Catégorie : Albums

Les chroniques d’avril

Bonjour à tous,

Le mois d’avril touche déjà à sa fin et je n’en reviens pas de tous les titres que j’ai pu lire ! Alors on pourrait penser que ma PAL se vide… Et bien non ! J’ai reçu beaucoup de jolis titres pour le printemps et j’ai un peu beaucoup craqué (on ne se refait pas !). Bref, je vous laisse découvrir mes chroniques du mois :

16 de Greg Buchanan

L’histoire de ce roman se déroule dans un petit village balnéaire du Royaume-Uni. 16 fait écho aux nombres de têtes de chevaux retrouvées enterrées dans une ferme, les queues des pauvres bêtes gisant à proximité. Qui a bien pu commettre pareille atrocité ? Pour résoudre cette affaire, l’inspecteur Alec Nichols sera accompagnée de la vétérinaire Cooper Allen. Le début de ce roman noir m’a beaucoup plu : une scène sanglante et dérangeante, une thématique très intéressante et une ambiance inquiétante. J’étais impatiente de progresser dans l’intrigue afin de relever les indices et de découvrir le ou la coupable. A ma grande surprise, 16 est un rendez-vous manqué pour ma part. Ce titre est probablement trop original pour moi. J’ai trouvé que ma lecture n’était pas limpide et j’ai été chagrinée par de nombreux dialogues où les personnages ne terminent pas leurs phrases ou changent constamment de sujet. Cela gâche la fluidité de l’intrigue. De même, il y a de nombreux retours en arrière sans que ceux-ci soient indiqués par un marqueur temporel. Globalement, je suis passée à côté car le manque de clarté et les nombreux sous-entendus ont réussi à me perdre. Pour conclure, je suis hélas passée à côté de cette histoire. Cependant, je serais plutôt curieuse de la voir adaptée sur le grand écran ! Je remercie les éditions Calmann Lévy et Babelio pour cet envoi lors de leur opération Masse Critique.

16 de Greg Buchanan, paru en mars 2022 aux éditions Calmann Lévy, 486 pages, 21,90€

Des excuses pour les chiens de Marion Bello

Le début de ce roman s’ouvre sur une scène de fête d’école primaire. Imaginez, la chaleur, les enfants surexcités, les parents à la buvette. Quand, tout à coup, un élève se fait molester par un parent d’élève. Lorraine, la protagoniste de l’histoire est révoltée par cette scène qui l’obsède. Elle veut à tout prix que le coupable reconnaisse les faits et s’excuse. Si cette thématique occupe une partie de l’histoire, elle renvoie, en vérité, à la propre enfance de Lorraine. Elle et sa famille, composée de son mari et de ses deux fils, passent des vacances chez les parents de Lorraine, avec ses frère et sœur et leurs enfants. L’histoire de l’école provoque un effet boule de neige. Lorraine fait le point sur sa vie, les faux-semblants, les mensonges sur lesquelles sa famille s’est construite. Des excuses pour les chiens n’est pas un roman conventionnel et c’est ce qui m’a vraiment plu. Je ne m’attendais pas à une telle tournure des événements et, même si j’aurais souhaité rencontrer une héroïne qui s’impose davantage, j’ai beaucoup aimé les sujets évoqués et la façon dont ils sont traités. Un premier roman très prometteur !

Des excuses pour les chiens de Marion Bello, paru en mars 2022 aux éditions Belfond, 320 pages, 19€

Sara Perché ti amo de Serena Giuliano

On ne présente plus Serena Giuliano. J’attends chaque année avec impatience son nouveau roman. Cette fois, nous rencontrons deux personnages féminins. Tout d’abord, il y a Alba, jeune mère d’un adorable bébé de trois mois pour qui le post-partum est difficile. Elle ne se reconnaît plus, a l’impression d’être réduite à son statut de mère. Sa vie de couple avec Valentin n’est plus ce qu’elle était. La petite famille part à Procida, une petite île au sud de l’Italie. Ils seront bientôt rejoints par leur ami, Nino et par sa compagne, Gabrielle. Nous suivons alors les points de vue d’Alba et de Gabrielle, vingt-six ans et trop peu sûre d’elle. Chacune a des blessures, un mal-être profond. L’Italienne et la Française vont très vite nouer des liens d’amitié. Une fois de plus, Serena Giuliano arrive à parler de sujets graves, difficiles avec beaucoup de maîtrise tout en insufflant un vent de légèreté avec des paysages italiens à couper le souffle, sans compter la gastronomie italienne qui me fait presque plus rêver que les décors ! J’ai adoré les deux héroïnes présentées et leur histoire. J’ai lu ce roman d’une seule traite et il m’a fait beaucoup de bien. Je salue le talent de l’autrice, j’ai adoré cette nouvelle histoire !

Sara Perché ti amo de Serena Giuliano, paru en mars 2022 aux éditions Robert Laffont, 224 pages, 17€

Nous deux sur le toit du monde d’Adèle Ninay

Léna n’a que vingt ans et elle a déjà vécu un événement dramatique, la perte de son petit-ami. Depuis, sa vie est suspendue. Elle a fait le serment de ne plus avoir de relation amoureuse et n’a pas vraiment d’amis si ce n’est son collègue de travail, chez Leroy Merlin. Ses seuls réconforts sont l’Urbex et la photographie. D’ailleurs, lors d’une sortie nocturne, elle rencontre Annabelle ainsi que sa bande d’amis, dont Tom qui pourrait bien faire vaciller son souhait de célibat. Nous deux sur le toit du monde est un roman qui m’a plu car il parle de deuil chez une personne jeune mais aussi de troubles psychologiques, les TOC. Je me suis beaucoup attachée à Léna, Tom et Annabelle. Le personnage de Léna est bien travaillé, on arrive à se mettre à sa place et à comprendre ses réactions. L’univers dans lequel ils évoluent m’a également plu : Urbex dans Paris, les catacombes, l’univers du graffiti. Cela m’a presque donné envie de m’y mettre ! Et la romance naissante et complexe entre ces deux personnages, j’ai clairement adoré ! J’ai trouvé ce titre très prenant et bien écrit, je suis ravie d’avoir pu découvrir Adèle Ninay.

Nous deux sur le toit du monde d’Adèle Ninay, paru en mars 2022 aux éditions Hugo & Cie, 231 pages, 17€

Le bonheur était là de Claire Zamora

Lucie est une trentenaire dynamique, cadre dans une start-up dont elle se sent fière. Si elle est célibataire, sa vie n’en est pas moins bien remplie. Elle est d’ailleurs bien entourée, notamment par Enzo, son ami depuis toujours. Mais un jour, Enzo se sent mal et après des examens, il découvre qu’il est gravement malade. Son meilleur ami va alors lui faire une proposition qui risque de changer sa vie à jamais. J’ai beaucoup aimé la thématique principale qui est de profiter de chaque instant. Lucie va prendre beaucoup de recul par rapport à la vie qu’elle mène, est-elle si heureuse qu’elle le pense ? N’est-elle pas en train de passer à côté de l’essentiel ? J’ai aussi apprécié le côté voyage mais je ne vous en dis pas plus de ce côté-là. En revanche, le personnage de Nolann n’a pas su me convaincre, j’ai toujours un peu de mal avec les personnages qui changent du tout au tout. Pour conclure, j’ai passé un bon moment en compagnie du duo Lucie/Enzo et j’ai été bouleversée par leur histoire.

Le bonheur était là de Claire Zamora, paru en mars 2022 aux éditions Hugo & Cie, 462 pages, 7,60€

Au royaume des cris de Mathieu Lecerf

Au royaume des cris est le deuxième thriller de Mathieu Lecerf. On y retrouve les mêmes personnages que dans son premier roman, La part du Démon, que je n’ai pas encore eu la chance de lire. Deux enquêtes s’entrecroisent. D’une part, nous suivons Esperanza, policière anéantie par le kidnapping de sa fille, il y a plusieurs mois. Accompagnée de Manny, ils vont reprendre l’enquête depuis le départ. D’autre part, nous avons Cristian, journaliste et frère de Manny qui écrit sur un attentat. J’ai trouvé ce thriller de Mathieu Lecerf complètement addictif. J’ai entièrement accroché aux personnages et à leur psychologie et j’ai trouvé l’intrigue très bien menée jusqu’à son final qui nous laisse bouche bée. Les chapitres sont courts et s’enchaînent avec fluidité. Au royaume des cris est un thriller efficace où tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un très bon moment de lecture. Je vous préviens, vous risquez de passer une nuit blanche !

Au royaume des cris de Mathieu Lecerf, paru en mars 2022 aux éditions Robert Laffont, 336 pages, 19€

Le cercle des mensonges de Céline Denjean

Quel bonheur de retrouver Héloïse Bouquet, l’enquêtrice héroïne des précédents romans de l’autrice ! L’officier de gendarmerie va enquêter sur une affaire de meurtre, une femme a été retrouvée assassinée dans un bois. En alternance, nous suivons Urbain, dit le Zèbre en raison d’une particularité physique, en charge de deux affaires : un suicide et un meurtre ayant eu lieu à proximité l’un de l’autre. Et si toutes ces histoires étaient liées ? Et, cerise sur le gâteau, Héloïse décide de rouvrir une enquête faisant écho au roman Le Cheptel, où la coupable n’a toujours pas été arrêtée. J’ai adoré suivre cette double enquête où les chapitres défilent à grande vitesse. J’ai aimé les thématiques abordées, notamment celle des sans-papiers et des SDF. J’ai aussi apprécié la participation d’Amanda, la journaliste, fonction habituellement détestée par les forces de l’ordre. Mais pas ici, car Héloïse a tissé un véritable lien avec la journaliste. L’intrigue de ce roman prend une tournure très intéressante avec un volet scientifique qui m’a captivée. La fin m’a totalement prise au dépourvu. Pour conclure, je suis conquise par les thrillers de Céline Denjean.

Le cercle des mensonges de Céline Denjean, paru en mars 2022 aux éditions Pocket, 672 pages, 9€

Alger-Retour de Fred Neidhardt

La guerre d’Algérie est un sujet qui m’intéresse. Ce roman graphique m’a tout de suite interpellée et je remercie les éditions Marabout et Babelio de me l’avoir adressé. Daniel Rossi, le protagoniste est un fils de pied-noir. Son père a quitté Alger en 1962 pour ne jamais y retourner, c’est ce qu’il déclare à Daniel, sans jamais changer d’avis. Le jeune homme décide d’embarquer pour l’Algérie, sur les traces de son père et de sa vie d’avant. J’ai aimé ce voyage, les rencontres à la fois touchantes et loufoques que fait Daniel mais aussi cette quête personnelle. Ce roman graphique m’a permis de découvrir l’Algérie d’aujourd’hui, ses failles et ses atouts. J’ai adoré les illustrations, l’esthétique des personnages, la beauté des monuments et le choix des couleurs. J’ai passé un très bon moment avec ce titre qui m’a donné envie d’en savoir plus sur ce pays.

Alger-Retour de Fred Neidhardt, paru en février 2022 aux éditions Marabout, 128 pages, 16,90€

Liens de sang de Karen M. McManus

Je garde un très bon souvenir de Qui ment ?, l’un des précédents thrillers Young Adult de Karen M. McManus (adapté sur Netflix) et il me tardait de découvrir ce nouveau roman. J’ai fait la rencontre de trois cousins qui ne se fréquentent pas : Millie, Aubrey et Jonah. Ce sont des adolescents qui n’ont jamais rencontré leur grand-mère, celle-ci ayant déshérité ses enfants (les parents des protagonistes) et ayant tiré un trait sur eux en leur envoyant une lettre « Vous savez ce que vous avez fait. ». Un beau jour, nos personnages principaux reçoivent une lettre de leur grand-mère les invitant à passer l’été sur l’île sur laquelle elle vit et de leur trouver des jobs d’été bien rémunérés. Ils n’hésitent pas longtemps avant d’accepter, c’est l’occasion de rencontrer cette étrange grand-mère, se rapprocher les uns les autres et passer un bel été. Liens de sang est un thriller que j’ai trouvé un peu longuet. Le rythme est assez lent et il faut attendre un certain moment avant de découvrir des révélations et des rebondissements. Cependant, une fois la machine lancée, j’ai été très surprise par la tournure que prenait l’histoire, je n’ai clairement rien vu venir ! J’ai bien aimé les personnages, je les ai trouvé touchants. Pour conclure, même si j’ai largement préféré Qui ment ? pour son rythme, ce nouveau roman reste très plaisant et surprenant.

Liens de sang de Karen M. McManus, paru en mars 2022 aux éditions Nathan, 384 pages, 17,95€

Court toujours : sortir du placard de Rachel Corenblit

Court toujours est une collection récente des éditions Nathan. Elle s’adresse aux adolescents et jeunes adultes de 15 à 25 ans environ. Ces titres peuvent se lire de trois façons différentes : sur papier, en ebook ou en livre audio, ces trois canaux sont compris dans le livre papier. Chaque titre aborde une thématique incontournable de la vie de jeune adulte. Dans ce titre, nous rencontrons Rita, dix-sept ans, qui n’est pas très attirée par les relations amoureuses. Sa première expérience ne l’a pas vraiment convaincue. A la terrasse d’un café, l’amie de sa mère avec une grande indélicatesse, émet l’hypothèse que Rita préférerait peut-être les filles. Ces paroles cheminent et poussent Rita à la réflexion. Vous l’aurez compris, ce titre parle du coming-out, du questionnement de soi, de l’acceptation. J’ai aimé la manière dont le sujet est traité. Même si l’histoire de Rita est unique, de nombreux jeunes lecteurs peuvent se retrouver. J’ai aimé la famille imparfaite de Rita, qui multiplie les bourdes et les maladresses mais qui s’aime profondément. Un joli titre qui m’a beaucoup plu, j’aurais juste souhaité qu’il dure plus longtemps.

