trois copains quadragénaires complétement frappés ! Si ce roman laisser penser à une histoire simple et estivale, il n’en est rien. D’où viennent les vagues est un roman doux-amer sur la vie en général, avec ses moments de bonheur, ses moments simples mais aussi ses drames qu’il faut surmonter tant bien que mal. En quelques mots, j’ai trouvé ce roman touchant et captivant.

D’où viennent les vagues de Fabio Genovesi, paru en mai 2018 aux éditions 10/18, 552 pages, 8,80€

A nos amours manquées de Kate Erbelen

A nos amours manquées est l’histoire de Tree et de Gus, deux personnages qui, durant 16 ans, ne cessent de se croiser sans se rencontrer. Nous les suivons par le biais de chapitres alternés, nous les regardons grandir, nous assistons à leurs premiers émois, leurs joies et leurs déceptions. On s’attache très rapidement à eux, on espère, chapitre après chapitre, qu’ils se rencontrent enfin ! On est très loin du roman à l’eau de rose, bien au contraire. A nos amours manquées est un roman profond qui aborde des thématiques parfois difficiles : la maladie, le deuil, la différence, le handicap. Une véritable réussite !

A nos amours manquées de Kate Erbelen, paru en juin 2018 aux éditions Pocket, 576 pages, 8,60€

C’est lundi aujourd’hui de Sytske Van Koeveringe

Julia a 29 ans. Après un roman raté et un échec sentimental, elle accepte quelques missions de ménages chez des particuliers et puis, le provisoire devient presque définitif. Julia entretient les maisons de ses clients tous les matins et, jour après jour, elle sombre. C’est lundi aujourd’hui est un roman particulier mettant en scène un personnage qui devient de plus en plus invisible. Julia disparaît, progressivement. Pour ses clients et son employeur, elle n’est « qu’une femme de ménage », pour ses parents, elle est en situation d’échec et n’a pas de « vrai métier ». Le burn-out la guette. Un roman très intéressant de par sa construction et son style littéraire mais un personnage auquel on a du mal à s’accrocher. Pour conclure, il s’agit d’un titre à la fois surprenant et dérangeant !

C’est lundi aujourd’hui de Sytske Van Koeveringe, paru en janvier 2019 aux éditions Nil, 342 pages, 20,00€

Nos plus belles étincelles de Jamie McGuire

Elliott passe tous ses étés chez sa tante. Il n’a que onze ans lorsqu’il aperçoit la belle Catherine, qu’il prend plaisir à photographier en douce. Elliott grandit et c’est seulement à 15 ans qu’il rencontre Catherine. Ils se rapprochent, sympathisent et deviennent vite inséparables. Mais l’été touche à sa fin, Elliott ne pourra revenir que deux ans plus tard. Et les choses ont bien changé depuis sont départ… Nos plus belles étincelles est un roman addictif mettant en scène deux personnages que j’ai adorés. Il ne s’agit pas d’une classique amourette entre adolescents mais d’une véritable histoire d’amour qui soulève des thématiques tragiques. Même si j’ai rapidement deviné un point-clé du roman, j’ai passé un excellent moment en compagnie d’Elliott et Catherine et je n’ai pas vu les pages défiler. Il ne me reste plus qu’à découvrir les autres romans de Jamie McGuire !

Nos plus belles étincelles de Jamie McGuire, paru en février 2019 aux éditions Michel Lafon, 462 pages, 16,95€

La sélection du mois s’achève ici ! Quels sont les titres qui vous tentent le plus ? Et quels sont ceux que vous avez adoré en février et que vous me conseillez ?