Court toujours : sortir du placard de Rachel Corenblit, paru en avril 2022 aux éditions Nathan, 56 pages, 8€

Bien communiquer (sans violence) de Virginie Limousin, Isabelle Filliozat et Eric Veillé

Cet album fait partie de la collection Les petites histoires Filliozat. Chaque album comporte trois histoires. Dans celui-ci, la première histoire concerne une petite fille qui n’arrive pas à dire non à son amie. Dans sa tête, c’est le branle bas de combat, l’héroïne est très frustrée et finit par en vouloir à son amie. Elle va devoir apprendre à dire non et s’expliquer calmement pour sauver son amitié et retrouver son calme. La seconde histoire concerne un petit garçon qui joue avec ses amis. Sa maman lui demande de rassembler ses affaires pour partir. Le garçon est tellement frustré qu’il ne s’exprime plus qu’en tapant. Enfin, la dernière histoire parle d’un frère et d’une soeur qui ne cesse de se disputer pour tout et rien à la fois. A chaque histoire, une solution est apportée et se conclue par un éclairage psychologique en quelques phrases. Cet album illustré fera écho à de nombreux enfants et permet de désamorcer des situations compliquées. Il est destiné aux enfants dès l’âge de 4 ans et à leurs parents.

Bien communiquer (sans violence) de Virginie Limousin, Isabelle Filliozat et Eric Veillé, paru en avril 2022 aux éditions Nathan, 44 pages, 7,95€

Explique-moi… Des droits pour tous de Marie Murray et Hanane Kai

Ce nouvel album de la collection « Explique-moi… » compte un nouvel ouvrage sur les droits. Qu’est-ce qu’un droit ? Cet album explique la notion de droit, le droit à la sécurité, le droit de vivre, de travailler, de se soigner mais aussi les droits des enfants et le droit des réfugiés. Cet album balaie de nombreux sujets essentiels. On y retrouve des notions d’équité, d’égalité mais aussi du devoir, ce qu’on peut faire et ne pas faire, ce qu’on doit et ne doit pas faire. Les illustrations sont très jolies et adaptées au discours. A la fin, un trouve un petit lexique ainsi qu’une bibliographie pour aller plus loin. Un beau titre qui complète parfaitement cette collection.

Explique-moi… Des droits pour tous de Marie Murray et Hanane Kai, paru en mars 2022 aux éditions Nathan, 32 pages, 12,90€

Des règles pour vivre ensemble de Louise Spilsbury et Hanane Kai

Ce nouvel album de la collection « Explique-moi… » s’intéresse aux règles. Qu’est-ce qu’une règle ? A quoi sert-elle ? Pourquoi est-ce important de la respecter ? Que se passerait-il dans un monde sans règles ? Les enfants ont parfois du mal à comprendre pourquoi on leur impose certaines choses et pourquoi, à la maison comme à l’école ou dans un lieu public (comme la piscine municipal), il y a des règles à respecter. Cela leur paraît souvent contraignant et rébarbatif. Pourtant, les règles permettent de vivre tous ensemble dans le respect des uns et des autres et surtout, en sécurité. Ce titre permet de prendre du recul et de mieux appréhender les règles. Les illustrations sont très jolies et les exemples concrets. J’apprécie également le lexique et la petite bibliographie pour aller plus loin.

Des règles pour vivre ensemble de Louise Spilsbury et Hanane Kai, paru en mars 2022 aux éditions Nathan, 32 pages, 12,90€

Et… Paf ! Un livre qui claque de Gwendoline Raisson et Ella Charbon

Et… Paf ! est un album très drôle et bien pensé. A gauche, vous trouverez un dessin, à droite, un autre, ainsi qu’une onomatopée. Ainsi, un éléphant à gauche et une chaise à droite provoqueront un « CRAC », une tapette et une mouche, un « PAF ! » ou encore, un pied et une crotte de chien, un dégoûtant « PFFLEURCH ! ». L’enfant, dès l’âge de deux ans et ses parents, pourront s’amuser à reproduire ces onomatopées décalées ! J’ai adoré ce titre que je trouve ludique et idéal pour un vrai moment de partage en famille. Les illustrations sont amusantes et totalement raccord avec le texte. Avec pas moins de 25 images à claquer, voilà de quoi s’éclater !

Et… Paf ! Un livre qui claque de Gwendoline Raisson et Ella Charbon, paru en février 2022, 48 pages, 13,95€

Au Dodo : Les amis de la ferme de Charlotte Roederer

A la maison, nous sommes fans de la série Au Dodo et possédons presque toute la collection. Nous étions impatients de découvrir ce nouvel opus sur les animaux de la ferme. Nous avons fait la rencontre des vaches, des cochons, des moutons et des lapins, dans leur environnement. Les illustrations sont toujours aussi jolies, très douces et colorées. On adore l’animation permettant d’ouvrir et de fermer les yeux des bébés animaux et leurs parents. Un titre parfait pour créer un moment d’apaisement avant l’heure du coucher et se familiariser avec les animaux de la ferme.

Au Dodo : Les amis de la ferme de Charlotte Roederer, paru en mars 2022 aux éditions Nathan, 10 pages, 8,40€

Les Pâtisseries de Gallymini de Gaëlle Le Bellu

Gaëlle Le Bellu, dite « Gallymini » est une jeune femme talentueuse qui s’est notamment fait connaître sur les réseaux sociaux grâce à ses pâtisseries démoniaques. Ses recettes classiques sont revisitées en version « diabolique », c’est à dire ultra gourmandes, impossible de ne pas y succomber ! J’adore les livres de recettes et celui-ci me faisait furieusement de l’oeil. On y trouve des recettes emblématiques comme le Paris-Brest, le far breton, le brownie ou encore, une jolie collection de cookies. J’ai essayé plusieurs de ses recettes et j’en suis très contente. Elles sont accessibles et très gourmandes. Bien sûr, certaines recettes requièrent une certaine maîtrise ou pas mal de temps devant soi. Ce titre peut donc s’adresser à des pâtissiers de différents niveaux, dont les débutants. Si vous aimez (vous) faire plaisir, ce titre est fait pour vous !

Les Pâtisseries de Gallymini de Gaëlle Le Bellu, paru en septembre 2021 aux éditions Robert Laffont, 144 pages, 19,50€

Quel a été votre coup de cœur d’avril ? Quel titre de ma sélection vous tente le plus ? Je vous souhaite un joli mois de mai !

Les chroniques de mars

Bonjour à tous,
Le mois le plus long et déprimant de l’année s’achève enfin et cède sa place au printemps ! Voilà qui m’a donné envie de lire de jolis titres, je suis fière de vous présenter mon bilan :

Filles du vent de Mathilde Faure

Céline, Assa et Lina n’ont pas grand chose en commun si ce n’est qu’elles sont mineures et vivent dans le même foyer non-mixte, L’Escale, à Argenteuil. Céline enchaîne les fugues et les mauvaises fréquentations. Malik, majeur, l’entraîne dans la prostitution. Assa est l’intello du foyer, elle sait que sa seule chance de s’en sortir est d’étudier, d’avoir un réel projet professionnel. Lina, quinze ans, cache ses formes sous des survêtements et fait la dure pour ne pas qu’on l’importune. A l’heure des manifestations #noustoutes, elles comprennent qu’elles, les filles de l’Aide Sociale à l’Enfance ne sont pas représentées. Alors, elles vont fuguer et créer un mouvement pour enfin, exister. Filles du vent est un récit coup de poing sur une triste réalité, celles de ces enfants et plus précisément ces filles des foyers, oubliées et avec un avenir précaire, où la violence n’est jamais loin. J’ai été très touchée par ces héroïnes qui ont des choses à dire et par la solidarité et l’amitié qui vont naître. Un roman à ne pas manquer !

Filles du vent de Mathilde Faure, paru en février 2022 aux éditions Pocket, 208 pages, 7,10€

Belle Greene de Alexandra Lapierre

Cela faisait des années que j’entendais parler d’Alexandra Lapierre sans avoir eu l’occasion de le faire. Pour y remédier, j’ai choisi Belle Greene pour son résumé prometteur et sa superbe couverture. Belle Greene a réellement existé et a vécu au début du XXème siècle aux États-Unis. Cette drôle de femme avait un grand secret et il n’a été découvert que très récemment. Alexandra Lapierre a mené d’énormes recherches afin de retracer la vie d’une femme extraordinaire. Belle a été bercée par les Lois Jim Crow. Celles-ci sont ségrégationnistes et parmi elles, l’une mentionne qu’une seule goutte de « sang noir » dans son arbre généalogique condamne tous ses descendants à être considérés comme « noirs », peu importe leur couleur de peau. Abandonnée par son mari, la mère de Belle, d’apparence caucasienne, décide de quitter son quartier avec de faux-papiers et se faire passer, ainsi que ses enfants, pour « blancs ». Toute sa vie, Belle va duper tout le monde. Elle va avoir la chance d’étudier et devenir bibliothécaire à Princeton, auprès de J. P. Morgan. Belle da Costa Greene est une femme époustouflante qui se vêtit comme bon lui semble, fume et a de nombreuses aventures amoureuses. Je salue l’incommensurable travail de l’autrice qui m’a permis de découvrir le destin d’une grande dame !

Belle Greene de Alexandra Lapierre, paru en janvier 2022 aux éditions Pocket, 624 pages, 9,50€

Flawless Mama de Aurélie Louis-Alexandre

Aurélie Louis-Alexandre est professeure de yoga. Elle a créé le Flawless Mama Flow, une pratique de yoga prénatal qui permet de mieux appréhender la grossesse et se reconnecter avec son corps. Cet ouvrage est un guide adressé aux futures mamans. Il y traite de nombreux sujets comme le désir d’avoir un enfant, la grossesse mais aussi l’après : le quatrième trimestre, l’allaitement, le corps post-accouchement, etc.. On y trouve de nombreux conseils adaptés à différentes situations mais aussi des postures de yoga illustrées avec de belles photos et des descriptions fluides pour reproduire les postures aisément. Cet ouvrage est très bien documenté et l’autrice s’appuie sur ses propres expériences pour nous parler de grossesse et de post-partum, pour aborder ce grand chamboulement avec sérénité.

Flawless Mama de Aurélie Louis-Alexandre, paru en janvier 2022 aux éditions Hugo Publishing, 222 pages, 19,95€

Astrologie : Le manuel indispensable pour décrypter son thème astral de Chris Semet

Qu’on soit adeptes ou non, l’astrologie ne laisse personne tout à fait indifférent. J’avoue que ce sujet m’a toujours intriguée. Je retrouve souvent des traits de caractère similaires entre des personnes du même signe astrologique. Cependant, je n’y connais pas grand chose en planètes (Mercure, Vénus, etc.) et leur rapport avec les signes astrologiques. Chris Semet, astrologue collaborant dans plusieurs magazines nous explique tout cela. Le livre est découpé en différentes thématiques permettant de mieux comprendre les astres. Ce guide apporte de nombreuses réponses et est très accessible grâce à un vocabulaire simple et des schémas explicatifs.

Astrologie : Le manuel indispensable pour décrypter son thème astral de Chris Semet, paru en janvier 2022 aux éditions Hugo & Cie, 295 pages, 6,50€

Le rêve de mademoiselle papillon de Alia Cardyn et Julien Arnal

Thérèse Papillon est une infirmière qui s’est engagée dans le service de santé de l’armée durant la première guerre mondiale. Son dévouement lui a valu la croix de chevalier de la Légion d’honneur. Une fois la guerre achevée, Mademoiselle Papillon est désemparée de voir de nombreux enfants malades de la Tuberculose dans les rues. Elle ne veut pas rester impuissante et se bat pour ouvrir un foyer afin de les soigner. Jusqu’à son dernier souffle, elle a accueilli et sauvé des milliers d’enfants. Cette merveilleuse histoire nous est contée par Alia Cardyn et illustrée par Julien Arnal. Ce récit de vie est incroyable et je trouve ça formidable de le raconter aux enfants. Les illustrations colorées sont sublimes et nous laissent rêveurs. Cet album nous montre qu’il est important d’aller au bout de ses rêves et que la persévérance peut conduire à de très belles surprises. Thérèse Papillon est indéniablement une personne hors du commun qu’il ne faut pas oublier.

Le rêve de mademoiselle papillon de Alia Cardyn et Julien Arnal, paru en mars 2022 aux éditions Robert Laffont, 48 pages, 14,90€

Les 9 vies de Rose Napolitano de Donna Freitas

Rosa Napolitano, depuis toujours, n’a jamais voulu d’enfant. Elle n’a pas la « fibre maternelle », elle n’a pas le désir de fonder une famille, cela ne s’explique pas. Lorsqu’elle s’est mise en couple avec Luke, ils étaient sur la même longueur d’onde. Des années plus tard, Luke est revenu sur ses positions, mais pas Rose. Ce roman part d’une situation : Luke se rend compte que Rose n’a pas pris les vitamines prénatales qu’elle s’était engagée à prendre. Une dispute éclate. A partir de là, neuf scénarios se dessinent. J’ai beaucoup aimé ce roman où chaque décision entraîne des conséquences. Parmi ces possibilités, quel destin Rose a-t-elle finalement choisi ? La thématique est très intéressante et pose question : pourquoi l’absence de désir d’enfant est-elle taboue ? Un sujet très bien amené par Donna Freitas, j’ai beaucoup aimé ce titre.

Les 9 vies de Rose Napolitano de Donna Freitas, paru en janvier 2022 aux éditions Nil, 448 pages, 22€

Comme un souffle de Ferzan Ozpetek

Comme un souffle met en scène Elsa, une Italienne qui a passé la majeure partie de sa vie à Istanbul. De retour dans son pays natal, Elsa a un objectif en tête : retrouver sa sœur Adele. Si elles étaient inséparables dans leur jeunesse, cela fait cinquante ans qu’un différend les a éloignées. Elsa se présente donc à l’appartement dans lequel les sœurs vivaient. Mais c’est Giovanna et Sergio, un jeune couple qui lui ouvre et pas Adele qui a déménagé il y a un an. Ce roman se lit très vite, à travers de courts chapitres. Nous suivons la rencontre d’Elsa avec le jeune couple mais aussi Elsa et son passé, les lettres qu’elle a envoyé à sa sœur, retraçant le destin incroyable d’une femme qui a tout quitté. Quel lourd secret a bien pu séparer ces deux femmes ? Il vous faudra lire ce titre pour le découvrir. J’ai aimé cette thématique des secrets de famille mais aussi et surtout ce voyage en Turquie et en Italie. J’ai adoré le personnage d’Elsa et j’aurais aimé passer plus de temps en sa compagnie.

Comme un souffle de Ferzan Ozpetek, paru en février 2022 aux éditions Michel Lafon, 224 pages, 17,95€

A la lumière de nos jours de Clarisse Sabard

Depuis Ceux qui voulaient voir la mer, je suis avec attention les parutions de Clarisse Sabard. Dans ce nouveau roman, nous faisons la rencontre de Julia qui a perdu sa mère d’une maladie foudroyante et son travail en très peu de temps. La trentenaire peine à remonter la pente. A l’occasion de son anniversaire, le notaire de sa mère lui donne une lettre, qu’elle a écrite peu de temps avant son décès. Elle lui enjoint de retourner dans son village natal et de renouer avec son père avec lequel les liens sont très distants. Cette lettre va permettre à Julia de renouer avec sa famille, avec le village de son enfance et d’en apprendre beaucoup sur ses aïeux. J’ai adoré ce roman qui mêle passé et présent. Je me suis très vite attachée à Julia mais aussi aux autres personnages : Eugénie, son arrière grand-mère, son père et aussi sa tante, Méline. Il y a de nombreux personnages mais on ne s’y perd pas grâce à la plume de Clarisse Sabard. Elle nous livre une histoire passionnante qui nous fait oublier les 600 pages que contient ce roman. Un roman idéal si vous aimez les secrets de famille et la pâtisserie !

A la lumière de nos jours de Clarisse Sabard, paru en mars 2022 aux éditions Pocket, 600 pages, 8,50€

Léonie de Marlène Charine

Léonie est une jeune femme qui a été enlevée durant une soirée. Séquestrée par Raymond depuis près de six ans, ce dernier meurt subitement d’une crise cardiaque. Léonie va enfin pouvoir quitter cet enfer. Pourtant, sur le seuil de la porte, elle hésite. En parallèle, nous faisons la rencontre de Diane, une vétérinaire qui consacre tout son temps libre à son frère, Loïc, victime d’un accident de parapente le laissant lourdement handicapé et prisonnier de son propre corps. Loïc était policier, en charge de l’enquête sur la disparition de Léonie. J’aime beaucoup les thrillers où deux histoires s’imbriquent au fil des chapitres pour n’en former qu’une seule à la fin. L’histoire de Léonie m’a touchée, on imagine ce qu’on aurait fait à sa place. L’intrigue est pleine de rebondissements et les apparences sont trompeuses dans cette histoire. Cependant, je n’ai pas vraiment été convaincue par le final, un peu trop tiré par les cheveux à mon goût. Malgré ce petit point négatif, j’ai été ravie de découvrir Marlène Charine, ce titre m’a donné envie de lire ces précédents thrillers. Je remercie Babelio et les éditions Calmann Lévy pour ce titre reçu lors d’une opération Masse Critique.

Léonie de Marlène Charine, paru en mars 2022 aux éditions Calmann Lévy, 414 pages, 20,50€

Tu as oublié mon cœur en partant de Léa Jeunesse

Tu as oublié mon cœur en partant est un recueil de courts textes écrits par Léa Jeunesse, une jeune autrice de vingt ans, sur la thématique de l’Amour. Ce recueil vous rappellera sans doute des souvenirs. Léa Jeunesse parle du coup de foudre, de la rencontre, du cœur qui palpite, des premiers émois et de la déchirante première rupture, celle qu’on pense ne jamais pouvoir surmonter. Je me suis reconnue dans ce cocktail d’émotions qu’on prend de plein fouet lorsqu’on est adolescent. Elle retranscrit fidèlement cette étape de la vie où on se sent on ne peut plus vivant. Ces textes poétiques sont illustrés de manière simple et efficace par Maxime Lombard. Un joli recueil destiné aux jeunes et aux moins jeunes !

Tu as oublié mon cœur en partant de Léa Jeunesse, paru en mars 2022 aux éditions Robert Laffont, 176 pages, 14,90€

Parent sans s’énerver de Isabelle Filliozat

Vous connaissez probablement Isabelle Filliozat, qui a écrit des dizaines d’ouvrages sur la parentalité positive. Psychothérapeute et autrice, elle est spécialiste de l’éducation. Dans ce petit ouvrage illustré, on découvre 10 astuces pour éduquer sans s’énerver. Il y est expliqué les raisons de notre énervement : pourquoi nous crions, ce qui se passe dans le cerveau à cet instant et pourquoi cela est contre-productif dans l’éducation de nos enfants. Les conseils sont clairs et parfaitement réalistes et réalisables. J’ai aimé les illustrations, humoristiques et dédramatisantes. Ce titre est idéal pour une première approche en la matière. Il m’a donné envie de me pencher sur les autres ouvrages de l’autrice.

Parent sans s’énerver de Isabelle Filliozat, paru en mars 2022 aux éditions Nathan, 48 pages, 6,90€

Perla casse des œufs de Susie Morgenstern

Perla est une petite fille qui aimerait bien grandir plus vite afin que ses parents l’autorisent à faire plus de choses toute seule. Vous connaissez les enfants, lorsqu’ils ont une idée en tête, il est difficile de la leur faire oublier. L’idée de Perla est de faire un gâteau d’anniversaire pour sa mamie. Et le must : pouvoir casser des œufs toute seule ! Problème, elle n’y parvint pas ! Heureusement, sa maman et son papa vont l’aider. Cet album est plein de douceur et montre les premiers pas vers l’autonomie. Casser des œufs n’est pas facile et la petite Perla va devoir faire preuve de patience et cumuler les essais. J’ai aimé le dénouement de l’histoire, plein d’humour et de joie. L’historie est écrite avec des rimes. Les illustrations sont très simples mais belles, joyeuses et expressives. Une histoire toute mignonne !

Perla casse des œufs de Susie Morgenstern, paru en mars 2022 aux éditions Nathan, 32 pages, 6,90€

Bonne nuit Petitechérie de Muriel Zürcher et Stéphane Nicolet

Les parents de Petitechérie viennent l’embrasser, lui souhaiter bonne nuit et éteindre sa lumière. La suite de l’histoire pourrait être ce que tous les parents vivent un jour : les réveils car l’enfant a fait un cauchemar, a soif, envie d’aller aux toilettes ou peur des monstres. Ici, c’est une véritable inversion des rôles qui se produit. En effet, ce sont les parents de Petitechérie qui ne cessent de la déranger : A-t-elle soif ? Envie de faire pipi ? Peur du noir ? La pauvre n’arrive pas à s’endormir ! Bonne nuit Petitechérie est un album très drôle et absurde qui fera rire les petits comme les grands mais aussi prendre conscience qu’il peut être très dérangeant d’être sans cesse réveillé la nuit ! J’ai adoré cet album, très original et bien illustré ! De plus, il est possible d’écouter l’histoire avec l’application Nathan Live. L’audio est très bien réalisé, avec les intonations, fidèles à l’histoire.

Bonne nuit Petitechérie de Muriel Zürcher et Stéphane Nicolet, paru en mars 2022, 32 pages, 12,50€

Avez-vous beaucoup lu en ce mois de mars ? Quel a été votre coup de cœur ?

Les chroniques de février

Bonjour à tous,
Le plus petit mois de l’année s’achève et il a été, pour moi, riche en lectures. J’ai fait de jolies découvertes dans des genres totalement différents, c’est parti !

Des âmes consolées de Mary Lawson

J’ai lu tous les précédents romans de Mary Lawson et j’en garde un souvenir fort. Sept ans après Un hiver long et rude, je suis heureuse de découvrir Des âmes consolées. Ce roman met en scène trois personnages. Il y a Clara, une fillette de presque huit ans qui guette le retour de sa grande sœur, Rose, une adolescente qui a fugué. Depuis sa fenêtre, Clara a vue sur le salon de sa voisine, Mme Orchard, qu’elle apprécie beaucoup. Celle-ci est partie à l’hôpital pour subir une opération et a chargé la fillette de s’occuper de son chat. Mais depuis quelques jours, un mystérieux jeune homme nommé Liam, s’est installé dans la maison de Madame Orchard. Tour à tour, nous suivons ces trois personnages qui se croisent, dans un petit village fictif canadien. J’ai été très touchée par les différents personnages : Clara, pour sa ténacité, son innocence et sa singularité. Liam, trentenaire divorcé en quête de lui-même et Madame Orchard qui se repasse le film de sa vie sur son lit d’hôpital et qui porte un lourd secret. Quel bonheur de me replonger dans un récit de Mary Lawson. Sa délicate plume nous transporte au Canada. Ce roman est tendre, beau et malgré des événements difficiles, il est empli d’amour.

Des âmes consolées de Mary Lawson, paru en février 2022 aux éditions Belfond, 272 pages, 20€

Le sanctuaire d’Emona d’Alexandra Koszelyk

Le sanctuaire d’Emona est le tout premier tome d’une série fantastique et française, paru dans la Collection R. Nous faisons la rencontre de deux adolescentes que tout oppose : Séléné, accro aux réseaux sociaux et Irina qui ne s’intéresse pas du tout aux nouvelles technologies mais au Tarot et à la Nature. Toutes les deux vont embarquer pour un voyage en Slovénie où elles ne seront pas au bout de leurs surprises. J’ai adoré le fait que l’histoire se passe en Slovénie, ses paysages, la proximité avec la nature et son ambiance particulière. Le naturel et le surnaturel se côtoient et dégagent une certaine magie dans ce roman. Il y est question de mythologie, de contes et légendes, de croyances et d’univers parallèle. J’ai passé un agréable moment avec ce titre et j’ai hâte de savoir ce que la suite nous réserve. Une série qui s’annonce prometteuse !

Le sanctuaire d’Emona d’Alexandra Koszelyk, paru en janvier 2022 aux éditions Robert Laffont, 400 pages, 18,50€

Il était deux fois de Franck Thilliez

Il était deux fois est la suite du roman Le manuscrit inachevé, ils forment une duologie. Ne le sachant pas avant de débuter ma lecture, je vous rassure, ils peuvent se lire indépendamment ! L’histoire débute en 2008, Gabriel, lieutenant de gendarmerie est affecté par la disparition de sa fille, Julie. Son enquête le pousse à dormir à l’hôtel de la Falaise. Il se réveille, le lendemain, dans une autre chambre et surtout, en 2020. Le moins qu’on puisse dire est que cette entrée en la matière est géniale et ne peut que piquer notre curiosité. Je me suis beaucoup attachée à Gabriel qui doit rattraper douze ans d’enquête et qui fait aussi le point sur ce qu’il est devenu. J’ai lu de nombreux romans de Thilliez, notamment ses tous premiers et il ne cesse de me surprendre. Là encore, on retrouve ses thèmes de prédilection : la mémoire, le corps humain, le Mal. Il était deux fois est un thriller très bien documenté et habilement ficelé. Franck Thilliez est définitivement l’un des plus grands auteurs du genre !

Il était deux fois de Franck Thilliez, paru en mai 2021 aux éditions Pocket, 624 pages, 8,95€

J’aurais aimé te tuer de Pétronille Rostagnat

Au commissariat de Versailles, un événement peu banal vient de se produire. Une jeune femme, Laura Turrel, vient de s’y présenter et d’avouer un meurtre. Pourquoi s’est-elle rendue à la police ? Et surtout, pourquoi l’équipe du Commandant Damien Deguire ne retrouve aucune preuve sur les lieux du crime ? Ce court roman policier se lit d’une seule traite. On se demande qui tire les ficelles de cette drôle d’histoire et à qui profite le crime. J’ai grandement apprécié les personnages, aussi bien l’énigmatique Laura que Damien Deguire et ses hommes. L’intrigue est bien ficelée, on ne se doute pas un seul instant de la direction qu’elle va prendre. Le final est très surprenant voire carrément machiavélique. C’était mon premier roman de Pétronille Rostagnat et il me donne très envie de découvrir ses précédents titres. Je vous recommande ce roman policier qui ne vous laissera pas indemne !

J’aurais aimé te tuer de Pétronille Rostagnat, paru en février 2022 aux éditions Marabout, 448 pages, 19,90€

Rendez-vous avec la menace de Julia Chapman

Dans ce septième opus, nous retrouvons notre duo de détectives adorés, Delilah et Samson pour une nouvelle aventure. Ce tome est plus « personnel » et concerne en particulier Samson dont la sécurité est menacée par un tueur à gages. Delilah, qui a eu cette information par l’agent Green va monter un plan pour le sauver. Et c’est tout le village qui va s’impliquer dans cette folle histoire ! J’ai adoré l’union entre les villageois de Bruncliffe, prêts à tout pour faire barrage au Mal. Leur plan, complètement farfelu, a su me donner des suées froides et m’a fait rire à d’autres moments. Ce tome permet de faire avancer l’enquête concernant Samson ainsi que la romance naissante entre nos deux personnages favoris. Une fois de plus, je me suis régalée !

Les Détectives du Yorkshire tome 7 : Rendezvous avec la menace de Julia Chapman, paru en novembre 2021 aux éditions Robert Laffont, 360 pages, 14,90€

Fenêtre sur la peur de Dean Koontz

Fenêtre sur la peur est le cinquième (et dernier) volet de la série mettant en scène Jane Hawk. Vous pouvez cependant, comme moi, lire les tomes séparément, sans soucis de compréhension. J’ai donc rencontré Jane Hawk, la femme la plus recherchée des États-Unis. Ex-agent du FBI, cette fugitive compte bien prouver que le suicide de son mari n’en était pas un. Elle va s’associer à Vikram, un brillant et redoutable hacker. L’autre mission de Jane et pas des moindres, lutter contres les Arcadiens, qui injectent des nano-programmes dans le cerveau de leurs victimes pour les assujettir. Fenêtre sur la peur est un techno-thriller futuriste où l’action est très présente. On s’attache rapidement à notre duo de justiciers, notamment à Jane, une véritable héroïne. Ce roman haletant se conclue par un final époustouflant !

Fenêtre sur la peur de Dean Koontz, paru en février 2022 aux éditions L’Archipel, 464 pages, 22€

Le dernier procès de Victor Melki de Sandrine Destombes

Le dernier procès de Victor Melki est mon tout premier Sandrine Destombes dont les romans me font envie depuis bien longtemps. J’y ai fait la rencontre de Maxime Tellier (qui est commissaire au féminin) et s’est mise en disponibilité, le temps de prendre du recul. Il s’agit d’un personnage principal récurrent de Sandrine Destombes mais, comme souvent avec les romans policiers, les enquêtes sont uniques et peuvent se lire indépendamment. Maxime Tellier ne fait pas grand chose à part broyer du noir suite à des événements difficiles. Un jour, elle reçoit un faire-part la conviant à des obsèques. Ce qui est surprenant c’est qu’elle ne connaît pas le défunt et qu’elle est la seule à assister à la cérémonie. Qui lui a adressé ce mystérieux faire-part ? Quel est l’intérêt de tout ceci ? C’est une enquête officieuse qui débute. Par chance, Maxime peut compter sur ses collègues. Je n’ai pas vu les lignes défiler. Cette enquête est très prenante et je ne m’attendais pas du tour à ce qu’elle prenne cette direction. L’intrigue est bien ficelée et nous conduit à travers toute la France. Ce titre a tous les ingrédients pour plaire : des personnages attachants, une enquête captivante et un final surprenant ! Une chose est sûre, je vais vite me procurer les autres romans de l’autrice !

Le dernier procès de Victor Melki de Sandrine Destombes, paru en octobre 2021 aux éditions Hugo & Cie, 379 pages, 19,95€

Qu’est-ce qu’on fait ? Nous et l’environnement

L’urgence climatique n’est, je pense, plus un secret pour personne. Les catastrophes naturelles se répètent, nos ressources s’amenuisent et la température continue d’augmenter de manière alarmante. Mais alors, qu’est-ce qu’on fait ? Cet ouvrage se divise en plusieurs chapitres thématiques : le numérique, l’habillement, la nourriture mais aussi l’argent (oui, oui, l’argent pollue aussi !). Dans chacun des chapitres, nous avons une partie qui explique en quoi un domaine pollue ainsi que des données chiffrées pour bien comprendre les enjeux. Ensuite, nous avons une partie « Qu’est-ce qu’on fait ? » avec des mesures accessibles à nous, citoyens. Forcément, certaines mesures sont beaucoup plus faciles à prendre que d’autres. Ce titre englobe de nombreuses thématiques et permet d’ouvrir les yeux sur l’environnement. J’ai aimé les illustrations de type « infographies », elles sont claires et permettent de rendre l’ouvrage attractif et fluide. Et vous, que faites-vous pour l’environnement ?

Qu’est-ce qu’on fait ? Nous et l’environnement, paru en janvier 2022 aux éditions Mango, 112 pages, 16,50€

Ne jetez plus l’éponge ! de Alexandre Cressiot

Ne jetez plus l’éponge ! est le guide de Alexandre Cressiot, coach de l’émission Cleaners. Si je n’ai jamais regardé ce programme, j’ai tout de suite été attirée par ce titre. Il est important pour moi d’avoir un intérieur propre et rangé mais parfois, je me sens un peu dépassée. La faute au manque de temps, d’envie mais surtout, d’organisation. Alexandre Cressiot nous livre tous ses secrets pour mieux gérer son ménage, son rangement et même, y prendre plaisir ! Il nous donne des conseils illustrés pour chaque recoin de la maison. Également, il nous livre des recettes simples et saines à partir d’ingrédients naturels pour réaliser tous ses nettoyants ménagers (même les pastilles pour WC !). J’ai trouvé cet ouvrage bien conçu, plein de bons conseils. Les solutions sont à portée de tous.

Ne jetez plus l’éponge ! de Alexandre Cressiot, paru en février 2022 aux éditions Leduc, 192 pages, 19,90€

Je ne suis pas une pieuvre de Eoin McLaughlin et Marc Boutavant

Sacha n’est pas une pieuvre. Il a quelques bras en plus, mange des quantités astronomiques de thon mais il ne sait pas nager et ne vit pas dans l’eau. Sacha s’adresse directement à son lectorat « Peux-tu m’apprendre à nager ? ». Il faut dire que Sacha a très peur de l’eau et que ce n’est pas une mince affaire. Cet album, totalement déjanté, parle de la peur de l’eau chez l’enfant. Le bassin de piscine semble tellement immense que Sacha n’a qu’une envie, prendre ses tentacules à son cou ! Heureusement, apprendre à nager n’a rien d’impossible avec un bon accompagnement. Je ne suis pas une pieuvre est un album très drôle et original. On adore Sacha, un personnage atypique qui nous amuse beaucoup. Les illustrations colorées sont parfaitement adaptées à l’histoire. Un joli titre qui s’adresse aux enfants, dès quatre ans.

Je ne suis pas une pieuvre de Eoin McLaughlin et Marc Boutavant, paru en janvier 2022 aux éditions Nathan, 40 pages, 12,95€

Au lit !

Au lit ! est un album de la collection Mon petit livre en noir et blanc des éditions Usborne. Ce titre au format carré s’adresse aux tout-petits, dès l’âge de six mois environ. Grâce à ses contrastes, les bébés distinguent mieux les dessins à cet âge. J’ai aimé cette thématique du quotidien et ses belles illustrations, pleines de douceur. De plus, chaque page présente une découpe, ce qui permet au petit de voir au travers ou de glisser son doigt, par exemple. Enfin, on retrouve des onomatopées sur chaque double-page, des sons que l’enfant connaît comme le « splatch » du robinet ou le hululement des hiboux. Un joli titre !

Au lit !, de Mary Cartwright paru en janvier 2022 aux éditions Usborne, 10 pages, 5,95€

Maquillages pour enfants

C’est le carnaval, Halloween ou une fête d’école et vous ne savez pas comment maquiller votre enfant ? Vous n’êtes pas très créatif ou peu doué avec un pinceau ? Ce livre peut vous sauver ! Il présente 31 maquillages et il y en a pour tous les goûts : chat, pirate, requin, sorcière ou arc-en-ciel, il ne vous reste plus qu’à choisir ! Ce livre est très pratique, les illustrations et explications sont bien détaillées et il y a des conseils intéressants pour faciliter la réalisation. Un ouvrage à spirales très pratique et ludique, pour les parents et leurs enfants !

Maquillages pour enfants, paru en février 2022 aux éditions Usborne, 32 pages, 9,95€

Ne chatouille pas le singe !

Ne chatouille pas le singe ! Sinon il va hurler… Voilà qui annonce tout de suite la couleur ! Ce livre-sonore permet de découvrir les cris des animaux de la savane : le singe, la hyène ou encore, l’autruche. Pour activer les sons, le jeune lecteur doit caresser le pelage de l’animal. Cet album est très coloré, les illustrations sont jolies et permettent de découvrir des animaux moins connus. Les cris ne manqueront pas d’amuser les bébés, à partir de six mois ! Enfin, j’ai aimé les petites découpes dans les pages qui permettent de développer la curiosité et la motricité de l’enfant.

Ne chatouille pas le singe !, paru en janvier 2022 aux éditions Usborne, 10 pages, 14,50€

Pourquoi je dois partager ? de Katie Daynes et Christine Pym

Le partage n’est pas toujours facile lorsqu’on est enfant. Source de disputes, de jalousie, de frustrations, le partage peut devenir un véritable casse-tête. Ce titre regroupe 12 pages de questions-réponses avec des rabats : « Que se passe-t-il si je ne partage pas ? », « Suis-je obligé de prêter mon jouet préféré ? », « Pourquoi mon ami ne veut pas partager avec moi ? », des dizaines et des dizaines de questions très pertinentes avec des réponses concrètes et appropriées. Cet album est très complet, il parle de ce qu’on peut faire, ne pas faire et de sujets plus sensibles comme les inégalités : « Pourquoi certains ont-ils plus que d’autres ? ». J’ai adoré cet album et les réponses qu’il apporte.

Pourquoi je dois partager ? de Katie Daynes et Christine Pym, paru en février 2022 aux éditions Usborne, 12 pages, 9,95€

Et vous, quels livres vous ont marqués en février ?

Les chroniques de janvier

Bonjour à tous,
Qu’on se le dise, janvier semble toujours durer 1000 ans, il fait froid, gris, humide et on rêve de revoir le beau temps et de sortir à nouveau. Le seul point positif avec ce mois, c’est qu’on peut accorder plein de temps à la lecture en mode cocooning. Et je dois dire que j’ai bien avancé ce mois-ci. Prêts à découvrir ma sélection ?

Glory de Elizabeth Wetmore

Gloria est une jeune fille de quatorze ans qui aime sortir et s’amuser, comme beaucoup d’adolescentes de son âge. Malheureusement pour elle, elle fait une mauvaise rencontre. Violée et laissée pour morte, Gloria qui désormais se fait appeler Glory se relève et survit à ce drame. Au Texas, dans les années 1970, on ne s’émeut que trop peu de cette histoire. A vrai dire, on s’inquiète plus de l’avenir du jeune homme qui est entaché… Glory est un roman polyphonique, où chaque femme ayant un lien direct ou indirect avec l’histoire de la jeune fille. Cela m’a d’ailleurs fait penser à l’excellent Un matin ordinaire de Marjorie Tixier. Un titre qui nous ébranle, nous bouscule, nous fait frémir. Cette histoire est criante d’injustice, elle parle de racisme, d’inégalités, de la brutalité des hommes et du peu de perspectives qu’ont ces femmes dans ce Texas pauvre et aride. Mais au bout de ce tunnel âcre et poussiéreux, il y a l’espoir que les femmes se révoltent.

Glory de Elizabeth Wetmore, paru en août 2021 aux éditions Pocket, 368 pages, 7,60€

Iron Widow de Xiran Jay Zhao

J’ai reçu Iron Widow grâce à Babelio et aux éditions de la Martinière Jeunesse que je remercie pour cet envoi. Je me suis inscrite car ce titre change complètement de mes lectures habituelles et j’en ai beaucoup entendu parler. La couverture avec rabat est magnifique et en dit long sur l’ambiance de ce roman. Nous nous plongeons dans un univers futuriste asiatique. Dans ce monde, les hommes combattent et les femmes se sacrifient. Zetian a vu sa sœur mourir au combat et décide de s’engager pour se venger. Le moins qu’on puisse dire est qu’Iron Widow est un roman plein d’action et de rebondissements. J’ai trouvé la thématique originale mais je n’ai pas su m’attacher à Zetian, il s’agit d’une jeune femme très endurcie que rien ne semble émouvoir. Elle est pleine de hargne, ce qui en fait un personnage redoutable. Pour conclure, j’ai aimé ce titre de science fiction, Xiran Jay Zhao bouleverse les codes, pour notre plus grand plaisir.

Iron Widow de Xiran Jay Zhao, paru en janvier 2022 aux éditions de la Martinière Jeunesse, 464 pages, 20€

Lore Olympus de Rachel Smythe

Comme beaucoup, j’attendais avec impatience la sortie de Lore Olympus. Tout le monde en parle depuis des semaines et il me tardait de découvrir cet univers. Premièrement, la couverture est une petite merveille, elle est reliée, en relief et les couleurs sont superbes. Lore Olympus, c’est un roman graphique mettant en scène les personnages de la mythologie… à notre époque ! Nous découvrons des personnages tels qu’Hadès, Perséphone ou encore Artémis. Ceux-ci, dotés de pouvoirs, vivent dans monde actuel avec Smartphones et réseaux sociaux. J’ai beaucoup aimé l’idée de dépoussiérer les Dieux, les faire vivre en XXIème siècle avec nos problématiques actuelles mêlées à leurs pouvoirs surnaturels. L’ambiance évoque un peu Gossip Girl où tous les coups sont permis. Les illustrations, très modernes et colorées m’ont pleinement convaincue. J’ai passé un excellent moment avec ce premier volume, il me tarde de découvrir la suite !

Lore Olympus de Rachel Smythe, paru en janvier 2022 aux éditions Hugo & Cie, 24,95€

Les Monstres de Maud Mayeras

J’ai découvert Maud Mayeras il y a quelques années avec Reflex puis, Lux. Ces deux titres m’ont énormément plu et je suis ravie de la retrouver avec ce troisième roman. Les Monstres est l’histoire d’un terrier dans lequel vit deux monstres, leur mère et Aleph qui leur dépose de la nourriture, vide leur seau à déjections et participe à leur « éducation ». Il est leur seul lien avec l’extérieur, où vivent les humains. Jusqu’au jour où la porte du terrier s’ouvre… Je ne dévoilerai rien de plus de l’intrigue pour ne pas gâcher votre plaisir. Les Monstres est un véritable page-turner, les chapitres sont courts et addictifs, l’ambiance, elle, est anxiogène, l’air y est vicié. J’ai adoré la thématique des monstres, ceux qui sont une page blanche qu’on façonne intégralement. La plume de l’autrice est acérée et l’histoire, narrée à la manière d’un horrible conte, tout ce que j’aime ! Pour conclure, Les Monstres est un roman parfaitement noir qui ravira les fans du genre.

Les Monstres de Maud Mayeras, paru en janvier 2022 aux éditions Pocket, 336 pages, 7,60€

Tout ira bien de Damian Barr

« Tout ira bien », c’est cette phrase qu’on prononce pour encourager quelqu’un et dont on ne pense pas un mot, au mieux, on essaie d’y croire. Cette phrase, deux protagonistes sud-africains de deux époques différentes vont l’entendre. D’abord, il y a Sarah van der Watt qui, en 1901, se voit contrainte de quitter sa ferme avec son fils Fred, âgé de 6 ans. Son mari est parti se battre. La mère et le fils ainsi que des milliers de personnes sont parqués dans le tout premier camp de concentration de l’Histoire. En 2010, Willem, 16 ans est « différent ». Pour faire de lui un homme, sa mère et son beau-père l’inscrivent à Aube Nouvelle, un camp qui endurcit les garçons. A lui aussi, on dit que « tout ira bien ». Bien évidement, il y a un lien entre ces deux personnages qu’on découvre au fil des chapitres. Je méconnais l’histoire de l’Afrique du Sud et je me suis sentie un peu perdue parmi les histoires de guerre des Boers, les afrikaners et même la situation actuelle de ce pays. J’avoue avoir dû me documenter un peu en parallèle pour pleinement apprécier ma lecture qui, bien que fictive, s’appuie sur de nombreux faits historiques réels. J’ai beaucoup apprécié ce roman qui certes, n’est pas facile à lire. Il y a tant de cruauté et de barbarie dans ces deux histoires. Le temps passe et on commet encore et toujours les mêmes erreurs. Un roman important qui nous permet de faire notre devoir de mémoire.

Tout ira bien de Damian Barr, paru en octobre 2021 aux éditions 10/18, 384 pages, 8,10€

Concrete Rose de Angie Thomas

Concrete Rose est une histoire qui se déroule avant The Hate U Give que je n’ai pas lu et qui peut se lire indépendamment. L’histoire se déroule en 1998. Nous rencontrons Maverick, dix-sept ans. Le jeune lycéen deale pour offrir des beaux cadeaux à sa petite-amie et aider sa mère qui élève seul son fils, son mari étant en prison. Outre le fait d’être membre d’un gang redoutable, Maverick voit le ciel lui tomber sur la tête lorsqu’il découvre qu’il est le père d’un bébé de trois mois via un test de paternité, et pire, lorsque la mère se fait la malle et lui laisse la garde de l’enfant. Il va falloir être fort, devenir adulte et responsable. Je me suis tout de suite attachée à ce jeune homme qui, malgré ses mauvaises fréquentations, met tout en œuvre pour devenir quelqu’un de bien et avoir un avenir. Sa mère est très touchante, elle ne rejette pas son fils mais l’aide à se responsabiliser. Le style d’écriture, très « parlé » et urbain m’a plu et est tout à fait adapté à l’histoire. Je suis ravie d’avoir découvert la plume d’Angie Thomas, je lirai avec grand plaisir The hate U give.

Concrete Rose de Angie Thomas, paru en janvier 2022 aux éditions Nathan, 407 pages, 17,95€

Pouvons-nous aider les ours polaires ? de Katie Daynes

Les ours polaires en ont ras la caquette de voir leur banquise s’amoindrir. Ils partent donc en voyage, rendre visite à des enfants pour leur faire part de leur problème et essayer de trouver des solutions. Effectivement, la fonte des glaces ne concerne pas que les ours mais tous les êtres vivants dont les êtres humaines. Et nous pouvons tous agir à notre échelle. Cet album m’a énormément plu. J’ai apprécié cette introduction avec ces ours qui sensibilisent les enfants aux enjeux climatiques. Le phénomène du réchauffement climatique est bien expliqué et les actions concrètes. Il est crucial de sensibiliser dès le plus jeune âge sur cette thématique qui est notre avenir. Les illustrations sont jolies et j’ai aimé les petites découpes sur certaines pages. Un album indispensable à offrir dès six ans !

Pouvons-nous aider les ours polaires ? de Katie Daynes, paru en novembre 2021 aux éditions Usborne, 48 pages, 11,95€

De la tête aux pieds : ces inventions qui nous rendent plus forts de Florence Pinaud et Arnaud Nebbache

Notre corps humain offre des pouvoirs incroyables. Les inventions, elles, permettent de le réparer, de le protéger, de développer d’autres pouvoirs encore. Cet album propose des doubles-pages thématiques telles que le cerveau, le dos, les yeux ou encore le cœur. Y sont présentées des inventions en rapport avec l’organe ou la partie du corps ainsi que des projets en cours, les inventions du futur. J’ai adoré ce titre qui met en lumière les progrès technologiques qui nous aident au quotidien et surtout, ceux à venir. Cela laisse rêveur sur les avancées de demain. Les illustrations sont très jolies et colorées. Un album passionnant qui captivera les enfants (et leurs parents) dès l’âge de 9 ans.

De la tête aux pieds : ces inventions qui nous rendent plus forts de Florence Pinaud et Arnaud Nebbache, paru en janvier 2022 aux éditions Nathan, 47 pages, 16,90€

Et Audrey a lu la romance suivante :

High School Initiation de Sianna Milano

High School Initiation raconte la romance entre Ambre et Fabio qui débute à leur entrée en terminale. C’est un coup de foudre dès la première rencontre. C’est une romance un peu « type », je m’explique : ils s’aiment à la folie, mais il y a toujours une personne ou un événement qui vient interférer. J’ai tout de même apprécié cette jolie histoire, mais j’ai parfois eu un peu de mal avec le style d’écritures. J’avais parfois l’impression de repartir une dizaine d’année en arrière et de lire une fan fiction sur un blog. Les chapitres sont courts, ce qui permet de lire cette histoire dans les transports assez facilement, il n’a d’ailleurs pas fait long feu malgré ses 436 pages.

High School Initiation de Sianna Milano, paru en février 2022 aux éditions Addictives, 436 pages, 14,90€

Quel a été votre titre préféré de ce mois de janvier ?

Les chroniques de décembre

Bonjour à tous,
Ça y est, l’année 2021 est derrière nous ! Si elle n’a pas été fameuse au niveau crise sanitaire et au niveau météorologique, je dois dire que du côté littéraire, je me suis régalée ! Et heureusement ! Je vous laisse donc découvrir mes lectures variées du mois de décembre :

A la lumière de la nuit d’Ilaria Tutti

A la lumière de la nuit est le deuxième polar d’Ilaria Tutti que je lis, après La nymphe endormie. A la lumière de la nuit est le troisième opus des enquêtes de Teresa Battaglia et son équipe (je n’ai pas lu le tout premier, Sur le toit de l’enfer). J’étais impatiente de me plonger dans ce nouveau polar et de retrouver Teresa. Ce tome, contrairement aux précédents, est très court avec moins de 250 pages contre plus de 600 pour les précédents. Il s’agit d’une petite enquête particulière, presque une parenthèse. Teresa est contactée par les parents de Chiara, atteinte d’une maladie rare, la maladie de la Lune, qui interdit à la fillette de huit ans, tout contacte avec la lumière, la condamnant à vivre dans l’obscurité. Chiara est en proie à des cauchemars dans lesquels elle décrit un enfant mort dont le corps repose au pied d’un arbre. Mue par son intuition, Teresa, avec l’aide de son coéquipier Marini, enquête alors. Ce roman singulier m’a beaucoup plu par son côté ésotérique et historique à la fois. Il ne s’agit pas d’un polar traditionnel et c’est ce qui fait que ce titre se démarque. Pour conclure, j’ai aimé ce roman atypique et j’ai pris plaisir à retrouver le duo Battaglia/Marini. Vivement la suite ! Le plus : les droits d’auteur sont reversés à la recherche sur le sarcome d’Ewing.

A la lumière de la nuit d’Ilaria Tutti, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 240 pages, 18,90€

Crossroads de Hervé Gagnon

Crossroads ne fait pas partie de mes genres de lectures habituels. Cependant, j’avais envie de sortir des sentiers battus et j’étais très impatiente de me plonger dans cette histoire. L’histoire se déroule de nos jours à Memphis, sur le Mississippi. Nous faisons la rencontre de deux personnages principaux. D’un côté, Donald Kane, historien médiéviste et Virginia Kraft, anthropologue afro-américaine. Ce duo atypique se voit confier par une vieille dame, un coffret ayant vraisemblablement appartenu à Robert Johnson, le célèbre blues-man. Passionnés par la vie de ce chanteur et musicien hors du commun, ils embarquent immédiatement pour une aventure rocambolesque sur les pas de celui qui, dit-on, a vendu son âme au diable. Crossroads est un thriller ésotérique où nous découvrons le hoodoo qui est un genre de vaudou afro-américain. J’ai adoré cet univers où on apprend beaucoup de choses sur la spiritualité du Mississippi. L’action est très présente et on ne s’ennuie pas une seule seconde. J’ai adoré ce voyage au cœur du sud des États-Unis.

Crossroads de Hervé Gagnon, paru en novembre 2021 aux éditions Hugo & Cie, 529 pages, 19,95€

Les chagrins d’amour font de belles chansons de Tamara Balliana

Envie d’une romance à l’italienne ? Les chagrins d’amour font de belles chansons est le livre qu’il vous faut ! Ilaria est répétitrice à l’Opéra de Vérone. Passionnée par la musique mais trop timide pour chanter devant un public, elle travaille malgré tout dans ce milieu qui la fait rêver. Si Ilaria est une romantique dans l’âme, la jeune femme cumule les échecs sentimentaux. Elle s’engage trop vite et se prend trop souvent des râteaux, à peine l’histoire commencée. Alors, quand Cillian McKee, ex-chanteur à succès pour adolescentes rejoint l’opéra, Ilaria prend ses jambes à son cou, échaudée par sa récente rupture. Évidemment, rien ne se passera comme prévu ! Ce titre est une adorable romance, la rencontre entre deux êtres déçus par l’amour et qui peinent à exprimer leurs sentiments. Je les ai trouvés touchants et j’ai apprécié qu’ils prennent le temps de s’apprivoiser. C’est une belle romance, pleine de tendresse et dans un superbe décor musical et italien.

Les chagrins d’amour font de belles chansons de Tamara Balliana, paru en octobre 2021 aux éditions Hugo & Cie, 379 pages, 17€

Son espionne royale et la reine des cœurs de Rhys Bowen

Notre Lady Georgiana revient pour notre plus grand bonheur dans une huitième enquête. Dans cet opus, elle embarque avec sa mère dans un prestigieux paquebot digne du Titanic direction, les États-Unis ! Mais il semblerait qu’un voleur de bijoux sévisse et celui-ci a tout d’un professionnel. Arrivées sur les terres américaines, mère et fille vont intégrer le palpitant monde du cinéma. Ce tome est différent des précédents pour son enquête. Il est plus axé sur les vols de bijoux que sur un crime. De ce fait, il y a moins de péripéties et l’enquête est moins centrale. On s’intéresse davantage à l’histoire personnelle de Georgie et Darcy et au monde du cinéma que j’ai adoré. Ce qui n’est pas pour me déplaire ! Ce tome est drôle, on sent un contraste entre les coutumes de la royauté anglaise et la jeunesse américaine, parfaitement décoincée ! J’ai encore une fois passé un excellent moment, cette série a vraiment tout pour plaire !

Son espionne royale et la reine des cœurs de Rhys Bowen, paru en novembre 2021 aux éditions Robert Laffont, 396 pages, 14,90€

Bons baisers de Limón d’Edo Brenes

Inspiré par sa propre histoire familiale, Edo Brenes nous raconte l’histoire d’un étudiant de retour dans son Costa Rica natal. Chez ses parents, il découvre une boîte contenant des photographies de ses parents, grands-parents, oncles et tantes, etc.. Cela lui donne envie d’en savoir plus sur sa famille, en particulier sur ses grands-parents Rosaria et Virgilio ainsi que l’oncle Osvaldo. Pour retracer l’histoire familial, le narrateur interroge ses parents, proches et lointains qui se replongent à leur tour dans les années 1940 à 1960. Il se pourrait bien que notre personnage principal déterre un secret de famille profondément enfoui. J’ai beaucoup aimé ce roman graphique doux-amer et ce décor de petite station balnéaire où tout le monde se connaît. J’ai apprécié la thématique du secret de famille, équilibre précaire sur lequel reposent plusieurs générations. Les illustrations sont simples, j’ai apprécié les couleurs qui évoquent la nostalgie et le passé. Pour conclure, une belle fresque familiale qui m’a fait voyager au cœur du Costa Rica.

Bons baisers de Limón d’Edo Brenes, paru en septembre 2021 aux éditions Casterman, 280 pages, 23€

Les Ailes d’Ombre tome 1 de Kass Morgan et Danielle Paige

J’ai découvert la plume de Kass Morgan avec la série Les 100 qui m’avait beaucoup plu. J’étais donc impatiente de la retrouver dans une toute autre thématique et en collaboration avec Danielle Paige dans cette toute nouvelle série. Vivian est une adolescente qui vit seule avec sa mère, diseuse de bonne aventure. Elles ne restent jamais bien longtemps dans une ville, sa mère craignant une « menace » envers sa famille. Vivi s’apprête à quitter son cocon pour la fac et espère avoir plus de stabilité dans sa vie. Il s’agit d’une fille très terre à terre qui ne croit absolument pas au surnaturel. Scarlett est une jeune fille de troisième année, très sûre d’elle, extravertie et populaire, tout l’inverse de Vivi. Elle fait partie d’une sororité très élitiste du campus et il se pourrait bien que les membres soient dotés de pouvoirs. Les Ailes d’ombre est un premier tome riche en action et en rebondissements. J’ai adoré cet univers de sorcières et ces deux personnages principaux diamétralement opposés. L’intrigue est bien menée et on ne s’attend pas du tout à ce dénouement. Il me tarde de voir ce que la suite nous réserve !

Les Ailes d’Ombre tome 1 de Kass Morgan et Danielle Paige, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 408 pages, 18,90€

Les p’tites chauve-souris de Claire Lecoeuvre et Chloé du Colombier

Après la visite d’un célèbre parc animalier dans lequel on peut visiter la crypte des chauves souris, qui s’avère assez effrayante car celles-ci nous frôlent, mon petit cousin avait une appréhension, peut-être même peur de ces petits mammifères.
Lorsque j’ai vu ce petit album dans la sélection Masse Critique, je me suis dit que c’était l’occasion de faire disparaître cette peur. Et c’est gagné !
L’album, d’une trentaine de page environ, se lit très rapidement. Les illustrations sont très jolies et s’adressent parfaitement aux plus petits.
Au fil des pages, les enfants peuvent découvrir le mode de vie, l’alimentation et les caractéristiques physiques de ces petits êtres de manière simple, grâce au vocabulaire adapté.
Je remercie Babelio et les éditions du Ricochet pour cet agréable moment.

Les p’tites chauve-souris de Claire Lecoeuvre et Chloé du Colombier, paru en octobre 2021 aux éditions Ricochet, 9,50€

Le bébé le plus minuscule du monde d’Alia Cardyn et Léa Decan

Charlotte est une petite fille comme les autres. Elle adore les animaux, les câlins avec sa maman, les histoires et les chatouilles avec son papa. Mais ça, c’était avant. Ses parents ne lui accordent plus la même attention qu’avant et sont souvent à l’hôpital. Et pour cause, sa petite sœur, surnommée « Petit Rat » est hospitalisée en néonatalogie suite à sa prématurité. Charlotte lui en veut beaucoup, Petit Rat lui a volé ses parents et plus rien n’est comme avant depuis. Le bébé le plus minuscule du monde est un magnifique album qui s’adresse aux frères et sœurs de bébés prématurés mais aussi aux autres enfants. Il permet de mettre des mots sur un événement difficile à l’issue incertaine. J’ai aimé le vocabulaire et les explications réalistes et transparentes. Les illustrations sont superbes, dans des tons plutôt pastels. Elles véhiculent énormément d’amour, je n’ai pu être que touchée par tant de poésie. Un titre important sur un sujet grave, expliqué avec brio aux enfants.

Le bébé le plus minuscule du monde d’Alia Cardyn et Léa Decan, paru en novembre 2021 aux éditions Robert Laffont, 40 pages, 14,90€

Les amis de Petit Renard de Nicolas Gouny

Petit Renard s’ennuie aujourd’hui. Il décide alors d’essayer d’attraper une araignée. Sa course le mène en plein cœur de la forêt où il se retrouve seul, vraiment seul ? J’ai découvert Petit Renard il y a quelques années, j’en suis ressortie conquise. J’ai pris plaisir à retrouver cet adorable personnage dans de nouvelles aventures. L’univers de Nicolas Gouny est unique. Ses illustrations sont composées uniquement d’éléments naturels : feuilles, tiges, branches, pétales, etc.. Les couleurs sont donc essentiellement automnales, ce qui correspond bien à l’univers de la forêt. Un album humoristique et coloré sur l’amitié qui plaira à tous les amoureux de la nature. J’espère retrouver Petit Renard dans de nouvelles aventures !

Les amis de Petit Renard de Nicolas Gouny, paru en septembre 2021 aux éditions Balivernes, 32 pages, 14€

J’aime mieux les chevals de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet

Un petit garçon aimerait offrir à son père, à l’occasion de son anniversaire. N’étant pas très doué en dessin, il demande à une autre personne (qu’on ne voit pas dans l’album) de lui dessiner ce qu’il préfère : des chevals ! J’ai adoré ce titre, très humoristique qui retranscrit la répartie et la perspicacité des enfants. Leur raisonnement est implacable. J’ai aimé les illustrations, simples et joyeuses ainsi que les choix de polices d’écriture qui évoquent l’impatience et la joie de l’enfant qui attend son dessin. Un album original qui vous rappellera sans doute des mots d’enfants !

J’aime mieux les chevals de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet, paru en octobre 2021 aux éditions Balivernes, 32 pages, 12€

Ma sélection s’achève, je vous souhaite une excellente année 2022, une bonne santé, de la joie et du succès dans tous vos projets !

Les chroniques de novembre

Ho, Ho, Ho ! Vous sentez cet air de fêtes ? Les premiers flocons, les raclettes, les films de Noël et la lecture au coin du feu. Pas de doutes, l’hiver s’est installé et j’ai passé de très bons moments en ce mois de novembre. Prêts à découvrir ma sélection ?

Les Azalées fleurissent en hiver de Dahlia Blake

Lorsque nous rencontrons Azalea, celle-ci est en plein chamboulement. Son mariage a lieu dans moins d’un mois lorsqu’elle prend la poudre d’escampette direction… le soleil de la Martinique ! Cependant Azalea ne compte pas prendre du bon temps, plutôt, échapper à son ex-fiancé et faire le point sur sa vie. Je suis immédiatement entrée dans l’histoire et il m’était impossible de reposer ce roman ! Azalea va retrouver Jacob, dit Kaï, un ami d’enfance et très vite, la tension est palpable. J’ai aimé la thématique abordée, celle des violences conjugales (physiques et morales) qui est à mes yeux très importante. Il faut en parler, briser le tabou et dénoncer ces faits. Ce sujet, grave, est abordé avec réalisme et pragmatisme. J’ai été touchée par l’histoire d’Azalea ainsi que par celle de Kaï, personnage qui, de surcroît, m’a fait rêver. J’ai adoré sa répartie, son charisme et son côté tombeur (waouh !). Enfin, le décor de la Martinique m’a rappelé mon voyage sur l’île en décembre, il y a deux ans, séjour que je n’oublierai jamais. J’ai pu retrouver l’ambiance si particulière de la Martinique au moment des fêtes. Une excellente lecture que je recommande à toutes et à tous !

Les Azalées fleurissent en hiver de Dahlia Blake, paru en octobre 2021 aux éditions Hugo & Cie, 590 pages, 8,50€

S’adapter ou mourir d’Antoine Renand

S’adapter ou mourir est le deuxième roman d’Antoine Renand que j’ai la chance de lire, après L’empathie. Dans ce nouveau thriller, l’auteur nous parle de la modération de contenus des réseaux sociaux par l’homme. J’ai trouvé le sujet original et d’actualité. J’ai ressenti un profond malaise à imaginer ces hommes et ces femmes qui subissent des images de violences, de maltraitance, de haine voire même de crimes. Nous rencontrons Arthur, en pleine crise de la quarantaine : une carrière ratée, sa femme qui le trompe et demande le divorce. Acculé et sans ressources financières, il rentre par piston dans une entreprise qui modère des contenus pour Lifebook, le réseau social qui cartonne. Ambre, elle, est une adolescente de 17 ans qui fugue avec son petit-ami suite à une énième dispute avec sa mère. Les deux amoureux vont tomber dans un piège et se faire séquestrer. Quel est le lien entre ces deux histoires ? Vous le découvrirez au fil des pages. Une chose est sûre, vous ne vous attendrez certainement pas à ça ! Antoine Renand sort des sentiers battus avec des personnages qui ne sont jamais totalement gentils ni totalement méchants. Ils sont finalement humains, avec une bonne part d’imprévu. La thématique n’est pas survolée mais bel et bien approfondie et cela permet au lecteur de réfléchir sur l’envers des réseaux sociaux. Pour conclure, un roman différent mais tout aussi addictif que L’empathie.

S’adapter ou mourir d’Antoine Renand, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 576 pages, 21€

Alabama 1963 de Ludovic Manchette et Christian Niemec

Depuis sa parution en grand format, j’ai très envie de découvrir ce roman. L’occasion s’est finalement présentée lors de sa sortie au format poche et je suis ravie de l’avoir lu. Birmingham, 1963, nous sommes en pleine déségrégation aux États-Unis, peu avant l’assassinat de Kennedy. Si les afro-américains ont quelques droits, le chemin vers l’égalité reste encore long. Alors, quand une fillette de couleur noire disparaît, la police ne fait absolument rien pour la retrouver. Les parents sont orientés vers un détective blanc, Bud Larkin pour essayer de la retrouver. Mais Bud n’est plus que l’ombre de lui même, c’est un alcoolique notoire qui n’enquête sur pas grand chose et a bien du mal à se rappeler quel jour on est. Parallèlement, nous suivons Adela, femme de ménage noire au service des Blancs. Adela et Bud vont être amenés à se côtoyer, malgré eux, dans le cadre de cette enquête. J’ai adoré ce titre que j’ai trouvé très prenant, passionnant et dont j’ai profondément aimé les personnages. Coup de coeur pour Adela, une femme forte et émouvante. J’ai voyagé à travers cette Amérique en plein changement et j’ai passé un excellent moment avec cette enquête.

Alabama 1963 de Ludovic Manchette et Christian Niemec, paru en octobre 2020 aux éditions Pocket, 352 pages, 7,60€

Où est mon singe ?

La collection des Tout-doux des éditions Usborne commence à s’étoffer. Où est mon singe ? est une réédition de cette série. Le tout-petit doit retrouver un singe à travers les pages. A chaque double-page, il découvre une espèce de singe (chimpanzé, gorille, orang-outan…) avec une caractéristique : des sourcils poilus, des pieds lisses ou encore, une langue rêche. Ces détails sont mis en avant grâce à une texture : douce, rugueuse, lisse et brillante… Les illustrations sont de couleurs vives et attirent immédiatement le regard. Ce titre plaira aux petits dès 6 mois qui regarderont d’abord les illustrations puis, commenceront à toucher les différentes textures.

Où est mon singe ? paru en septembre 2021 aux éditions Usborne, 10 pages, 7,95€

Où est ma sirène ?

Nouveauté de la collection Les Tout-doux des éditions Usborne, Où est ma sirène ? est un titre qui ravira les bébés, dès 6 mois, filles comme garçons. On craque immédiatement pour sa couverture bleue pailletée et scintillante. Comme à l’accoutumée, le bébé devra retrouver une sirène parmi celles présentées. On plonge alors dans un superbe univers marin peuplé de belles sirènes. J’ai aimé son côté inclusif avec des sirènes qui ont des couleurs de peaux différentes. J’ai également aimé les différentes textures à toucher : un coquillage ondulé, des écailles et surprise, un petit miroir à la fin pour que le bébé puisse se regarder. Un album très joli et coloré !

Où est ma sirène ?, paru en septembre 2021 aux éditions Usborne, 10 pages, 7,95€

Le lionceau

Le lionceau est un petit album cartonné de la collection Mon petit livre à rabats des éditions Usborne. On plonge dans l’univers de la savane. On y suit un lionceau dans son espace naturel. Il va rencontrer de nombreux animaux qui seront révélés grâce à des rabats à soulever. Ce petit album est absolument adorable, on prend plaisir à découvrir différentes espèces, pas forcément très connues comme le pangolin et j’ai trouvé que ça changeait des animaux « traditionnels ». Un titre idéal pour passer un moment complice avec son enfant.

Le lionceau, paru en septembre 2021 aux éditions Usborne, 12 pages, 6,95€

Les petites peurs du soir de Béatrice Grumler et Léonie Koelsch

Chaque soir, Max et ses parents ont un petit rituel : Max brosse ses dents, passe aux toilettes, son papa lui lit une histoire et sa maman ferme les rideaux et l’embrasse. Max se couche apaisé. Mais une fois seul, les peurs de Max prennent le dessus. Il a peur des monstres, des loups ou encore, des maisons hantées. Les bruits de la maison et les ombres de la nuit le terrorisent et il ne parvient pas à s’endormir. Ses parents vont l’aider à combattre ses peurs et leur montrer qui est le plus fort. J’ai beaucoup aimé l’univers, les illustrations, en particulier la personnification des peurs, et le choix des couleurs. Les terreurs nocturnes sont un sujet récurrent et qui peut être difficile à traiter quand on est parent. J’ai aimé que le sujet soit traité de manière très positive et optimiste avec une solution proposée que chacun peut mettre en place facilement. Un album tendre et rassurant. Je remercie les éditions Mango et Babelio pour cet envoi.

Les petites peurs du soir de Béatrice Grumler et Léonie Koelsch, paru en septembre 2021 aux éditions Mango, 32 pages, 9,50€

Les larmes d’Eugénie de Mélanie Laurent et Lucile Placin

Les larmes d’Eugénie est un très bel album écrit par Mélanie Laurent et illustré par Lucile Placin. L’objet-livre est superbe, une couverture très rigide, un titre doré qu’on ne peut que remarquer. L’histoire est celle d’Igor, un pêcheur qui ne pêche rien et dont le bateau est pris dans une tempête. Il sera sauvé par Eugénie, une sirène mélancolique. Le coup de foudre est immédiat et ils ne rêvent que d’une chose : se revoir. Mais l’un vit sur terre et l’autre dans les océans, comment faire pour vivre ensemble ? Derrière ce conte se cache un message environnemental : il faut cesser la surpêche et protéger les océans. J’ai trouvé formidable de faire passer de manière subtile un message aussi essentiel aux générations futures. Faire prendre conscience de l’importance de protéger nos ressources est crucial et plus le message sera intégré tôt et plus il sera facile d’agir, tous ensemble et toutes générations confondues. Les illustrations de Lucile Placin sont merveilleuses. Elles m’ont fait voyager sur terre, dans les océans et dans les airs. Un très bel album au message fort !

Les larmes d’Eugénie de Mélanie Laurent et Lucile Placin, paru en octobre 2021 aux éditions Robert Laffont, 32 pages, 14,90€

Les Romantiques de Cécile Coulon et Benjamin Chaud

Cécile Coulon et Benjamin Chaud s’associent pour nous proposer 61 poèmes illustrés, mais cela aurait très bien pu être 69, si vous voyez ce que je veux dire ! En effet, ce beau livre s’adresse à un public averti. Cécile Coulon a écrit de courts poèmes sur des œuvres classiques comme Hamlet, Gargantua ou Roméo et Juliette. Benjamin Coulon, lui, a dessiné de belles illustrations on ne peut plus évocatrices. Ce joli duo se complète. J’ai adoré le mélange humour et érotisme qui se marie à merveille. Une belle idée cadeau à glisser au pied du sapin !

Les Romantiques de Cécile Coulon et Benjamin Chaud, paru en octobre 2021, 128 pages, 21€

Les chroniques de juin

Bonjour à tous,
L’été, ma saison préférée, est arrivé ! Si le beau temps n’est clairement pas au rendez-vous, on se console avec de jolies lectures, voici mes découvertes du mois :

Glace de Christine Féret-Fleury

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Glace est une réécriture dystopique du conte La Reine des Neiges d’Andersen. Si je connais bien évidemment l’adaptation de Disney, je n’ai jamais lu le conte original et j’étais très curieuse de lire ce roman estampillé Young Adult. L’histoire se déroule donc dans un futur plus ou moins proche où les humains ont vécu l’apocalypse. Parmi les survivants, il y a les Glacés, privilégiés qui vivent sous un dôme protecteur et il y a les autres, réduits à l’esclavage et qui survivent en travaillant dans des mines. Parmi eux, il y a Sanna, une jeune fille, désormais orpheline et dont le but est de retrouver Kay, son ami disparu. N’ayant rien à perdre, elle part à sa recherche et débute un long périple semé d’embûches. J’ai beaucoup aimé les thématiques de ce roman, la réécriture d’un conte célèbre de manière contemporaine ainsi que la dimension écologique. J’ai, en revanche, moins apprécié le personnage de Sanna qu’on aimerait voir plus dans l’action que dans la contemplation. Il m’a manqué quelque chose pour que je puisse m’attacher à elle. De plus, j’ai trouvé qu’elle résolvait un peu trop facilement les problèmes qui lui tombaient dessus. Enfin, je retiendrai la très belle écriture de Christine Féret-Fleury, découverte il y a quelques années, elle est à la fois riche et poétique. Pour conclure, j’ai passé un bon moment de lecture, il ne me reste plus qu’à découvrir le conte d’Andersen !

Glace de Christine Féret-Fleury, paru en mars 2021 aux éditions Scrinéo, 316 pages, 18,90€

Hamnet de Maggie O’Farrell

Si le nom Hamnet vous évoque Hamlet, c’est normal. Hamnet est le fils de Shakespeare, disparu brutalement à l’âge de onze ans, la pièce de théâtre lui rend hommage. Dans ce titre fictionnel, Maggie O’Farrell se base sur ce qu’on sait de l’histoire du dramaturge pour imaginer sa vie : sa relation avec Agnès (Anne) Hathaway et celle de son fils, Hamnet. Chacun des romans de Maggie O’Farrell me transporte, celui-ci ne fait pas exception. Sa plume est sublime, elle nous transporte au XVIème siècle, immersion garantie. J’ai été très touchée par l’histoire d’amour entre Agnès et William qui ont bravé les interdits pour rester ensemble et fonder une famille. On alterne les chapitres entre la naissance de leur amour et le décès de leur fils. J’ai été captivée du début à la fin. Un titre audacieux et très bien écrit que je recommande totalement !

Hamnet de Maggie O’Farrell, paru en avril 2021 aux éditions Belfond, 368 pages, 22,50€

Agricultrice, une vie à part de Camille Beaurain

Camille Beaurain, fille de la ville, est tombée amoureuse d’Augustin, agriculteur depuis plusieurs générations. Si les débuts à la ferme ont été compliqués (l’odeur de l’élevage porcin, le nombre d’heures incalculable de travail, la rudesse des intempéries, etc.), Camille s’est découverte une vocation. Dans ce titre, elle explique les conditions de travail difficiles, et surtout, le fait d’être une femme dans un univers plutôt masculin. Camille Beaurain s’est battue pour trouver sa place et montrer que les femmes pouvaient aussi parvenir à exercer ce métier, même lorsqu’on vient de la ville. Elle décrit son amour pour l’agriculture de manière très touchante. Sans détours, elle expose les difficultés financières, les crédits, les rendez-vous à la banque et la menace grandissante de la faillite qui ont conduit son mari au suicide. Un témoignage qui donne à réfléchir sur la place des agriculteurs en France qui manquent cruellement de soutien psychologique et financier…

Agricultrice, une vie à part de Camille Beaurain, paru en mars 2021, 240 pages, 18,00€

Les prisonniers de la liberté de Luca Di Fulvio

Après un coup de cœur certain pour Le gang des rêves, je poursuis ma découverte de l’auteur avec Les prisonniers de la liberté. Rosetta, Raechel et Rocco fuient tous quelque chose et tentent leur chance à Buenos Aires, en embarquant à bord du Transatlantique. Le Nouveau Monde est plein de belles promesses, mais le débarquement annonce de suite une toute autre couleur… Luca Di Fulvio est un conteur-né. Dès les premières lignes, il nous embarque et on ne voit pas défiler les pages de ce pavé de près de 800 pages. J’ai adoré les personnages, tellement développés qu’on a le sentiment de les connaître depuis toujours. Le récit est très dur, de nombreuses scènes sont insoutenables et pourraient heurter la sensibilité de certains lecteurs. Si la cruauté de l’Homme est très présente, il y a toujours de la lumière au bout du tunnel. Pour conclure, j’ai été très émue par ce roman et par la détermination de nos personnages principaux. Il me tarde de lire d’autres romans de Luca Di Fulvio.

Les prisonniers de la liberté de Luca Di Fulvio, paru en avril 2021 aux éditions Pocket, 784 pages, 8,95€

Madame et Monsieur de Magali Chiappone-Lucchesi et Bérengère Mariller-Gobber

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Madame est photographe et Monsieur, instituteur. Ils s’aiment très fort et aimeraient avoir un enfant. Hélas, ils ne peuvent pas et chacun éprouve du chagrin qu’il cache à l’autre. Jusqu’au jour où ils crèvent l’abcès et décident d’en parler. Madame et Monsieur est un très bel album qui parlent d’un sujet complexe et douloureux : l’infertilité. J’ai trouvé les personnages attachants et réalistes. Les illustrations crayonnées sont sublimes et retranscrivent parfaitement les émotions de notre couple. J’ai juste trouvé que la thématique de l’adoption arrive trop tardivement, on aurait aimé connaître davantage de choses sur leur avenir, on reste un peu sur notre faim. Malgré ce petit point négatif, j’ai trouvé cet album très touchant.

Madame et Monsieur de Magali Chiappone-Lucchesi et Bérengère Mariller-Gobber, paru en avril 2021 aux éditions Glénat, 40 pages, 11,90€

Cahier de vacances pour adultes, édition 2021

Les vacances approchent à grand pas et quoi de mieux qu’un cahier de vacances pour bronzer en révisant ? Au programme : français, mathématiques, histoire, sciences, géographie mais aussi culture générale (littérature, cinéma,…) et surtout, des jeux et exercices de réflexion (sudoku, mots mêlés, et bien d’autres) ! Il y en a pour tous les goûts ! Ce cahier illustré est très plaisant, le contenu est varié et une chose est sûre, j’en ai oublié des choses depuis la fin des études ! Une piqûre de rappel ne fait pas de mal ! Les illustrations sont sympathiques et humoristiques. Un cahier complet qui contient 200 exercices, divertissant pour (ré-)apprendre en s’amusant !

Cahier de vacances pour adultes, édition 2021, paru en mai 2021 aux éditions Hugo&Cie, 9,95€

Les chroniques de novembre

Bonjour à tous,
Le mois de novembre se termine, il aura été pour moi l’occasion de passer des soirées cocooning au coin du feu ! Voici mes découvertes :

Requiem pour un diamant de Cécile Cabanac

Ayant adoré le premier roman policier de Cécile Cabanac, Des poignards dans les sourires, j’étais impatiente de me plonger dans Requiem pour un diamant. Nous retrouvons d’ailleurs le même duo, le commandant Virginie Sevran et son collègue Pierre Biolet. Cette fois, ils enquêtent sur l’assassinat de Victor Bardier, joaillier parisien de renom. Très vite, les enquêteurs remarquent que beaucoup de choses ne collent pas et que de nombreux protagonistes pourraient être mêlés à une affaire de grande ampleur. Comme pour le premier opus, j’ai adoré l’enquête, très bien ficelée et dont je n’ai pas su deviner le dénouement. J’ai aussi apprécié l’équipe d’enquêteurs mais aussi le style d’écriture. Les chapitres défilent et on ne voit pas le temps passer. L’univers de la joaillerie où la corruption n’est jamais bien loin m’a énormément plu. J’espère retrouver Sevran et Biolet dans une prochaine enquête !

Requiem pour un diamant de Cécile Cabanac, paru en septembre 2020 aux éditions Fleuve, 468 pages, 19,90€

Celles qui restent de Samuelle Barbier

Celles qui restent est l’histoire de trois sœurs. Il y a Clara, l’aînée, enseignante, parfaitement soignée et ordonnée, Constance, très discrète et qui joue souvent les « tampons » entre Clara et Lucy, la dernière et véritable tornade. Devenues adultes, le temps les a éloignées et elles ne se voient que trop rarement. Jusqu’au jour où Constance décide de se suicider. Clara et Lucy se retrouvent seules. Samuelle Barbier, à travers les différentes étapes du deuil, nous parle d’un sujet grave, tabou et inexplicable. Je trouve cette thématique audacieuse et importante. Samuelle Barbier l’aborde avec brio, sans larmoiements et avec espoir, lucidité et quelques touches d’humour. Celles qui restent est un roman bouleversant dont je ne suis pas prête d’oublier les personnages.

Celles qui restent de Samuelle Barbier, paru en septembre 2020 aux éditions Hugo & Cie, 227 pages, 16,95€

Une Histoire d’Amour de Lorraine Sorlet et Les Amours d’Agathe Sorlet

Lorraine et Agathe Sorlet sont deux sœurs jumelles qui dessinent depuis leur plus jeune âge. Aujourd’hui, elles ont fait de leur passion leur métier et nous livrent simultanément deux romans graphiques sur l’amour. Les Amours d’Agathe Sorlet est centré sur les différents types d’amours : la tendresse, la passion, l’amour charnel mais aussi l’amour que l’on porte aux animaux, à ses amis et surtout à soi. A travers des dessins simples, Agathe Sorlet nous fait

ressentir des émotions fortes. Parfois, il ne s’agit presque que de suggestion et pourtant, immédiatement, on s’imagine à la place des protagonistes. J’ai particulièrement aimé les scènes d’amitiés, avec des couleurs très pop et des personnages féminins aux courbes généreuses. Une Histoire d’Amour de Lorraine Sorlet, lui, parle de l’amour entre deux individus : les premiers émois, la séduction, l’attachement, la passion. Les illustrations, ici aussi très simples, nous font passer des messages forts. J’ai aimé les couleurs, les courbes, les références littéraires, les décors et la rêverie. Ces deux titres, en temps de pandémie, me rappellent d’autant plus combien les relations humaines sont essentielles à notre quotidien. Deux titres semblables et différents à la fois et qui, sans texte, nous font passer mille émotions. Deux petits bijoux !

Une histoire d’Amour de Lorraine Sorlet, paru en octobre 2020 aux éditions Robert Laffont, 120 pages, 20,00€
Les Amours d’Agathe Sorlet, paru en octobre 2020 aux éditions Robert Laffont, 120 pages, 20,00€

Les amis de mon amie Carla de Stéphane Kiehl

L’héroïne de cet album est une petite fille dont on ne connaît pas le prénom. Sa meilleure amie, c’est Carla, un adorable chien-saucisse. Et les amis de Carla, ce sont des chiens de toutes races , il y a Elton, le berger suisse que Carla admire, Rocky le chihuahua qui veut faire la course ou Pako et Nao les deux carlins aux manteaux colorés. Si vous aimez les chiens, vous allez être servis ! Il y a les grands, les petits, les unis et les bicolores, ceux à poils courts et à poils longs, les gentils et les hargneux. Un album aux illustrations colorées, aux jolis décors et surtout, l’amour d’une petite fille à sa chienne (et vice-versa !). C’est beau, tendre et plein d’humour !

Les amis de mon amie Carla de Stéphane Kiehl, paru en octobre 2020 aux éditions Grasset jeunesse, 64 pages, 16,00€

Quelles ont été vos découvertes du mois ?

Les chroniques de juin

Nous voici à l’été et si le beau temps n’est pas très présent, la littérature permet heureusement de s’évader et nous donne un bon goût de vacances. Je vous laisse découvrir mes lectures du mois :

Lettres de Washington Square de Anne Icart

L’histoire se déroule dans les années 1980, Zélie, étudiante, se rend au chevet de Tine, sa grand-tante qu’elle considère comme sa grand-mère. Le lien entre les deux femmes est très fort. Et pour cause, la sœur jumelle de Tine, est morte en couches et c’est donc Tine qui a élevé l’enfant, Michel et plus tard, Zélie, la fille de Michel. Peu après le décès de Tine, Zélie met de l’ordre dans sa maison et découvre des centaines de lettres cachetées qui proviennent de son grand-père paternel, celui qui est parti aux États-Unis et que Michel n’a jamais connu. Voici un émouvant roman épistolaire qui met en scène des personnages hauts en couleur. J’ai adoré suivre Zélie en quête de vérité et Baptiste, ce père qui n’a jamais cessé d’écrire à son fils. Un hommage à tous ceux qui ont migré vers l’Amérique dans l’espoir d’une vie meilleure.

Lettres de Washington Square de Anne Icart, paru en février 2020 aux éditions Robert Laffont, 312 pages, 19,00€

Cette fois peut-être de Kasie West

Sophie est une adolescente qui rêve d’intégrer une école de stylisme à New York. Afin de réaliser ce rêve, elle travaille les week-end chez une fleuriste spécialisée dans l’événementiel. Lors de l’une des festivités de la ville, elle rencontre Andrew, récemment arrivé dans la région. Et immédiatement, elle le déteste. Mais Andrew n’a pas dit son dernier mot ! Ce roman s’écoule sur une année et se divise en chapitres, chacun mettant en scène un événement. J’ai eu un peu de mal à m’attacher à Sophie, je l’ai trouvée souvent trop dure envers les autres dont sa mère. J’aurais également souhaité trouver un peu plus de romance dans ce titre. Si j’ai énoncé quelques points négatifs, j’ai passé un très bon moment de lecture, à la fois divertissante et rafraîchissante !

Cette fois peut-être de Kasie West, paru en juin 2020 aux éditions Hugo & Cie, 333 pages, 17,00€

Son espionne royale et la partie de chasse (tome 3) de Rhys Bowen

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Dans ce nouvel opus des aventures de Georgiana, nous suivons notre héroïne en Écosse pour des vacances explosives. Et pour cause, la famille Royale est menacée. Par qui et pour quelle raison ? Georgie va mener l’enquête ! J’ai aimé découvrir l’Ecosse et le fameux château de Rannoch. J’ai adoré beaucoup de choses : les personnages en premier lieu : celui de Georgie, drôle et perspicace, le séduisant et énigmatique Darcy, le grand-père de Georgie toujours aussi attachant et attentionné. Les scènes sont souvent humoristiques, notamment l’association de Georgie et sa désagréable belle-soeur qui préparent un plan pour que les invités américains quittent rapidement le château de Rannoch ! Plus j’avance dans la série et plus j’adhère. Laissez-vous tenter !

Son espionne royale et la partie de chasse (tome 3) de Rhys Bowen, paru en janvier 2020 aux éditions Robert Laffont, 360 pages, 14,90€

Holiday de T. M. Logan

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Que se passe-t-il quand quatre amies de longue date se retrouvent dans une luxueuse villa française pour passer une semaine et célébrer leur quarante ans avec leurs familles ? Indice : les vacances de rêve vont virer au cauchemar ! Nous suivons Kate, l’une des quatre femmes qui, le premier jour, découvre que son mari entretien une liaison avec l’une de ses trois amies, mais laquelle ? Il faut dire que chacun semble avoir des petits secrets. Entre mensonges, cachotteries et paranoïa, on ne risque pas de s’ennuyer ! Impossible pour moi de découvrir la fin, l’intrigue est très bien ficelée et on soupçonne, tour à tour, tous les personnages. Holiday est le thriller addictif de l’été !

Holiday de T. M. Logan, paru en juin 2020 aux éditions Hugo & Cie, 459 pages, 19,95€

Ma chérie de Laurence Peyrin

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Je suis amoureuse des histoires de Laurence Peyrin, qui mettent en avant des femmes incroyables à des époques différentes. Ma chérie est l’histoire de Gloria, qui a quitté sa ville natale et sa famille modeste pour une vie dorée à Miami. Dix ans plus tard, Gloria vient de souffler sa trentième bougie lorsqu’elle perd tout ce qu’elle a et est contrainte de retourner vivre chez ses parents. Nous sommes en plein cœur des années 1960. Dans le bus du retour, Gloria rencontre Marcus, un afro-américain qui lui demande l’autorisation de s’assoir à côté d’elle. Ma chérie est un très beau roman sur la ségrégation, la différence, l’amour, l’amitié, les apparences mais aussi sur la famille ou sur l’après-guerre. La plume de Laurence Peyrin est sublime, elle nous emmène avec elle pour un beau voyage.

Ma chérie de Laurence Peyrin, paru en mai 2020 aux éditions Pocket, 288 pages, 6,95€

Et du côté de la littérature jeunesse :

Bébé Loup : Les objets de la maison

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Finis les albums encombrants, découvrez les imagiers de la série Bébé Loup dans un petit format léger à emmener partout ! En effet, l’album est relié à une attache en tissu épais que l’on peut accrocher à la poussette grâce à un scratch. Un système pratique qui permettra d’occuper les bébés, dès l’âge de 6 mois en balade. Vous apprécierez également les jolies couleurs vives et l’adorable Bébé Loup !

Bébé Loup : les objets de la maison de Emiri Hayashi, paru en janvier 2020 aux éditions Nathan, 10 pages, 6,95€

Ma magie à moi

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Dans cet album, on rencontre un petit garçon magicien. Sa magie, c’est le soleil qui se lève, la vache qui produit du lait, le chat qui ronronne sur le tapis. Dans ce titre, nous visualisons le monde à travers les yeux d’un tout-petit et nous ressentons ses émotions. Les illustrations sont belles et douces. Une histoire pleine de poésie !

Ma magie à moi de Gaia Guasti et Simona Mulazzani, paru en janvier 2020 aux éditions Nathan, 32 pages, 12,95€

Papa attend bébé

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Papa attend bébé est, comme son nom l’indique, un titre sur la grossesse à travers les yeux d’un futur papa. Si son ventre à lui reste évidemment plat et sans aucun bruit, il vit aussi la grossesse à sa façon. Notre narrateur fait du sport pour rester en forme, imagine tout un tas d’histoires à raconter à son enfant, essaye d’imaginer les traits de son enfant et prépare son arrivée. Il est à la fois angoissé et impatient à la perspective de ce grand chamboulement. Les illustrations sont belles, parfois abstraites et surtout, colorées. Un très bel album sur un événement qui change la vie !

Papa attend bébé de Frédérique Loew et Barroux, paru en avril 2020 aux éditions Mango, 64 pages, 14,50€

Les chroniques de mai

En mai, fais ce qu’il te plaît… ou presque ! Ce mois a rimé avec détente, des lectures divertissantes sous le soleil. Voici mes recommandations :

L’art d’échouer d’Elizabeth Day

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J’ai découvert Elizabeth Day avec le roman L’invitation que j’avais adoré. Aujourd’hui, elle nous présente une non-fiction inspirée de son podcast How to fail qui a rencontré un vif succès au Royaume-Uni. L’Art d’échouer contient des chapitres thématiques : l’école, l’amitié, l’amour, le mariage etc.. On se retrouve fréquemment dans ce texte, on a tous un jour ou l’autre, été confronté à l’échec. Elizabeth Day nous montre que l’échec n’est pas une fatalité mais certainement l’occasion d’apprendre et de rebondir. Un titre teinté d’humour qui fait réfléchir sur notre rapport à l’échec, à l’heure où la réussite est si fièrement exhibée sur les réseaux sociaux.

L’art d’échouer d’Elizabeth Day, paru en mars 2020 aux éditions Belfond, 336 pages, 21,90€

Son espionne royale et le mystère bavarois (tome 2) de Rhys Bowen

Nous retrouvons Lady Georgiana, Georgie pour les intimes, dans les Londres des années 1930. Toujours aussi fauchée, la jeune femme se voit en plus confier une mission par la Reine. Celle-ci demande à Georgie d’accueillir la Princesse de Bavière, Hannelore, dans le but que son fils, le Prince de Galles en tombe amoureux. Pas facile d’héberger une jeune fille de dix-huit ans qui ne pense qu’à s’amuser et n’a pas la langue dans sa poche ! Un deuxième tome qui m’a davantage convaincue que le précédent. j’ai aimé les personnages, surtout le grand-père Cockney de Georgiana, sa meilleure amie Belinda et l’irrésistible et mystérieux Darcy. De l’amour, du mystère et de l’humour, un cocktail idéal pour passer un bon moment !

Son espionne royale et le mystère bavarois (tome 2) de Rhys Bowen, paru en juin 2019 aux éditions Robert Laffont, 384 pages, 14,90€

Ciao Bella de Serena Giuliano

Anna est une jeune femme qui entreprend une thérapie pour l’aider à surmonter ses innombrables phobies. Ses peurs en tous genres la paralysent et l’empêchent de vivre normalement : peur d’attraper une maladie, peur de perdre un proche, peur de prendre l’autoroute, peur de la foule, peur des restes de nourriture qui stagnent dans l’évier… Un rien la déstabilise ! Heureusement, sa psychologue, Lizzie va l’accompagner durant plusieurs années, l’aider à comprendre l’origine de ses angoisses et lui donner les clés pour avancer. Ciao Bella est un roman à la fois drôle et rafraîchissant. Anna est une jeune femme à l’humour débordant dont on aime suivre les aventures. Un titre aussi savoureux qu’une bonne pizza !

Ciao Bella de Serena Giuliano, paru en mars 2020 aux éditions Pocket, 272 pages, 6,95€

Les Détectives du Yorkshire tome 5 : Rendez-vous avec le danger de Julia Chapman

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Samson et Delilah s’unissent pour résoudre une nouvelle affaire mêlant décès suspect à des vols de bestiaux qui sévissent à Bruncliffe et alentours. Si le tome précédent était un peu trop calme, ce cinquième opus est rempli d’action ! On ne s’ennuie pas une seule seconde avec cette intrigue aux multiples facettes. J’aime toujours autant les personnages principaux et secondaires sans oublier ce village terriblement cosy. Notre duo ne manque pas d’idées pour démasquer le ou les coupables. J’ai pris un grand plaisir à suivre leurs aventures. Une série formidable. Je n’ai qu’une hâte : lire la suite !

Les Détectives du Yorkshire tome 5 : Rendez-vous avec le danger de Julia Chapman, paru en novembre 2019 aux éditions Robert Laffont, 456 pages, 14,90€

Et du côté de la littérature jeunesse :

Kididoc : Mon imagier des 5 sens

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Mon imagier des 5 sens fait partie de la collection Kididoc adressée aux petits, dès l’âge de 6 mois. Sous forme carrée et cartonnée, ce petit album s’emporte partout et est ultra-résistant. Cet imagier s’intéresse aux 5 sens et est très ludique. Parents et enfants peuvent s’amuser grâce à un système de tirettes et de questions-réponses. Un classique qui permettra aux tout-petits d’apprendre de nouveaux mots.

Kididoc : Mon imagier des 5 sens de Nathalie Choux, paru en janvier 2020 aux éditions Nathan, 10 pages, 8,40€

Laissez-moi tranquille…

Leyla est un bébé babouin qui a des parents, mais aussi 9 tantes et 23 cousins. Tous lui font des câlins, des bisous et très vite, Leyla a besoin de s’isoler, d’être tranquille pour se reposer. Un album et des illustrations très douces, on apprécie l’univers sauvage de ces babouins hamadryas. Ce titre fait réfléchir sur les temps calmes, le fait de prendre son temps dans un monde où tout va (trop) vite. Et aussi, le plaisir de partir et de se retrouver !

Laissez-moi tranquille… de Galia Bernstein, paru en août 2019 aux éditions Nathan, 32 pages, 11,90€

Mia contre le Monstre Terrible

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Mia se balade dans la forêt, accompagnée de son chat Grochat. Ils jouent avec les feuilles, sautent dans les flaques et saluent les animaux : hérisson, renard, lapins ou encore souris. Soudain, ils tombent sur un Monstre Terrible, bien décidé à préparer une soupe à base d’animaux de la forêt. Mia et Grochat vont devoir redoubler d’ingéniosité pour déjouer le plan du Monstre. Un album très drôle mettant en scène une petite fille qui n’a décidément peur de rien. Les illustrations très colorées sont superbes ! Une chose est sûre, ce livre va beaucoup amuser les petits, dès l’âge de 3 ans !

Mia contre le Monstre Terrible de Nadia Shireen, paru en juillet 2019 aux éditions Nathan, 32 pages, 11,90€

Quelles sont les lectures que vous me conseillez ?